Le Bouscat avec Nicolas Sarkozy !

Comité de soutien local de l'Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy

04 avril 2007

Sarkozy souligne la "cohérence" de son projet économique

ANNE ROVAN et BÉATRICE TAUPIN.

Publié le 03 avril 2007

Actualisé le 03 avril 2007 : 09h14

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Sarkozy souligne la cohérence de son projet économique

 

TVA sociale, bouclier fiscal, baisse des prélèvements obligatoires, franchise... Le candidat UMP a inscrit ses engagements dans une logique «volontariste» de croissance.

Marier emploi et politique économique. Nicolas Sarkozy souhaite redistribuer les missions entre les ministères. Il propose de créer un ministère de l'Emploi, de la Croissance et de la Stratégie économique qui s'engagerait « sur les performances économiques de la France ». Ainsi qu'un ministère des Affaires financières englobant les comptes de l'État et de la Sécu, et « chargé de la réduction des déficits ».

Procédure budgétaire. « Je ne veux plus que les ministres aillent quémander chaque détail de leur budget à Bercy. Je veux qu'on leur donne une enveloppe et qu'on leur demande de s'y tenir », a expliqué le candidat, qui juge « trop lourde » l'actuelle procédure budgétaire. Le ministre des Affaires financières défendrait le projet de loi de finances au Parlement. Et les ministres seraient jugés sur « leur capacité à mener des politiques publiques » et ne rendraient de comptes qu'une fois leur budget exécuté.

Prélèvements obligatoires. Ils baisseraient de 4 points en dix ans. « Je le confirme », a indiqué le candidat à propos de cet objectif rappelé dimanche, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. D'ailleurs, « un quart du chemin » sera fait dès cette année, a-t-il ajouté. « Les mesures fiscales constitutives d'un choc en faveur du travail, que je soumettrai au Parlement lors de la session extraordinaire d'été, représentent à elles seules 15 milliards d'euros sur les 68 milliards que je veux rendre aux Français. » Estimant qu'il ne sera « pas jugé » sur le niveau des déficits à la fin décembre 2007 mais « à la fin du quinquennat », le candidat souhaite que seules les dépenses d'in­vestissement puissent être financées par déficit. Cette disposition sera inscrite dans la loi organique sur les lois de finances (Lolf) en vigueur depuis 2006 que le candidat a qualifiée de « très bon texte ».

Fiscalité et TVA sociale. Le candidat, qui souhaite « réduire ou changer » les prélèvements qui frappent le travail, veut créer un bouclier fiscal à 50 % intégrant la CSG et la CRDS et propose de déduire de l'ISF les investissements directs au capital des PME. Il veut expérimenter la TVA sociale en transférant une partie des cotisations sur la TVA. « Environ un tiers de la baisse de cotisations pourrait être réalloué à l'augmentation du pouvoir d'a­chat... par le biais de franchise de charges sur tous les salaires. »

Santé. Pour « que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé », Nicolas Sarkozy estime que le bon moyen, c'est la franchise. Ou plutôt « les franchises », puisqu'il en suggère quatre : « Les premiers euros an­nuels (de dépenses) sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, sur les visites à domicile et même sur l'hospitalisation » feraient l'objet d'un « compte annuel » et ne seraient pas remboursés par la Sécu. Un système qu'il préfère au forfait par boîte de médicament, proposé par certains et qui pénaliserait, selon lui, « les plus malades ». Nicolas Sarkozy est partisan que ces franchises portent sur chaque assuré et non pas sur la famille et qu'elles ne soient pas remboursées par les assurances complémentaires. Mais il laisse la porte ouverte à la négociation avec les partenaires sociaux « tout de suite, dès l'été ». Même chose pour d'éventuelles exonérations - en février, il avait cité les enfants et les allocataires du minimum vieillesse. Alors qu'il estime que les « dépenses de santé continueront à augmenter, mais qu'il n'est plus possible d'augmenter les cotisations ou la CSG », ces franchises débattues chaque année au Parlement seraient la variable d'ajustement : « Si l'assurance-maladie est équilibrée, on baisse la franchise, si elle ne l'est pas, on l'augmente. » Or, le déficit maladie est prévu à 3,9 milliards fin 2007 après 5,9 milliards fin 2006.

Contrat de travail. Nicolas Sarkozy tient au contrat unique pour répondre aux « effets de seuils entre le CDI, qui n'est pas le paradis, et le CDD, qui n'est pas l'enfer », mais l'intérim et « probablement le contrat de mission » subsisteraient. Les contours du nouveau contrat seront discutés avec les partenaires sociaux, mais le candidat UMP a mis deux éléments nouveaux dans la balance : la séparation par consentement mutuel chère au Medef et la motivation du licenciement chère aux syndicats puisqu'il « ne croit pas à la possibilité durablement de licencier quelqu'un sans lui dire pourquoi ». Ce qui est le cas du CNE pendant deux ans, une durée que les syndicats contestent.

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30 mars 2007

Sarkozy formule son projet avec prudence

BÉATRICE TAUPIN.

Publié le 30 mars 2007

Actualisé le 30 mars 2007 : 08h19

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Sarkozy formule son projet avec prudence

 

Le candidat UMP énonce ses engagements dans une plaquette distribuée à huit millions d'exemplaires.

« JE VEUX être le président de la République qui réformera la France... Notre pays a besoin de changements profonds. » C'est sur cette profession de foi, en ligne sur son site depuis hier, que s'ouvre la plaquette de Nicolas Sarkozy, distribuée à 8 millions d'exemplaires, et qui fixe ses grands engagements déclinés en 15 chapitres. « La réhabilitation du travail est au coeur de mon projet », écrit-il en préambule de ce document - « Mon projet pour la France » - où il reprend les propositions égrenées au long de ses discours. Parfois avec davantage de précisions, parfois de façon beaucoup plus floue.

Ainsi nulle référence à la baisse très commentée de quatre points en dix ans des prélèvements obligatoires, et pas davantage au bouclier ­fiscal de 50 %. « Je n'augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser », écrit-il en mentionnant aussi l'objectif de « réduire la dette et le déficit ». Nulle référence précise non plus au nombre de fonctionnaires, même si l'engagement de « ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux » est en revanche repris dans un entretien à L'Express hier. Dans ce même entretien, le candidat UMP indique aussi qu'il lancera « une expérimentation de TVA sociale » et confirme la ­création d'une « franchise » sur les dépenses d'assurance-maladie, oubliée dans le projet officiel, où il se contente de marquer sa volonté que « chacun se sente responsable du financement de notre système de ­santé ».

Prudence aussi sur le service public de l'emploi : « L'ANPE, l'Une­dic, les maisons de l'emploi seront réunies en un seul service public », est-il écrit, ce qui n'implique pas ­forcément la « fusion » que rejettent les partenaires sociaux. Entre la plaquette de campagne et l'entretien à L'Express, voici les grands points du projet économique et social.

Modernisation du dialogue social : liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles, représentativité des syndicats déterminée en fonction des résultats aux élections, vote à bulletin secret au bout de huit jours de grève, et « loi sur le service minimum garanti » en cas de grève. Dans L'Express, Sarkozy laisse la porte ouverte à « une solution contractuelle, sans passer par la loi ».

Objectif 5 % de chômage en 2012 : au-delà des mesures concrètes - pas d'impôt sur les jobs étudiants, cumul emploi-retraite -, le projet souligne la nécessité de changer de politique économique pour investir massivement sur la formation, l'innovation et la recherche, rapprocher « la fiscalité des entre­prises de la moyenne européenne, et réduire la fiscalité qui pèse sur le ­travail ».

Réhabiliter le travail : le projet confirme le contrat unique pour les nouveaux embauchés « plus souple pour les entreprises, plus sécurisant pour les salariés ». Il reprend le contrat Borloo en expérimentation pour les licenciés économiques avec transfert de leur contrat de travail au service de l'emploi et garantie de « 90 % de la rémunération antérieure aussi longtemps que nécessaire, pour suivre une formation qualifiante, trouver un nouvel emploi... Mais, il ne sera plus possible de refuser deux emplois sans justification ». Le candidat qui veut une « démocratie irréprochable » précise dans L'Express qu'il veut « rendre illégaux les parachutes dorés ».

Pouvoir d'achat : « Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt »... La conférence en juin sur l'égalité salariale et professionnelle est confirmée, de même que la revalorisation des petites retraites et la hausse de 25 % du minimum vieillesse financées grâce à « la réforme des régimes spéciaux ».

Logement et famille : pour les locataires, suppression de l'obligation de caution et du dépôt de garantie ; pour les propriétaires, déduction de l'impôt des intérêts de l'emprunt - « Probablement à partir de juillet », précise-t-il dans L'Ex­press et « y compris sur les intérêts à courir des emprunts déjà contractés »  - et crédit d'impôt pour ceux qui ne paient pas d'impôt. Le projet Sarkozy confirme enfin les allocations familiales « dès le premier enfant », des droits de retraite « à ceux qui se consacrent à leurs enfants ou s'occupent d'une personne handicapée » et la suppression des droits de donation et de succession sauf pour « les plus riches ».

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25 février 2007

Sarkozy s'explique sur la discrimination positive

NOUVELOBS.COM | 24.02.2007 | 18:43

"Je veux la discrimination positive à la française, parce que malheureusement il y a des discriminations négatives, du racisme, des inégalités", déclare le candidat UMP.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé vendredi 23 février, à Perpignan, la nécessité de la "discrimination positive" dans le respect des valeurs de la France.
Le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a répondu pendant une heure aux questions d'une cinquantaine de jeunes issus de l'immigration, à la façon d'un débat participatif comme les aime sa rivale Ségolène Royal.
"Refaire un quartier c'est bien, mais si on ne donne pas une formation à ceux qui y vivent, on se retrouvera dans la même situation", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je veux un plan national qui offre à chaque jeune de quartier une formation qualifiante d'un an pour qu'il puisse déboucher sur un travail".

"Un voyou est un voyou"

Quand une jeune fille se risque à demander simplement "un traitement égal, nous sommes Français, comme les autres", le candidat répond: "Je veux la discrimination positive à la française, parce que malheureusement il y a des discriminations négatives, du racisme, des inégalités".
"C'était une décision lourde de sens que de choisir (comme) porte-parole, une femme qui n'avait pas d'expérience et dont le prénom est Rachida (Dati). Cela veut dire à la France que la France est diverse et qu'il ne faut pas avoir peur de cette diversité".
Interrogé une nouvelle fois sur l'utilisation du mot racaille, Nicolas Sarkozy explique : "C'est une femme maghrébine qui me le dit. Il y a assez de faire le procès sur cette histoire. Un voyou est un voyou, quelle que soit la couleur de sa peau. Je pense avoir fait assez pour l'Islam de France pour pouvoir dire un certain nombre de choses sans être taxé d'islamophobe".

"En France, on ne veut pas de la polygamie"

Comme un participant souligne "les aspects contradictoires" du ministre-candidat "bâtisseur de l'Islam en France", mais qui déclare aussi "la France aimez-la ou quittez-la", Nicolas Sarkozy répond : "Quand on habite en France (...) on ne choisit pas le sexe de son médecin quand on va à l'hôpital faire soigner sa femme. Je respecte le choix personnel du voile, mais au guichet de l'administration, sur la carte d'identité, ou à l'école, on est tête nue. En France, on ne veut pas de la polygamie, des grands frères qui imposent à leurs sœurs une tenue (...) on ne veut pas de jeunes femmes qu'on tient enfermées dans un appartement pour leur imposer un mari".

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17 février 2007

Sarkozy évalue son projet à 32 milliards d'euros sur 5 ans Reuters

LE NOUVEL OBS. vendredi 16 février 2007, mis à jour à 16:33

Les mesures prioritaires du projet de Nicolas Sarkozy sont évaluées à 32 milliards d'euros sur cinq ans et permettront d'atteindre les objectifs de finances publiques, ont affirmé vendredi ses porte-parole.

Tandis que le débat sur le financement des projets présidentiels prend de l'ampleur, Rachida Dati et Xavier Bertrand détaillent dans un communiqué les dépenses nouvelles prévues par le candidat de l'UMP.

Ils assurent qu'elle seront "intégralement financées par une révision générale" des budgets permettant de "redéployer les dépenses inutiles vers les dépenses utiles" et qu'elles "ne creuseront pas le déficit public."

"A la différence de tous les projets politiques antérieurs, le projet de Nicolas Sarkozy se fixe en effet explicitement l'objectif de ramener la dette publique à 60% du PIB en 2012 par rapport à son niveau attendu en 2007 et le déficit public à moins d'1,5% du PIB en 2012", écrivent-ils.

Le Monde avait auparavant affirmé que l'UMP voulait "raboter" les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage et ramener la dette au-dessous de 60% du produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2012.

Selon le quotidien, une cellule "d'ajustement" s'est réunie jeudi sous la houlette de François Fillon, conseiller du candidat de l'UMP, pour étudier comment il serait possible de limiter effectivement à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles.

"DANS L'IMPROVISATION"

L'équipe composée de Pierre Méhaignerie, président de la commission des Finances, du député Gilles Carrez, du sénateur Alain Lambert, ex-ministre du Budget, et de Christian Blanc, ex-apparenté UDF, aurait demandé que plusieurs propositions soient différées ou étalées dans le temps.

Toutefois, les quatre experts concernés ont apporté, dans un communiqué, "le démenti le plus formel" à cette information, affirmant que cette réunion n'avait pour objet que "de préparer la communication soulignant la pertinence du programme présenté par Nicolas Sarkozy."

Néanmoins, le Parti socialiste en a profité pour répliquer aux critiques de l'UMP sur le financement du programme de Ségolène Royal, assurant que la "crédibilité" est du côté de sa candidate face à un Nicolas Sarkozy "dans l'improvisation".

"La crédibilité n'est pas du côté qu'on croit : elle du côté du projet de Ségolène Royal, alors que du point de vue de Nicolas Sarkozy on est dans l'improvisation la plus totale", a déclaré à Reuters Gaëtan Gorce, secrétaire national à la Riposte du PS.

Dans leur mise au point, les porte-parole de Nicolas Sarkozy détaillent le financement du projet du candidat de l'UMP, qu'ils évaluent à 31,7 milliards d'euros exactement.

Il s'agit notamment de l'enseignement supérieur et de la recherche (9 Mds), de la mise en place d'études dirigées, du droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés et du plan d'urgence au profit de l'éducation prioritaire (2,6 Mds), de la création d'une cinquième branche de la protection sociale (3,5 Mds), du choc en faveur des revenus du travail par l'exonération des charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires (4,6 Mds).

Les porte-parole citent encore l'exonération des droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens (3 Mds), du bouclier fiscal à 50% et de la déduction d'ISF, dans la limite de 50.000 euros, de tout investissement direct dans le capital de PME ou donation à des fondations ou à des universités (3 Mds) ainsi que du crédit d'impôt environnement (1 Md), notamment.

D'autres mesures prioritaires n'ont pas été chiffrées "car elles sont d'ores et déjà gagées par des crédits existants", précisent-ils.

Ils ajoutent que la réduction des impôts de quatre points du PIB (68 Mds d'euros) permettra de ramener le taux français des prélèvements obligatoires (45,3%) dans la moyenne de l'Union européenne à 15 (41%).

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03 février 2007

LE PROJET EUROPEEN DE NICOLAS SARKOZY


Nicolas Sarkozy a toujours montré un profond engagement européen. Sa vision de l’Europe et de la politique européenne est une vision dynamique, emprunte de volontarisme et tournée vers l’avenir.

L'Europe désoriente une partie de nos compatriotes, alors qu'elle a été imaginée pour fixer un cap. L'Europe, c'est un comble, semble lointaine, comme peut-être jamais aussi lointaine, alors, et c'est un autre paradoxe, qu'elle na jamais été aussi présente dans notre quotidien. L'Europe, pire encore, pour certains de nos compatriotes apparaît comme une menace, alors que tout le projet Européen, des visionnaires, des bâtisseurs, était organisé autour de l'idée juste que l'union fait la force. 

  • Frontières de l’Europe – Adhésion de la Turquie

-          Il faut fixer dans un texte officiel le cadre géographique de l’Union Européenne, pour ne pas prendre le risque de diluer l'idée et le projet européens. Au sens propre l’Europe politique doit se définir des frontières territoriales ou alors elle disparaîtra pour ne devenir qu’une sous-région de l’ONU. L’Europe n’a pas vocation à accueillir tous les pays du monde, car le projet d’un élargissement sans limite c’est celui d’une Europe condamnée à n’être qu’un grand marché. 

-          Il convient donc de distinguer : d'une part les Etats dont la vocation à rejoindre l'Union ne fait pas question pour quiconque : Suisse, Norvège, Balkans, îles proches (Islande).Et d'autre part les Etats dont la vocation européenne ne va pas de soi ou qui sont des voisins sans être Européens. Pour ces pays de l'espace euro-asiatique et méditerranéen, la première de nos démarches doit être d'établir un partenariat privilégié avec eux. Nous devons travailler avec eux dans le respect de nos intérêts respectifs, mais sans concession sur nos valeurs.

  • Partenariat moteur

-          L'amitié avec l'Allemagne est fondatrice, et cette relation doit être préservée et confortée. Mais elle ne doit pas nous amener à oublier des liens historiques, culturels, économiques, profonds avec d'autres démocraties européennes 

-          Nous devons redécouvrir l'Espagne, qui est la grande réussite économique de l'Europe de ces 20 dernières années, nous avons beaucoup à faire ensemble. Nous devons également redécouvrir le Royaume Uni, dont le dynamisme est un moteur pour nos vieux pays, eux qui connaissent une croissance qui est tout simplement le double de celle que nous connaissons nous.

-          L'Europe à 25 nous obligera à repenser ce que doit être le noyau central et fédérateur de la construction européenne : les 5 plus grands pays d'Europe devront apprendre à travailler ensemble davantage pour entraîner, montrer le chemin et imaginer l'avenir.

  • Préférence communautaire

-          Dans l’idéal européen, les mots « préférence communautaire » ne sont pas tabous.

-          On a fait l’Europe pour renforcer nos solidarités afin de mieux défendre nos intérêts par rapport au reste du monde. C’est bien d’ailleurs ce que font toutes les grandes puissance du monde. Il faut renforcer cette préférence communautaire.

  • localisations – Dumping Fiscal

-          Dans l’Europe politique que nous allons construire la concurrence demeurera un élément central du développement économique. Mais si l‘Europe veut être fidèle à ses promesses et à son idéal, la concurrence se doit d’être loyale. Or, le dumping fiscal et social ce n’est pas une pratique loyale, c’est une pratique déloyale qui ne correspond en rien aux exigences de la civilisation européenne 

-          Pas un centime de subvention, nationale ou européenne, ne doit aller à une entreprise sans engagement par elle de ne pas délocaliser pour des raisons de dumping fiscal ou social. C'est le moins que l'on puisse exiger ! 

-          Il faut une harmonisation des fiscalités européennes.

  • Politique européenne de la recherche et de l’éducation

-          L’Europe peut et doit engager une politique communautaire en matière de recherche et d’innovation, car elle peut agir, dans ce domaine, avec un effet de levier. 

-          Dans la lignée d’Erasmus et du système LMD (licence, maîtrise, doctorat), l’Europe doit encourager la création d’universités européennes en réseau, fédérant dans leur sillage des laboratoires de recherche, des entreprises innovantes.

-          Elle doit mettre en place une agence européenne de la recherche qui finance des projets d’avenir.

  • Politique européenne de la défense et de sécurité

-          Nous devons aussi forger une véritable Défense européenne. L'OTAN reste un outil irremplaçable par sa puissance, qui nous garantit un lien fort avec nos alliés américains. Mais nous, les Européens, devons continuer de bâtir un instrument capable d'assurer la paix en Europe et de mener des actions de stabilisation hors d'Europe, dans tous les cas où nous décidons d'agir seuls. Il nous faut donc renforcer nos capacités communes de gestion de crise.

-          En matière de sécurité, il faut créer un Schengen de la lutte anti-terroriste et de la lutte contre la criminalité organisée : permettre aux pays qui le souhaitent de se regrouper dans un cadre spécifique, comme ce fut le cas pour Schengen, afin de mutualiser leurs informations, procéder à des enquêtes communes, harmoniser leurs procédures, traquer le terrorisme islamiste

  • Avenir des institutions : vers un traité simplifié ?

-          L’amélioration du fonctionnement des institutions actuelles doit se faire rapidement et via un « mini-traité » pour réaliser les réformes institutionnelles les plus urgentes 

-          Ce mini traité devrait reprendre les stipulations relatives à l’extension de la majorité qualifiée et de la codécision, notamment en matière judiciaire et pénale. 

-          Il devrait aussi reprendre les stipulations relatives au partage du pouvoir législatif entre Parlement et Conseil et à l’élection du Président de la Commission par le Parlement 

-          Il nous faut contrôler le respect du principe de subsidiarité, c'est-à-dire cette règle simple : l’Union n’a vocation à agir que lorsque son action est plus efficace, plus appropriée, que celle des Etats membres. 

-          La question de la présidence stable du Conseil européen ne fait plus débat : il faut privilégier une action à plus long terme et mettre fin à la présidence dite tournante (chaque 6 mois !)

-          Il y a ensuite la mise en place d’un Ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne. 

-          Deux autres séries de mesures ont fait l’objet d’un véritable consensus. Ce sont d'abord toutes celles qui concernent la démocratie participative au sein de l’Union, et plus particulièrement le droit d’initiative citoyenne, c’est-à-dire la possibilité donnée à un million de citoyens de demander à la Commission de faire des propositions dans tel ou tel domaine. Ce sont ensuite celles qui consacrent les coopérations renforcées.

-          Enfin, le fait de doter l’Union de la personnalité juridique lui permettra d’adhérer et de siéger en tant qu’ensemble politique dans un certain nombre d’organisations.

Tout ceci peut être repris dans un mini traité, qui pourrait être négocié rapidement puisqu’il s’agirait de reprendre essentiellement les dispositions longuement travaillées au sein de la Convention européenne sans rouvrir les débats politiques sur lesquels un compromis avait été trouvé.
Ce mini traité, modifiant les traités de Nice et d’Amsterdam, pourra, comme eux, être soumis à la ratification du Parlement. Notre objectif devrait être de lancer son élaboration sous présidence allemande, en 2007, et d’achever les ratifications sous présidence française, en 2008, de manière à l’appliquer dès les prochaines élections européennes, à partir de 2009.



LES FICHES THEMATIQUES DE L’ASSOCIATION NATIONALE DES AMIS DE NICOLAS SARKOZY

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01 février 2007

Sarkozy: projet économique et social

Le porte-parole de Nicolas Sarkozy précise pour "La Tribune" le projet économique et social du candidat de l'UMP

- Le porte-parole du candidat de l'UMP et ministre de la Santé, Xavier Bertrand - AFP - Dominique Faget -
Le porte-parole du candidat de l'UMP et ministre de la Santé, Xavier Bertrand - AFP - Dominique Faget

Xavier Bertrand, actuel ministre de la Santé, y détaille notamment les projets en matière de fiscalité, de contrat de travail, de droit de grève et de franchise de soins.

Il évoque aussi l'ISF et les problèmes liés à la retraite, notamment celui ô combien sensible des régimes spéciaux.

-La retraite
"L'idée maîtresse demeure la souplesse. La retraite reste et restera à 60 ans. En clair, si à 60 ans on estime que l'on a une retraite suffisante, on pourra partir à 60 ans. Si on estime, parce qu'on aura cotisé pour soi-même, pouvoir partir avant, ce sera le choix de chacun".

Xavier Bertrand n'aborde pas la question du financement de la retraite par capitalisation.

-Les régimes spéciaux de retraite
"C'est nous qui avons mis la fonction publique et le régime général sur un pied d'égalité [avec la loi Fillon]. C'est désormais aux régimes spéciaux d'aller dans le même sens", explique-t-il.

On n'en remarquera pas moins la grande prudence du porte-parole-ministre sur la question. "Quand nous observons ce qui a été fait, en particulier à la Banque de France, nous constatons qu'il n'est pas impossible de faire bouger les régimes spéciaux, et nous pouvons être optimiste", estime-t-il. "Des discussions existent déjà dans d'autres régimes spéciaux. Sur les modalités précises, il leur appartiendra de voir", ajoute-t-il.

-Le financement des retraites et de la dépendance
Xavier Bertrand confirme la volonté de l'UMP de créer une cinquième caisse de Sécurité sociale pour financer les problèmes liés à la dépendance. Il déclare que "les collectivités locales, notamment les départements" doivent être "partie intégrante du nouveau système et de sa gouvernance".

Concernant le financement proprement dit, il évoque "l'élargissement de l'assiette sur la consommation, avec examen attentif de ce qui se fait en Allemagne". Dans ce pays, la TVA a été augmenté de 3 % (à 19 %) au 1er janvier 2007. "L'objectif numéro 1 doit être la baisse des charges pesant sur le travail et l'effort", précise Xavier Bertrand.

-Le "bouclier fiscal"
"Notre objectif est d'abaisser à 50 % le bouclier fiscal, en intégrant la CSG et la CRDS", explique le porte-parole.

Le dispositif du "bouclier fiscal" a été institué par la loi de finances de l'an dernier: celle-ci stipule que les impôts sont plafonnés à 60 % des revenus du contribuable. "En fait, la somme correspondant à l'addition de l'impôt sur le revenu, des impôts locaux applicables à l'habitation principale et de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) ne doit pas dépasser 60 % de son revenu de l'année précédente", précise le site internet des "Echos".

"L'idée commence à passer qu'il n'est pas concevable que les Français travaillent plus d'un jour sur deux pour l'Etat et qu'il est normal de garder la moitié du fruit de son travail", explique Xavier Bertrand. Selon lui, "ne pas aller au-delà de 50 % de taxation du revenu ne fait pas perdre des recettes fiscales, mais génère d'autres rentrées économiques et fiscales".

-L'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
Xavier Bertrand confirme que Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de supprimer l'ISF. "Il est nécessaire aujourd'hui de conserver, avec l'ISF, le principe de solidarité". Mais il ajoute: "par contre, nous voulons éviter qu'il y ait de nouvelles fuites de talents et nous souhaitons faire revenir en France ceux qui investissent dans les PME".  "D'où notre proposition de déduire de l'ISF jusqu'à 50.000 euros lorsqu'ils sont investis dans des PME qui continuent de rencontrer des difficultés d'accès aux capitaux nécessaires au financement de leurs projets", précise le ministre de la Santé.

-Le contrat de travail unique
"Le contrat de travail unique s'appliquera à toutes les nouvelles embauches et ne modifiera pas la situation des Français qui sont aujourd'hui déjà embauchés en CDI", précise le porte-parole.

Ce contrat s'inspirera-t-il du "contrat nouvel embauche" (CNE), mis en place par le gouvernement Villepin ? Xavier Bertrand observe que celui-ci a permis "240.000 créations d'emplois". "Mais il a aussi des défauts comme l'absence de motivation de la rupture du contrat et une période d'essai bien trop longue" (deux ans), ajoute-t-il. 

Le "contrat unique" s'inspire du "modèle danois". "L'idée est d'avoir un contrat de travail qui offre davantage de sécurité aux salariés, avec des droits sociaux qui progressent au fil des mois, et davantage de souplesse pour les entreprises", explique Xavier Bertrand sans plus de détails. Il précise seulement que "nous sommes à la recherche de méthodes et d'outils nouveaux" et que "cela fera l'objet d'une vraie négociation avec les partenaires sociaux".

-Le service minimum et la réforme du droit de grève
Xavier Bertrand confirme l'instauration d'un service minimum dans les transports au mois de juin 2007 si Nicolas Sarkozy est élu.

Il confirme par ailleurs une réforme du droit de grève imposant un vote au bout de huit jours d'arrêt de travail. "La grève se poursuivra si une majorité y est favorable", précise-t-il. Les nouvelles règles "s'appliqueront dans les entreprises en charge d'un service public, dans les universités et dans les administrations". Et d'ajouter: "sur ce sujet, comme sur le service minimum, nous sommes décidés à avancer vite et bien, en concertation avec les organisations syndicales".

-Franchise sur la consommation de soins
"La franchise concernera l'ensemble des actes et ne sera pas remboursée par les complémentaires", explique le porte-parole de Nicolas Sarkozy. Il précise que "le montant n'est pas encore fixé aujourd'hui, car nous voulons prendre en compte la part des enfants, des ménages les plus modestes, notamment les bénéficiaires du minimum vieillesse". La franchise "sera mise en oeuvre de façon à ne pas pénaliser les plus malades", ajoute-t-il.

Xavier Bertrand affiche par ailleurs deux priorités. Celles-ci "viseront à prendre beaucoup mieux en charge de nouveaux actes de prévention, et d'améliorer les remboursements de l'optique, du dentaire et des prothèses auditives".

"Nous veillerons à ce que les dépenses de santé soient mieux prises en charge", assure le porte-parole. "Par exemple, nous renforcerons et nous étendrons les dispositifs d'aide à l'acquisition d'une bonne couverture complémentaire", précise-t-il

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