29 avril 2007
Enfin le vrai débat !
Le second tour se doit de clarifier les enjeux, de marquer les différences en renforçant les choix libéraux.
Avec plus de 30 % des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, la réussite de Nicolas Sarkozy est spectaculaire. Non seulement il a réussi à rassembler très largement la droite autour de sa candidature, mais il est encore parvenu à dérober à Jean-Marie Le Pen une part importante de ses électeurs. Sans doute aussi a-t-il réussi -et cela recoupe partiellement les électeurs de Le Pen- à mordre sur tout un pan de l'électorat populaire. Certes cette reconquête s'est faite au détriment des idées libérales, par l’adoption de postures, de propositions fleurant bon le simplisme et le protectionnisme.
Mais l’efficacité est là. Nicolas Sarkozy a su prendre le vent d’une opinion populaire, désorientée et inquiète, à la recherche d’ordre, de sécurité et d’espoir. Comme l'a montré une récente enquête qualitative (on laisse un échantillon d'électeurs exprimer librement leurs pensées), l'électorat de Nicolas Sarkozy dessine plus un besoin de remise en ordre de la France qu'un appétit de mise en mouvement des Français. La France «sarkozyste» qu'ils décrivent est celle où les travailleurs travaillent, la police police, les fonctionnaires fonctionnent, les étudiants étudient, les transports transportent, les rues sont calmes et les syndicats bien élevés...
Tout au long de la campagne du premier tour, nous avons déploré l'absence d'une vraie pédagogie de la modernité, le flou de propositions sans cohérence d'ensemble. Nous avons craint que sur de telles bases, les lendemains d'élections ne déchantent par la confrontation des promesses au choc des réalités (voir «Et après ?»). Mais, de même qu’on juge un arbre à ses fruits, les résultats du premier tour marquent un succès. La mobilisation massive des électeurs, le souvenir du 22 avril 2002, rejette aux marges les extrêmes et redonne une large majorité aux partis de gouvernement UMP - PS - UDF.
Ces résultats constituent un socle sur lequel, dans une confrontation avec la candidate du parti socialiste, un vrai débat peut se nouer, forçant les candidats à préciser et à articuler leurs propositions.
L'enjeu est de taille. Le prochain président de la république, fort des résultats du premier tour, amplifiés par l'élan d'un second tour de rassemblement autour de choix clairs, disposera d'une forte légitimité et d'un mandat pour moderniser la France.
D'une certaine façon, la percée de Bayrou et sa volonté de maintenir son indépendance peuvent y contribuer. En effet, face à l'heureux effondrement de l'extrême gauche (et notamment des candidats du camp « antilibéral », les derniers espoirs du parti socialiste passent par la séduction de ce nouveau centre. En clair, cette situation force le parti socialiste à prendre un virage social-démocrate, voire social libéral à la Tony Blair. Voilà qui pourrait décomplexer la droite, atténuer ses tentations protectionnistes, renforcer des choix libéraux.
Certes il est sans doute bien tard pour développer de nouvelles analyses, mettre en selle des propositions de réformes plus audacieuses et plus modernes. Mais, quoi qu'il en soit, les débats du second tour ne peuvent que clarifier les enjeux, préciser les orientations, dégager les cohérences des politiques proposées et marquer les différences. C'est en tout cas notre part d'espoir.
Alain Madelin |
Plus des deux tiers des députés UDF ont choisi Sarkozy
Quelque 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient pour le candidat de l'UMP au second tour. L'ancien banquier Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, indique qu'il votera blanc.
Tandis que le débat Bayrou-Royal de samedi n'a pas donné lieu au rapprochement souhaité par la candidate socialiste, de nombreux députés UDF ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle, portant leur nombre à 21 sur 29, soit plus des deux tiers du groupe UDF à l'Assemblée. Derniers en date, Hervé Morin (Eure), Charles-Amédée de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes) et Yvan Lachaud (Gard) ont annoncé qu'ils voteraient Nicolas Sarkozy le 6 mai, après Maurice Leroy (Loir-et-Cher) et Claude Leteurtre (Calvados).
Le président de l'UDF, François Bayrou, a laissé la liberté de vote à ses élus, comme à ses électeurs. Jusqu'à présent un seul député (Gilles Artigues, Loire), a indiqué qu'il voterait blanc. Les autres n'ont pas encore annoncé leur décision.
Le chef de file des députés UDF, Hervé Morin, annonce que "dans l'intérêt du pays" il "votera sans hésitation Nicolas Sarkozy" le 6 mai, estimant que Ségolène Royal "n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle", dans une interview à l'hebdomadaire "L'éveil de Pont-Audemer" à paraître ce lundi. La candidate socialiste "reste enfermée dans un vieux système d'alliance entre les appareils du Parti communiste et de l'extrême gauche", explique Hervé Morin.
De son côté, le député UDF Charles-Amédée de Courson, qui a été membre de l'équipe de campagne de François Bayrou, a annoncé vendredi lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy qu'il voterait pour le candidat UMP. Evoquant la liberté de vote accordée par François Bayrou aux parlementaires UDF, il a cité comme raisons de son choix l'Europe, les finances publiques, la politique économique de l'offre et la nécessité d'un soutien suffisant de l'opinion pour mener des réformes.
"Appartenant depuis toujours au centre-droit, élu de la majorité présidentielle actuelle que j'ai toujours soutenue avec ma sensibilité UDF, j'apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy", a indiqué Yvan Lachaud. "Il est hors de question pour moi de faciliter l'élection de Ségolène Royal", a indiqué de son côté Rudy Salles à l'AFP, estimant se sentir "plus proche du programme économique de Nicolas Sarkozy" que de celui de la candidate socialiste.
Côté Sénat, le président UDF du conseil général du Morbihan Joseph Kergueris a annoncé ce vendredi qu'il voterait "à titre personnel" pour le candidat UMP, sans qu'il s'agisse pour autant d'"une marque de ralliement". Le sénateur breton a justifié son choix en estimant qu'il ne se sentait "aucune communauté d'appartenance de projet avec l'extrême gauche qui s'est ralliée immédiatement à Ségolène Royal".
Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, a annoncé vendredi qu'il avait "l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy" au deuxième tour de la présidentielle, jugeant "comme François Bayrou que le projet économique de Ségolène Royal serait absolument calamiteux pour le pays." "J'ai toujours été hostile à la stratégie du ni droite ni gauche", rappelle ce proche de François Bayrou, qu'il a soutenu au premier tour, dans une interview publiée sur le site internet du Figaro.
Par ailleurs, dans une démarche inédite, "le groupe des élus UDF et apparentés du conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Pierre-Christophe Baguet, député et conseiller général de Boulogne-Billancourt, a décidé à l'unanimité d'appeler à voter au deuxième tour de l'élection présidentielle pour Nicolas Sarkozy", précise un communiqué diffusé vendredi soir.
Nouveau venu à l'UDF, l'ancien ministre Azouz Begag, qui avait quitté le gouvernement début avril pour rallier François Bayrou, a pour sa part clamé qu'il ne votera "jamais" pour Sarkozy.
Enfin, l'ancien président du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, a annoncé vendredi qu'il voterait blanc au second tour de l'élection présidentielle. "Je ne crois pas que l'un ou l'autre des candidats puisse, dans le schéma bipolaire actuel, résoudre les problèmes de la France", déclare-t-il sur le site Internet des Echos. "Le centre ne sera plus jamais le supplétif de la droite ou de la gauche. Nous refusons donc de donner une consigne de vote pour le deuxième tour. Dès lors, je pense que l'électorat de François Bayrou qui partage ces vues doit logiquement voter blanc", explique-t-il.
Pour autant, selon un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde, les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision. Parmi les électeurs de Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchent plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et ils détiennent les clefs de l'élection.
Alain Baron
30 mars 2007
Coup de coeur !
Le carton d’Eric Besson en librairie
lefigaro.fr (avec AFP).
Publié le 30 mars 2007
Actualisé le 30 mars 2007 : 13h59
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« Qui connaît Madame Royal ? » domine non seulement les autres livres politiques, mais aussi les romans.
Qui ne connaît plus « Qui connaît Madame Royal ? ». La question se pose au vue des ventes pharamineuses du brûlot d’Eric Besson paru chez Grasset. Selon le classement IPSOS-Livres Hebdo, son livre pointe à la première place de la catégorie « essais/documents », devant « Projet d’espoir », de François Bayrou.
Mais le livre de l’ex-secrétaire national socialiste devance aussi « Ensemble, c’est tout », d’Anna Gavalda, et décroche la première place du "Top 20", toutes catégories. Moins d'une semaine après sa sortie, le livre se hisse également à la 3e place des ventes des livres politiques depuis le 1er janvier, derrière "Un pouvoir nommé désir" (Grasset) de Catherine Nay sur Nicolas Sarkozy et "L'inconnu de l'Elysée" (Fayard) de Pierre Péan.
Ce phénomène d’édition aura-t-il un effet destructeur sur Ségolène Royal ? Il faudra attendre de connaître les ventes de « Maintenant », le livre de la candidate socialiste sorti le 27 mars, pour le savoir.
17 mars 2007
Coup de coeur !
Eric Besson "redoute" la victoire de Royal
Nicolas Barotte.
Publié le 15 mars 2007
Actualisé le 15 mars 2007 : 23h43
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EXCLUSIF. Le Figaro s'est procuré l'ouvrage de l'ancien secrétaire national à l'économie du PS. Eric Besson accuse notamment Ségolène Royal de populisme. Morceaux choisis.
Eric Besson règle ses comptes avec la candidate et « ne souhaite pas » son élection
Dans un livre, l’ancien secrétaire national à l’économie du PS accuse Royal de « populisme ».
« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. » Eric Besson ne votera pas pour la candidate du PS « ni au premier ni au second tour de l’élection. Sauf évidemment si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. (…) On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne ». Dans Qui connaît Madame Royal ?, à paraître le 20 mars, dont Le Figaro s’est procuré une copie, le député de la Drôme dresse un portrait assassin de la candidate. Il y a un mois, il avait démissionné de ses fonctions pour protester contre l’organisation de la campagne. « Qui connaît M Besson ? », avait alors lancé Royal, avec un « mépris hautain », selon lui.
Dans ce livre d’entretiens, il décrit le « pouvoir ultra personnel » de Royal « sans contrôle aucun ». « Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie ». Royal ne serait pas de gauche à ses yeux ? Besson parle de « populisme ». « Pour rester modéré », précise-t-il. On est en France, pas en Amérique latine, même si des ressemblances sont troublantes ». « Indigné » par les « jurys citoyens », il dénonce un discours anti-élites. « C’est sa martingale. Opposer les politiques et les Français, acclimater le poujadisme dans le discours de la gauche ».
Evoquant notamment le voyage en Chine de Royal, il juge que « l’absence de maîtrise de ses propos est la marque d’une incompétence qui est quand même très lourde ». Il dénonce aussi « l’amateurisme » de la candidate ou « l’archaïsme qui sous-tend sa pensée : une détestation sourde de la modernité, de la science, de la raison et du progrès ». Il pense notamment à la position de Royal sur le nucléaire.
Au PS, il était chargé du chiffrage du projet. « Jamais programme présidentiel, à gauche, n’a été inventé dans une telle imprécision, dans un tel secret. (…) Mon boulot, et celui du PS, ce n’était plus de construire mais de cacher cette réalité ». Il dénonce la logique de « cour » autour d’elle et ses décisions « arbitraires ». Mais elle n’est pas la seule accusée : « Elle est la conséquence de notre crise [au PS] même si elle l’a tragiquement aggravée ». Besson, qui dément être un « sarkozyste honteux », « ne reviendra jamais dans ce Parti socialiste là ».
« Qui connaît Madame Royal ? » : Eric Besson, Grasset, 168 pages, 12,90€
12 mars 2007
Coup de coeur !
09 mars 2007
Coup de coeur !
Simone Veil officialise son soutien à Sarkozy et attaque Bayrou
AP | 08.03.2007 | 16:28
Nicolas Sarkozy sort son arme anti-Bayrou. Simone Veil a officialisé jeudi son soutien au candidat UMP à l'élection présidentielle au moment où François Bayrou n'a jamais été aussi haut dans les sondages.
L'ancienne ministre centriste estime que le candidat UDF "ne représente pas le centre". Elle était invitée à déjeuner par Nicolas Sarkozy à son siège de campagne à l'occasion de la journée internationale des femmes.
"Simone Veil m'a dit sa volonté de soutenir ma candidature, de prendre toute sa part à la campagne électorale et d'expliquer aux Français pourquoi elle fait ce choix", a expliqué M. Sarkozy à la presse à l'issue du déjeuner.
"C'est un élément important sur le plan politique (...) et sur le plan personnel", a ajouté le candidat UMP, "extrêmement touché". Nicolas Sarkozy compte en effet sur l'ancienne ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, qu'il avait côtoyée dans le gouvernement Balladur (1993-1995), pour contrer l'ascension de son rival UDF dans les sondages.
Avec Simone Veil, c'est une des personnalités préférées des Français, symbole de la lutte des femmes depuis sa loi de 1975 sur l'interruption volontaire de grossesse, rescapée des camps de concentration et figure de la construction européenne, qui rallie le candidat UMP.
Membre du Conseil constitutionnel jusqu'à la fin février, Mme Veil a attendu de retrouver sa liberté de parole pour afficher son soutien. "Pendant neuf ans, je n'ai pas pu faire de politique (...) Maintenant, je retrouve mes amis", s'est réjouie l'ancienne ministre.
Simone Veil a immédiatement commencé sa nouvelle mission en déclarant que M. Bayrou "ne représente pas du tout le centre". "Il ne représente que lui-même. Regardez les gens qui sont avec lui, ce ne sont pas du tout des gens qu'on voyait à l'UDF autrefois", a-t-elle dit. Pour elle, "le véritable centre" est à l'UMP.
La première présidente du Parlement européen élu au suffrage universel, fâchée avec M. Bayrou depuis 1989, a confié avoir quitté l'UDF le jour où il lui avait dit qu'elle ferait "fuir ses électeurs" en parlant de la parité ou de l'immigration.
L'ancienne ministre a aussi dénoncé le projet de François Bayrou de gouverner avec des personnalités de droite et de gauche. "La démocratie suppose une alternance de projets, sans ça on est voué à avoir une crise", a-t-elle estimé. "Il est très difficile de mettre d'accord des gens qui ont des idées différentes".
Nicolas Sarkozy est resté vague sur le rôle de Simone Veil dans sa campagne. "Sa liberté dans la campagne est totale et complète", a dit le candidat. Sa contribution ne passera pas nécessairement par la présidence d'un comité de soutien, contrairement à ce qui était envisagé: "ce que nous voulons avec Simone Veil, c'est parler aux Français sans intermédiaire".
François Bayrou a minimisé le ralliement de Simone Veil à Nicolas Sarkozy. "Tous ceux qui ont occupé des fonctions dans la République depuis 25 ans, qui ont eu des charges imminentes dues à leur proximité avec le pouvoir, vont se liguer pour que le changement n'arrive pas", a remarqué le candidat UDF lors d'un déplacement à Bruxelles. "Il se trouve simplement que les Français, eux, ont envie de ce changement."
05 mars 2007
Coup de coeur !
Allègre règle ses comptes avec Royal
CLAIRE BOMMELAER.
Publié le 03 mars 2007
Actualisé le 03 mars 2007 : 21h29
Le ministre de l'Éducation de Lionel Jospin estime que son ancien ministre délégué a plus d'"idées pratiques" que de "pensée politique".
ENTRE Claude Allègre, le ministre « grande gueule », et Ségolène Royal, son ministre délégué à l'Enseignement scolaire, la cohabitation fut plus que difficile. Quelques années plus tard, Claude Allègre profite d'un livre * pour régler ses comptes avec la candidate du PS. Et il y va fort. « C'est moi, dit-il, qu'il l'ait fait venir à mes côtés » : parce que c'était une femme, parce que c'était la compagne de son ami François Hollande et « qu'elle s'était bien débrouillée à l'Environnement ». Mais passée une période où il l'a « laissée faire à sa guise », les ennuis, dit-il, ont commencé : « J'ai été convoqué par le premier ministre et par DSK pour reprendre les choses en main. » Du coup, les relations se sont tendues entre les deux ministres et sont devenues « exécrables » entre Royal et le cabinet d'Allègre. « Plusieurs membres de son équipe ont déclaré forfait », affirme-t-il.
L'ambition ? « Son moteur »
À l'époque, Claude Allègre avait la réputation d'avoir une forme de mépris un brin machiste pour Royal. Mais il s'en défend aujourd'hui : « Je n'ai pas mesuré l'hypertrophie formidable de l'ego de cette femme ! J'étais absorbé par ma tâche. J'imagine qu'elle devait se sentir humiliée d'être considérée comme une adjointe », écrit-il. Loin d'être « absorbée » par sa tâche, Royal est décrite comme une femme dévorée d'ambition - « son moteur principal dans la vie » -, s'octroyant au ministère « les sujets de société pouvant contribuer à nourrir une image proche des gens ». Il est vrai qu'alors, tandis que Claude Allègre fustigeait l'absentéisme des enseignants et faisait face à des manifestations, Ségolène Royal portait les dossiers de la lutte contre la pédophilie ou de la pilule à l'école.
Son caractère y est aussi brocardé. Elle est jugée « hautaine et distante ». « Son seul centre d'intérêt était la politique, les médias et ce que l'on y disait d'elle », jure Claude Allègre. « Elle n'a pas de pensée politique construite, mais des idées pratiques et des solutions aux petits problèmes des gens », lance-t-il. Dotée d'une « détermination de fer que n'altère jamais le doute », elle peut, regrette visiblement Claude Allègre, « fort bien réussir ». Aujourd'hui retiré du jeu politique, mais toujours très proche de Lionel Jospin, celui qui se définit lui-même comme étant « de tradition républicaine et socialiste » l'affirme : son « sentiment dominant est l'inquiétude ».
26 février 2007
Coup de coeur !
Ma position d’homme libre
Comme de nombreux députés-maires UDF, j'anime une équipe municipale UDF-UMP avec équilibre, respect et esprit d'union. Je ne serai, croyez-moi, jamais de ceux qui votent avec les socialistes.
Hier, j’ai participé avec joie et émotion à la réunion des comités de soutien à la candidature de Nicolas SARKOZY à l’élection présidentielle. Mon choix doit contribuer de manière constructive à la campagne présidentielle. Aussi, vous pouvez lire mon discours à la Mutualité où j’explique clairement pourquoi je soutiens Nicolas SARKOZY. Vous en souhaitant bonne lecture !
Mon Cher Nicolas, mes Chers Amis,
Je suis heureux de me trouver à la tribune de la Mutualité devant vous. Pas seulement parce que, par les temps qui courent, les tribunes sont plus sures que les balcons ! J’en sais quelque chose…
Non je suis heureux d’être à la tribune de la Mutualité aujourd’hui parce que l’occasion m’est ainsi donnée d’apporter mon soutien public à Nicolas SARKOZY pour l’élection présidentielle !
Je reviens de Corée - pays du matin calme ! - et tire de mon voyage une leçon de sagesse que je veux vous faire partager. Là-bas, un proverbe dit : « même une feuille de papier est plus légère quand on la porte à deux ». Alors mes chers amis, pour porter le programme que Nicolas SARKOZY propose pour la France, nous ne serons pas trop de deux. Nous devrons être des centaines, des milliers, des millions. Et c’est ensemble que nous le ferons triompher ! Et je sais, qu’avec moi, ce sont des centaines et des milliers de militants du Centre qui te rejoignent et rejoignent tes comités de soutien, Nicolas.
Pourquoi ? Parce qu’il est évident pour beaucoup que tu es le seul candidat capable de gagner et, par ton énergie, d’entreprendre les réformes dont la France a tant besoin. Et je sais que tu ne reculeras pas devant tes responsabilités, poussé par la force de tes convictions et par le soutien du peuple français. « Le vent n’a pas de mains et pourtant il secoue les arbres » prévient un autre proverbe coréen. Ensemble, nous aurons la force du vent !
Il est évident pour beaucoup que le Centre n’a jamais gagné sans la Droite et la Droite n’a jamais gagné sans le Centre. Parce que le socle électoral du Centre est à droite. Raymond BARRE, lui-même, rappelait dans le JDD dimanche dernier que « quand on appartient au Centre, il ne faut jamais rompre avec sa majorité. Si l’on refuse l’alliance, on prend le risque de l’isolement ». Nous sommes quelques uns à nous interroger sur l’avenir d’un Centre qui double la gauche par la gauche !
Je suis de ceux-là moi qui, en 1978, ai contribué avec le PSD, aux côtés des clubs Perspectives et réalités, du Parti républicain, du Parti radical, du CDS, à la création de l’UDF ; moi qui, 17 ans plus tard, au Congrès de Lyon, ai participé activement à la création de la Nouvelle UDF ; moi qui, il y a trois ans, ai réalisé le meilleur score de l’UDF aux élections régionales.
Il y a bien sûr quelque chose de sympathique dans cette démarche ; il y a un courage évident à vouloir bouleverser les lignes, à s’efforcer de créer une dynamique nouvelle, contraire à la logique institutionnelle de la Ve République. C’est un dessein éminemment respectable que de vouloir « renverser la table » comme l’on dit. Et nous aurions tous tort de railler cette démarche, d’insulter les hommes qui la portent et qui, demain, nous rejoindront.
Simplement, elle me paraît vouée à l’échec parce qu’il n’y assurément pas une majorité de Français pour la soutenir et qu’il n’y a pas une majorité de responsables politiques qui y soient sensibles, prêts à y prendre part. Imaginons un seul instant qu’une telle démarche soit plébiscitée par les Français. Comment concrètement, la mettre en œuvre au gouvernement ? Avec qui ? Avec quelle Majorité à l’Assemblée nationale ? Cette démarche est intellectuellement satisfaisante. Elle est pratiquement inefficace.
Or, les Français ont besoin de concret ; en ont assez des discours et désirent des actes. Et tu t’es engagé, Nicolas, à faire la preuve qu’il est possible dans notre pays de passer du discours aux actes, de la théorie de la réforme à la réforme elle-même. J’ai compris Nicolas, que les références historiques à la Gauche ne te faisaient pas peur. Alors laisse-moi te rappeler que GRAMSCI recommandait d’opposer au pessimisme de l’intelligence, l’optimisme de la volonté. C’est cet optimisme là que je veux partager avec toi, avec vous. L’optimisme de la volonté et le pragmatisme de l’action !
Je veux aussi souligner ceci : il est important que les centristes se rallient à la candidature de Nicolas SARKOZY dès le premier tour. La France a trop souffert des divisions de la Droite ; les Français sont écoeurés des querelles politiciennes qui ont conduit à un effritement de son électorat. Des réformes ont été entreprises depuis quelques années (et je veux saluer celle des retraites menée par François FILLON) mais on a bien vu dans ce dossier comme dans d’autres qu’il a manqué un élan pour aller plus loin. Cet élan sera d’autant plus fort que tu rassembleras largement dès le premier tour. Depuis 20 ans, aucun candidat de la Droite et du Centre n’a rassemblé sur son nom plus de 21% des voix dès le premier tour des présidentielles. Parce que tu rassembleras bien au-delà, ta candidature laisse entrevoir un élan nouveau qui enthousiasme les Français.
Je veux contribuer à cet élan nouveau en te prêtant mon expérience et ma sensibilité d’homme libre, d’homme du Centre. Car mes chers Amis, en apportant mon soutien aujourd’hui à Nicolas SARKOZY - je le dis avec gravité, solennité et enthousiasme - je ne rallie pas un parti, je rallie un homme, je rallie un projet. Vous savez, j’ai toujours été libre dans ma carrière politique ; je l’ai payé parfois. Jamais, je ne l’ai regretté. Libre, Nicolas l’est aussi ; il en a même fait le titre d’un de ses livres. Je demeure libre donc, dans un parti qui lui aussi se dit libre.
Nous sommes nombreux au sein de l’UDF à avoir été sensibles à ton beau discours de Charleville en décembre dernier dans lequel tu prônais une France réconciliée, réconciliée avec elle-même, avec les valeurs qu’elle a su, à travers l’Histoire, si brillamment exporter, et dont elle doute pourtant aujourd’hui.
Oui, nous sommes pour la juste récompense du mérite et de l’effort.
Oui, nous sommes pour redéfinir le contrat social et relancer l’ascenseur social et je mesure, à titre personnel, combien la France ne sait plus, de ce point de vue, offrir aux jeunes générations ce qu’elle a permis à leur aînés d’espérer.
Oui, nous sommes sensibles à ton appel à lutter contre le renoncement parce que nous savons dans les fonctions que nous exerçons, combien d’énergie il faut déployer pour réaliser ses rêves.
Oui, nous avons entendu ton appel à combattre les conservatismes et les replis corporatistes qui enraient immanquablement toutes tentatives de réformes en France.
Oui, nous croyons comme toi que l’audace et l’imagination sont les béquilles dont notre pays a besoin pour se relever.
Avec toi, nous croyons que la France n’a à avoir ni peur de l’avenir ni honte de ses acquis, qu’elle ne demande qu’à être décomplexée pour être plus compétitive et qu’elle peut être plus compétitive en étant plus juste dans la répartition de ses richesses.
Ayant dit cela, j’entends déjà ceux qui soupirent qu’en lui apportant mon soutien, je deviens la caution centriste du candidat SARKOZY ; a ceux-là je veux dire que je n’ai pas une tête de caution ! En venant devant vous, en rejoignant Nicolas SARKOZY, je veux simplement, modestement mais fermement apporter à sa campagne une dimension nouvelle, lui qui est ouvert aux idées des autres, une dimension empreinte de préoccupations sociales mais qui fasse place au mérite plus qu’à l’assistance, empreinte de la foi en une Europe fière et protectrice pour une France forte face aux défis de la mondialisation, empreinte de la croyance aux vertus de l’imagination et de l’innovation.
Merci à vous tous de penser que ces dimensions-là, le Centre peut utilement les apporter en prime au programme que votre candidat, notre candidat a choisi de défendre devant les Français.Nicolas, tu m’as fait l’amitié de venir à Issy-les-Moulineaux il y a quelques jours. Tu as dit à cette occasion toute la noblesse de l’engagement politique de ceux qui font que demain est une promesse et non une menace.Derrière le beau slogan que tu as choisi, il n’y a pas seulement une promesse, il y a un espoir et cet espoir nous sommes nombreux à vouloir le faire prospérer avec toi.
Je veux te dire Nicolas que je suis là aujourd'hui parce que je crois en ton message, parce que je sens que les Français sont en train de découvrir la vraie nature de l'homme que tu es, et que je connais pour ma part depuis si longtemps…
Vous l'avez compris, mon choix est un choix de fidélité aux racines de la famille centriste qui m'a fait m'engager en politique et un choix de confiance dans un homme avec qui j'ai appris à travailler. Nicolas, c’est quelqu’un de bien !Nicolas, les rêves d’adolescent que nous avons partagés, les aspirations à servir nos concitoyens, à servir la France, voici venu le moment de les mettre en œuvre. A cet instant crucial pour toi et pour notre pays, je suis debout à tes côtés !
24 février 2007
coup de coeur !
Jardry retire sa candidature
et soutient Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 18.02.2007 | 12:55
Le vice-président du Centre national des indépendants et paysans, une formation associée à l'UMP, apporte "un soutien de raison" à Nicolas Sarkozy. Il avait obtenu "341 promesses de signature".
Le vice-président du CNI (Centre national des indépendants et paysans), une formation associée à l'UMP, a retiré sa candidature samedi 17 février. Jean-Michel Jardry apporte "un soutien de raison" à Nicolas Sarkozy.
Le parti a expliqué dans un communiqué, que lors d'un conseil national du parti, Jean-Michel Jardry, "après avoir longuement exposé les attentes et les espoirs de la droite silencieuse qui se bat au quotidien, a annoncé qu'en accord avec le bureau politique, il mettait fin à sa campagne".
Jean-Michel Jardry, élu le 21 octobre 2006 par son parti pour le représenter à la présidentielle, avait obtenu "341 promesses de signature" d'élus, indique le texte.
Au cours du conseil national, les délégués du CNI se sont prononcés à 58% pour un soutien à Nicolas Sarkozy. François Bayrou (UDF) avait recueilli 16% des voix, Philippe de Villiers (MPF) 12% et Jean-Marie le Pen (FN) 5 %, poursuit le communiqué.
Pour la présidente du CNI, Annick de Roscoat, "il appartient à Nicolas Sarkozy de le transformer pour qu'il devienne un 'oui de conviction'", évoquant "quelques points de divergence, tels que notamment le droit de vote aux immigrés, la discrimination positive, la TVA sociale".
21 février 2007
Coup de coeur !
Pourquoi je soutiens Nicolas Sarkozy
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Publié le 21 février 2007
Actualisé le 21 février 2007 : 09h46
Par Lionel Stoleru, ancien ministre
La France ne va pas bien. Ni sur le plan national où le modèle social est contesté, ni sur le plan européen où son non au référendum lui a fait perdre sa crédibilité, ni sur le plan mondial où nous perdons jour après jour des parts de marché.
C'est dire que le prochain président de la République devra procéder à de profondes réformes pour relever notre pays. Caractère, courage, ténacité et compétence sont les qualités nécessaires pour demain. La question qui se pose n'est donc pas de savoir s'il faut voter à gauche ou à droite mais de savoir qui, de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy, sera le meilleur président pour la France.
Mes convictions personnelles, depuis toujours, me placent au centre gauche. Je me suis reconnu en Valéry Giscard d'Estaing en 1974 lorsque, avec l'image d'un Kennedy français, il a déclaré « la France veut être gouvernée au centre » et c'est en 1974 que j'ai créé le Carrefour social-démocrate. Je me suis également reconnu en Michel Rocard lorsque, en 1988, il a appelé à une ouverture politique, et auprès de qui j'ai créé le RMI pour lequel je militais depuis quinze ans. Je participe, depuis sa création, auprès d'Antoine et de Simone Veil, au Club Vauban, qui réunit des élus de droite et de gauche soucieux de rechercher en commun des solutions à nos problèmes de société.
En 2007, je me trouvais tout naturellement en harmonie avec Dominique Strauss-Kahn pour qui j'aurais fait campagne s'il avait été choisi comme candidat. Tel n'est pas le cas et j'ai donc suivi avec attention la démarche de Ségolène Royal. Fervent européen, j'ai été choqué par son alliance avec Jean-Pierre Chevènement. Mais, surtout, je constate jour après jour le flou de ses propositions nationales et le flop de ses positions internationales. Malgré ses qualités indéniables, il y a là un risque d'aventure élyséenne que l'on ne peut pas prendre dans le contexte de crise actuel.
Dès lors, j'ai regardé avec non moins d'attention le parcours de Nicolas Sarkozy. On lui a reproché, dans son discours d'investiture d'invoquer les mânes de Jean Jaurès, de Léon Blum et de Guy Môquet, grandes figures de la gauche. Mais n'a-t-on pas le droit, dans la France que nous aimons, de citer aussi bien de Gaulle que Jean Jaurès ? Certes, Nicolas Sarkozy n'est pas social-démocrate, il est « libéral démocrate », mais avec un programme clair, une volonté de changement claire, un discours de société clair qui correspond aux priorités du moment.
Il faut donc se rendre à l'évidence : la droite a choisi un meilleur candidat que la gauche, meilleur pour notre pays et c'est pour cela que j'ai décidé de lui apporter mon soutien. Cette démarche, la recherche du meilleur pour chaque fonction, indépendamment des étiquettes, m'amène à dire tout aussi bien que le meilleur pour l'Élysée est Nicolas Sarkozy et que le meilleur pour la Mairie de Paris est Bertrand Delanoë, et cela ne me cause aucune schizophrénie. Il est plus que temps de sortir des cuisines politiques pour adopter ces règles d'efficacité.
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens, c'est celui qui a écrit une biographie de Georges Mandel, ministre juif assassiné par la milice de Vichy en 1944, choix qui n'est pas sans signification.
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens, c'est celui qui est entré seul dans la classe d'école de Neuilly où Human Bomb, avec sa ceinture de dynamite, tenait en otage les enfants de la classe.
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens, c'est celui qui se présente comme un Français au sang mêlé, sans renier ses origines, celui qui a aboli la double peine, qui est capable d'avoir une politique équilibrée sur l'immigration même si j'en désapprouve certains aspects actuels, tels que les opérations de police à l'école contre les enfants clandestins.
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens c'est celui qui préconise une discrimination positive pour permettre aux enfants des quartiers difficiles et des ZEP d'accéder à l'enseignement supérieur, comme le fait Sciences Po.
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens, c'est celui qui a compris que, dans la compétition de plus en plus mondiale et de plus en plus dure, il faut encourager à travailler plus et mieux. La taxe à la valeur ajoutée, c'est bien. Mais la prime à la valeur ajoutée, c'est mieux !
Le Nicolas Sarkozy que je soutiens, c'est celui qui a foi en l'Europe, et dont j'espère qu'une fois élu, il invitera son opposition et sa majorité à préparer ensemble la sortie du non français au référendum, afin d'avoir une légitimité nationale lorsque la France présidera l'Union européenne en janvier 2008.
Il y a des moments où l'intérêt national doit primer sur l'intérêt partisan. Tel est bien le cas aujourd'hui si l'on veut que la France rassemble l'ensemble de ses forces pour se mettre enfin à vivre à l'heure de la planète et pour rejoindre le peloton de tête des nations en progrès.

















