04 mai 2007
Nicolas Sarkozy clôt sa campagne avec Bernadette Chirac
De notre envoyé spécial à Montpellier CHARLES JAIGU.
Publié le 04 mai 2007
Actualisé le 04 mai 2007 : 08h09
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Au lendemain de son duel télévisé, Nicolas Sarkozy a voulu afficher sa gratitude envers l'épouse du président de la République.
Le candidat était hier à Montpellier pour son dernier meeting de campagne.
EN PISTE, une dernière fois. Deux Falcon remplis de parlementaires ont atterri sur le tarmac de l'aéroport de Montpellier, sous une pluie glacée. Pour son dernier meeting, Nicolas Sarkozy a voulu sortir le grand jeu : afficher le rassemblement de sa famille politique. François Fillon, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, et une quinzaine d'autres élus, dont l'ex-secrétaire national du PS, Éric Besson, et un fidèle de François Bayrou, le député UDF des Alpes-Maritimes, Rudy Salles.
À propos de Ségolène Royal, Éric Besson a pris, pour la deuxième fois, la parole, expliquant qu'il « est plus simple, depuis le débat télévisé d'hier, d'appeler à voter Sarkozy. Avant, je n'osais pas le dire, je demandais simplement qui connaissait vraiment Mme Royal. Il me semble que certaines facettes de sa personnalité sont mieux connues des Français ».
Puis, devant un peu plus de10 000 sympathisants - selon l'UMP - Nicolas Sarkozy a délivré un message d'appel au « rassemblement » : « encore deux jours pour dire adieu à 68, pour renoncer au renoncement, pour que le doute soit vaincu », a-t-il lancé à la foule à la fin de son dernier meeting de campagne, point final à une série de 24 rendez-vous qui avaient commencé porte de Versailles, à Paris, le 14 janvier dernier. À Montpellier, hier soir, Nicolas Sarkozy était à nouveau en terres réputées favorables au FN et, fidèle à la règle qu'il s'est fixée depuis quinze jours, il n'a rien lâché de ses thèmes de campagne du premier tour. Devant un public conquis, il a redit qu'il ne regrettait pas d'avoir prononcé les mots « Karcher » et « racaille ». Il a renouvelé sa charge contre « la pensée de 1968 », qui a voulu « démoder l'idée de nation ». Il a aussi rappelé que c'est à Nîmes, il y a un an, qu'il avait évoqué « la fierté d'être français ». Date aussi de sa première collaboration avec Henri Guaino, sa plume jusqu'à ce dernier discours de campagne.
Opération « 72 heures »
Mobilisation oblige, l'UMP organise une nouvelle opération « 72 heures » dans toutes les fédérations. Pour contourner la loi qui interdit le « tractage » le samedi, les militants se promèneront dans les rues avec des tee-shirts appelant à « voter Sarko ». « Nous avons inventé le tractage passif », sourit un membre du staff. Mais à deux jours de l'élection, son staff s'efforce de ne pas afficher une confiance « déplacée ». Aujourd'hui, le candidat a prévu de se rendre sur le plateau des Glières (Haute-Savoie), pour se recueillir dans l'un des hauts lieux de la Résistance. Samedi, il a prévu plusieurs réunions avec ses collaborateurs pour régler les détails de la journée du lendemain. Il rédigera son discours en préparant « les deux versions », jure son staff
À deux jours du scrutin, Sarkozy au plus haut
Bruno Jeudy.
Publié le 04 mai 2007
Actualisé le 04 mai 2007 : 07h36
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Selon notre baromètre TNS-Sofres-Unilog pour Le Figaro, RTL et LCI, le candidat UMP l’emporterait haut la main dimanche.
L’ÉLECTION présidentielle est-elle d’ores et déjà pliée ? Avec 54,5 % des intentions de vote (+2,5), Nicolas Sarkozy accroît son avance sur Ségolène Royal (45,5%) à trois jours du jour J, si l’on en croit les résultats de notre dernière enquête Sofres-Unilog Groupe LogicaCMG. Avec presque dix points d’écart, le candidat UMP fonce tout droit vers la victoire. À 54,5%, Nicolas Sarkozy dépasserait le score de François Mitterrand en 1988 (54,01%) et se rapprocherait de celui du général de Gaulle en 1965 (55,20%). De quoi entrer dans le livre des records si l’on exclut les victoires singulières de Jacques Chirac en 2002 (contre Jean-Marie Le Pen) et de Georges Pompidou en 1969 (face au centriste Alain Poher).
Le succès, qui se dessine, prend des allures de débâcle pour sa rivale socialiste au lendemain du débat télévisé et de son meeting réussi, au stade Charléty, à Paris. Ségolène Royal paie cash sa stratégie risquée de l’entre-deux-tours.
Le grand écart entre l’UDF et l’extrême gauche atteint ses limites. En quelques jours, elle perd sur tous les tableaux. La candidate PS voit fondre les transferts des voix de François Bayrou. Seuls 35% des électeurs du candidat UDF affirment qu’ils voteront Royal dimanche contre 50% la semaine dernière. 40% des électeurs centristes répondent qu’ils rallieront la candidature UMP. Un vrai retournement de tendance.
Un pari très risqué
Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, ajouté à la prestation télévisée très (trop?) offensive de la présidente de Poitou-Charentes, semble avoir déstabilisé l’électorat centriste. Dans le même temps, la gauche protestataire se détourne de Royal. Le mouvement de repli est sensible chez les électeurs d’Olivier Besancenot. À force de faire le grand écart, Royal est en train de tout perdre. Il est vrai que son pari était très risqué. Mais avec près de deux millions de voix de retard à l’issue du premier tour, elle n’avait guère d’autre choix.
Mais son coup de poker avec Bayrou semble fatal. Si le résultat se confirme, il sera démontré une fois de plus qu’on ne change pas de positionnement en cours de campagne présidentielle.
Dans le détail, les espoirs de Royal semblent extrêmement faibles. Elle est devancée dans presque toutes les catégories d’âge (sauf les 18-24 ans) et les catégories socioprofessionnelles (excepté les ouvriers et les professions intermédiaires).
À la veille du scrutin, Sarkozy aborde la fin de la campagne en confortable position. Lui-même ne doute plus de sa victoire depuis plusieurs jours. «Je vais faire un sacré score», confiait-il samedi. Hier, il l’a évalué à «55%».
27 avril 2007
"Il n'y a pas de troisième choix"
lefigaro.fr (Avec Reuters et AFP).
Publié le 26 avril 2007
Actualisé le 26 avril 2007 : 23h21
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Nicolas Sarkozy était l'invité de l'émission "A vous de juger" sur France 2. Contestant un éventuel débat Royal/Bayrou, il a estimé qu'il n'existait pas de troisième choix. Réagissez à sa prestation sur lefigaro.fr
Premier tour : Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'"une preuve de confiance (de la part des Français) qui (l')a beaucoup touché". "Je ne les décevrai pas, je ne les tromperai pas, je ne les trahirai pas", assure-t-il.
François Bayrou : Selon Nicolas Sarkozy, les déclarations de François Bayrou à son égard peuvent s'expliquer par sa "déception" de ne pas être au second tour. "Je sais faire la part de l’amertume et de la déception personnelle", a-t-il lancé. "J'ai observé avec une certaine tristesse des déclarations qui ne lui ressemblent pas", a insisté Nicolas Sarkozy.
Majorité : Le candidat de l'UMP juge que ceux qui le soutiendront pourront participer à une majorité présidentielle, y compris à gauche. "Je ferai la meilleure équipe possible", explique Nicolas Sarkozy.
"Tout sauf Sarkozy" : Le candidat de l'UMP estime qu'il a été "le seul" à ne pas attaquer ses adversaires.
Son défaut selon Ségolène Royal : A Ségolène Royal qui déclare que la plus grande qualité et le plus grand défaut de son concurrent UMP est qu'il "sait tout, a réponse à tout", Nicolas Sarkozy demande : "faut-il choisir une candidate qui ne sait pas tout et qui n'a réponse à rien ?"
GOUVERNEMENT
Borloo premier ministre : Interrogé sur la possibilité de nommer Jean-Louis Borloo à ce poste, Nicolas Sarkozy estime qu’il s’agit d’"une idée".
Contre-pouvoirs: Nicolas Sarkozy souhaite que les nominations ne restent plus le fait du prince en les soumettant au Parlement. Le candidat de l'UMP veut que la présidence de la commission des finances soit confiée à un député de l’opposition. Interrogé sur le fait que cette proposition soit la même que celle de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre
"Si je suis élu, je recevrai le chef de l'opposition régulièrement", ajoute le candidat de l'UMP. "J'abandonnerai immédiatement toute fonction élective et partisane", précise-t-il, ce qui implique son départ de la tête de l’UMP.
Proportionnelle : Nicolas Sarkozy y reste opposé mais accepte d'en discuter. La contrepartie, selon lui, serait de supprimer certains postes de député.
Référendum : Le candidat UMP ne projette pas de recourir au référendum, soulignant notamment qu'un président de la République qui organise une telle consultation doit "engager son destin politique" sur l'issue du scrutin.
Gouvernance : Pour justifier son aptitude au dialogue, Nicolas Sarkozy vante son bilan au ministère de l'Intérieur comme au ministère de l'Economie et des Finances. Nicolas Sarkozy dénonce le "procès d'intention" fait à son encontre quand on évoque les réactions susceptibles d'accueillir son élection à la présidence de la République.
ECONOMIE
Service minimum : Les modalités de cette décision seront "soumis à la négociation" avec les syndicats, déclare Nicolas Sarkozy.
Délocalisations : Interrogé sur le cas de l'entreprise Arena qui prévoit de délocaliser sa production, Nicolas Sarkozy déclare souhaiter "renouer avec le capitalisme familial". "On fait une grande erreur en éloignant de notre territoire ceux qui veulent créer des richesses et ceux qui veulent investir", juge-t-il. Il propose aux salariés touchés par des délocalisations de toucher, pendant une année, 90% de leur ancien salaire et de bénéficier d’un contrat avec le service public de l'emploi.
Dette : Selon Nicolas Sarkozy, l'ensemble des mesures qu'il propose permettra de créer un point de croissance. D'autre part, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux permettra, selon lui, de réaliser des économies.
Golden-parachutes : "Choqué" par les sommes touchées par Noël Forgeard, co-président exécutif d'EADS, Nicolas Sarkozy envisage l'interdiction des golden-parachutes par la loi. Il a jugé "particulièrement scandaleux" que l’on offre "2,20 euros" aux salariés au titre de l'intéressement, après les 8 milliards de Noël Forgeard.
TVA sociale : Nicolas Sarkozy répète sa volonté d'"expérimenter la TVA sociale", estimant qu'il n'était plus possible de "continuer à taxer le travail". "L'Allemagne vient de le décider, le Danemark vient de le décider: il n'y a pas eu d'inflation, il n'y a pas eu d'augmentation des prix, ils ont relancé la croissance et ils sauvent des emplois", a-t-il argumenté pour défendre cette mesure très décriée à gauche, qui consiste à transférer sur la TVA une partie du financement de la protection sociale.
SANTÉ
Alzheimer : Nicolas Sarkozy s’est engagé à faire "adopter par le Parlement un plan Alzheimer comme il y a eu un plan cancer", initié à l’époque par Jacques Chirac.
Dépendance : Le président de l’UMP envisage de faire davantage de "place" aux personnes âgées. Il faut, selon lui, créer un "5è risque de la sécurité sociale, le risque dépendance". Il s’agirait d’un "congé rémunéré" pour une personne qui s'occuperait d'une personne âgée dépendante ou en fin de vie. Une proposition qui va plus loin que la mesure décidée en 2006 par le gouvernement Villepin instituant un droit au congé, non rémunéré mais avec maintien des droits à la retraite, pour les salariés souhaitant s'occuper d'un parent dépendant ou très handicapé.
Médicaments : Le candidat de l'UMP souhaite une franchise "de 5 à 10 euros" sur les médicaments pour financer le déficit de la sécurité sociale.
Euthanasie : "La vie c'est sacré", déclare Nicolas Sarkozy, "opposé à toute forme d'euthanasie", admettant toutefois une différence entre "faire mourir et laisser mourir", entre "injecter le liquide mortel, ce que j'appelle faire mourir et interrompre un traitement".
SOCIÉTÉ
Immigration : Le candidat de l'UMP se dit "résolument opposé à toute forme de communautarisme". Il y oppose le rôle de la Nation car selon lui, "quand on dénonce la Nation, chacun se retranche sur sa communauté". "Je porte l’idée nationale française", affirme-t-il.
Banlieues : Pour Nicolas Sarkozy, son score du premier tour tend à prouver qu'il n'existe pas de problème entre lui et les jeunes des banlieues. Nicolas Sarkozy souhaite engager un plan Marshall à l'attention des jeunes de banlieue. "La République sera généreuse à leur endroit", a expliqué Nicolas Sarkozy qui promet de trouver un emploi à chacun de ces jeunes, pour leur "éviter le piège de l'oisiveté" et faire en sorte qu'ils ne soient pas "tentés par le trafic de drogue".
Environnement : "Je me battrai pour que tous les produits écologiquement propres bénéficient d'un taux de TVA réduit (...) comme pour le bâtiment", propose Nicolas Sarkozy. "Je suis pour la concurrence loyale", déclare le candidat de l’UMP, qui ne veut "plus importer en France des produits qui ne respectent pas le protocole de Kyoto". Il entend donc "taxer les importations chinoises qui ne respectent pas les règles environnementales".
INTERNATIONAL
Europe : Nicolas Sarkozy souhaite renoncer à tout élargissement de l’UE en attendant d'avoir créé des institutions fortes. Le candidat de l'UMP s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Europe : "la Turquie c'est l'Asie Mineure", a-t-il déclaré. Le candidat de l'UMP n'entend pas, s'il est élu, refaire un référendum sur la constitution européenne. Il préfère "mettre la constitution de côté et faire ratifier par le Parlement quelques modifications institutionnelles" comme la mise en place d'un président de l’UE.
Nicolas Sarkozy a de nouveau critiqué le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, accusé de négocier "en dépit du bon sens".
Etats-Unis : Nicolas Sarkozy se veut "libre" par rapport aux Etats-Unis, attirant l'attention de ses contradicteurs sur son rejet de l'intervention en Irak et sur l'importance qu'il accorde au processus de Kyoto, rejeté par les Américains.
Russie : Se voulant respectueux de Vladimir Poutine, le président de l'UMP estime cependant normal de s'interroger sur ce qui se passe en Tchétchénie ou sur le sort des journalistes en Russie.
Pologne : Nicolas Sarkozy est "très préoccupé" par le gouvernement polonais, après les pressions à l'encontre du député européen Bronislaw Geremek, à qui il a apporté son "soutien". Afghanistan : "La présence à long terme des troupes françaises n'est pas décisive" selon le candidat de l'UMP.
Iran : "Il n'y a pas d'autre solution que les sanctions, de plus en plus fermes", déclare Nicolas Sarkozy qui estime "inimaginable" une intervention américaine dans ce pays.
Irak : "J'aurais fait la même chose" que Jacques Chirac, juge le candidat de l’UMP. "Les Américains devront se retirer", a-t-il ajouté.
Darfour : Nicolas Sarkozy souhaite l'établissement de "corridors humanitaires" au Darfour.
13 avril 2007
The Economist vote Nicolas Sarkozy
lefigaro.fr.
Publié le 12 avril 2007
Actualisé le 13 avril 2007 : 08h15
L’hebdomadaire économique britannique estime que, "faute de mieux", il est le "meilleur du lot".
Nicolas Sarkozy, par défaut. L’hebdomadaire The Economist, l’une des références des milieux financiers internationaux, affiche dans son édition de samedi son soutien au candidat de l’UMP. «Contrairement aux autres» candidats, estime l’hebdomadaire, Nicolas Sarkozy «n’hésite pas à admettre que la France a besoin de changements radicaux».
Et ces changements, la France en a besoin, plaide The Economist, qui se livre a un véritable réquisitoire : la France «a la plus faible croissance des grands pays européens», «la dette publique qui augmente le plus rapidement de toute l’Europe du Nord», et surtout «un haut niveau de chômage endémique». Face à cette crise, The Economist préconise «une libéralisation radicale du travail et des marchés, plus de compétition et moins de protection, des taxes plus faibles et des coupes dans les dépenses publiques».
«Une chance pour la France»
Pour l’hebdomadaire, Nicolas Sarkozy est le seul à même de mener cette politique. Même si le journal estime qu’il est plus «un pragmatique brutal», aussi «interventionniste» que les autres politiciens Français, qu’un «libéral convaincu» et juge que sur le thème de la dette publique, François Bayrou «est plus crédible» que lui.
L’hebdomadaire reproche également au candidat de l’UMP son «populisme économique» et son protectionnisme, ainsi que ses allusions à «l’identité nationale» et son impopularité dans les banlieues. Mais «il est le seul candidat suffisamment courageux pour prôner la 'rupture' avec son passé dont la France a besoin après tant de mornes années», reconnaît The Economist, pour qui «c’est une chance pour la France».
Nicolas Sarkozy se sent
"l'héritier" de Jaurès
NOUVELOBS.COM | 13.04.2007 | 12:24
A Toulouse, le candidat UMP s'en est pris à "la gauche d'aujourd'hui". "Si je suis élu, tout ce que la droite républicaine n'osait plus faire parce qu'elle avait honte d'être la droite, je le ferai", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy à Toulouse (AFP)
Nicolas Sarkozy a estimé, jeudi 12 avril au soir à Toulouse, être "l'héritier de Jaurès", en ajoutant qu'il voulait "remettre au coeur de la vie politique française" les "valeurs que la gauche a trahies". Le candidat de l'UMP s'en est pris tout au long de son discours à "la gauche d'aujourd'hui" en citant Jean Jaurès à de nombreuses reprises, renouant ainsi avec les thèmes développés en début de campagne.
"La gauche d'aujourd'hui n'a plus grande chose à voir avec la gauche de Jaurès", a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur en l'accusant d'avoir "abandonné la nation à l'extrême droite", d'avoir "confondu la liberté et le laxisme" et d'avoir "renié la République de Jaurès".
"La gauche française n'est plus réformatrice, elle est conservatrice, immobile et statufiée. Jaurès disait: le courage, c'est de choisir un métier et de bien le faire, quel qu'il soit. Pour Jaurès, le travail était une valeur. La gauche d'aujourd'hui n'aime pas le travail. La preuve, c'est qu'elle empêche ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de pouvoir le faire".
"Trop grands pour vous"
En faisant de nouveau référence à l'ancien député du Tarn, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il se sentait "plus proche du Jaurès d'il y a 115 ans à Toulouse que de la gauche héritière de mai 1968 pour laquelle tout se vaut et qui pratique le nivellement par le bas".
"La gauche a beau hurler quand je cite Jaurès que c'est une captation d'héritage" et "a beau se proclamer l'héritière de tous les damnés de la terre", "elle n'a rien, plus rien de commun avec la gauche de Jaurès et de Blum", a déclaré le candidat UMP qui dit ne pas avoir "à s'excuser d'appartenir à la droite républicaine". "Laissez dormir Jaurès et Blum, ils sont trop grands pour vous", a lancé M. Sarkozy à l'adresse du Parti socialiste en ajoutant plus tard: "Je me sens l'héritier de Jaurès".
"Un voyou est un voyou"
Evoquant ses récents propos controversés sur la pédophilie, Nicolas Sarkozy a estimé que "la France est la seule démocratie du monde où un homme politique n'a pas le droit de débattre de l'inné et de l'acquis et n'a pas le droit de dire que l'égalitarisme aggrave les inégalités (...), qu'un voyou est un voyou, une racaille une racaille". "Si je suis élu président de la République, tout ce que la droite républicaine n'osait plus faire parce qu'elle avait honte d'être la droite, je le ferai", a encore martelé le candidat de l'UMP.
Concernant la lutte contre le chômage, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'avec lui à l'Elysée, "en cinq ans nous serons à cinq millions de chômeurs, c'est-à-dire le plein emploi. Mais "pour cela, il faut encourager le travail au lieu de le décourager", a-t-il dit à l'adresse de la gauche qui, a-t-il encore accusé, "a trahi Jaurès". (AP)
29 mars 2007
Nicolas Sarkozy lance l'appel de Lille contre la "pensée unique"
L'express, mercredi 28 mars 2007, mis à jour à 21:37
Le candidat de l'UMP à l'Elysée Nicolas Sarkozy a lancé à Lille, devant un auditoire galvanisé, un appel à renverser la "pensée unique" qui gangrène selon lui la société française.
"Mon devoir c'est de convaincre nos compatriotes de faire le choix de l'action et d'abandonner celui de la résignation", a-t-il lancé devant 8.000 à 10.000 personnes.
"Ceux qui gouvernent, ceux qui dirigent, dans les cabinets ministériels, dans les partis, dans les bureaucraties, dans les syndicats, dans l'économie, ont renoncé à vouloir pour la France autre chose qu'un petit destin", a-t-il poursuivi.
Ceux-là, a-t-il affirmé "ont enfermé la France dans le conservatisme", "l'immobilisme" et "répandu partout cette pensée unique qui est une idéologie de l'impuissance publique".
"Ils se sont eux-mêmes persuadés que les Français n'étaient plus en mesure d'accomplir de grandes choses et ils ont essayé de persuader notre peuple qu'il suffisait d'avoir une grande histoire, que nous n'avions pas besoin d'avoir un grand avenir."
"Mon devoir, la tâche que je me suis assignée, c'est de convaincre les Français de s'extraire du carcan de cette pensée unique", a-t-il ajouté. "Je demande aux Français de renoncer au renoncement, je leur demande de croire qu'il est vital d'agir, que c'est possible d'agir, que la politique est l'affaire de tous, que la politique peut tout changer."
Nicolas Sarkozy a dit avoir voulu lancer cet "appel contre la résignation" dans la ville où est né le général de Gaulle, chef de la France Libre, qui exhorta le 18 juin 1940, de Londres, les Français à résister à l'occupant nazi.
Il s'est aussi placé sous le patronage de Roger Salengro, socialiste, ami de Léon Blum et ministre de l'Intérieur du Front populaire qui se suicida à la suite d'une campagne de calomnies.
DE GAULLE ET SALENGRO
"C'est ici, dans cette ville, qui est la ville du général de Gaulle et qui est la ville de Roger Salengro, que je voulais appeler les Français à reprendre leur destin en main", a-t-il déclaré. "Je voulais demander à mes chers compatriotes de ne plus se laisser intimider par ceux qui leur expliquent que, dans le monde tel qu'il est, la France c'est fini, la nation c'est fini et que de toute façon on ne peut rien à rien."
"Où mieux parler du refus de la résignation qu'ici à Lille, dans la ville (de) celui qui a refusé de capituler et a brandi si haut le drapeau de la Résistance en lançant (...) cette phrase magnifique (...) : la France a perdu une bataille mais la France n'a pas perdu la guerre ?" a-t-il ajouté.
Dans une allusion à la "démocratie participative" chère à la candidate socialiste Ségolène Royal, il a également dit vouloir convaincre les Français de "ne plus se laisser abuser par ceux qui leur dise 'circulez, il n'y a rien à voir, de toute manière vos idées sont les miennes' ; parce que les idées, ils n'en ont plus et que les idées ils ne cherchent même plus à en avoir."
Comme l'ancien ministre et président RPR de l'Assemblée nationale Philippe Séguin, aujourd'hui président de la Cour des comptes, qui fustigea au début des années 1990 la "pensée unique" et un "Munich social", Nicolas Sarkozy a dénoncé une "capitulation économique et sociale".
"L'enjeu de cette élection c'est de savoir si nous avons encore assez de volonté en nous, encore assez d'attachement à la liberté pour dire non à cette pensée unique qui voudrait nous faire abdiquer toute forme d'ambition", a-t-il ajouté. "Je vous demande de refuser cette pensée convenue (...), je vous demande de refuser le politiquement correct qui depuis 25 ans étouffe le débat public."
Nicolas Sarkozy a ensuite décliné son programme sur ce thème de la lutte contre la "pensée unique", au nom de laquelle il a notamment affirmé vouloir "provoquer une baisse de l'euro".
"Depuis longtemps la pensée unique nous explique qu'une monnaie forte c'est bon pour l'économie et que de toute façon c'est le marché qui décide du cours de la monnaie. Eh bien ce n'est pas vrai", a-t-il déclaré. "Une monnaie trop chère (...) c'est un inconvénient, ce n'est pas un atout, car il handicape la compétitivité des exportations hors de la zone euro." /EJ
28 mars 2007
26 mars 2007
Sarkozy se dit "heureux" d'avoir "montré le chemin"
NOUVELOBS.COM | 25.03.2007 | 17:47
En voyage aux Antilles, le candidat UMP a ironisé sur le discours de Ségolène Royal portant sur les thèmes républicains. "Je ne lui en veux pas", a-t-il dit, "je trouve que c'est important qu'elle comprenne".

Nicolas Sarkozy (Reuters)
Nicolas Sarkozy pense avoir pris l'ascendant sur ses adversaires avec son discours sur l'identité nationale. A la fin de sa tournée antillaise, le candidat UMP s'est dit "heureux" vendredi 23 mars d'avoir "montré le chemin" à Ségolène Royal et François Bayrou.
"Il y a une semaine, Ségolène Royal et François Bayrou disaient que j'avais tort. Madame Royal, avec le sens de la modération qu'on lui connaît maintenant, prononçait même le mot ignoble", a remarqué M. Sarkozy à l'issue d'une rencontre avec des étudiants à Schoelcher (Martinique). La candidate socialiste avait jugé "assez ignoble" il y a deux semaines la proposition du candidat UMP de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
"Après avoir prononcé ce mot ignoble il y a une semaine, elle fait un discours entier sur l'identité nationale. Je ne lui en veux pas, je trouve que c'est important qu'elle comprenne", a ironisé le candidat UMP. Il faisait référence à la réappropriation par Ségolène Royal du thème de l'identité nationale et des symboles républicains (Marseillaise et drapeau tricolore) jeudi et vendredi lors d'un déplacement en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
"J'ai cassé Bayrou"
"Que les autres candidats se rendent compte que c'est un problème, je m'en réjouis", a poursuivi M. Sarkozy. Le candidat UMP est d'autant plus satisfait qu'il pense avoir marqué des points en mettant au coeur de la campagne ce thème de l'identité nationale, destiné à la France qui avait voté "non" au référendum du 29 mai 2005. "Après que j'ai fait ça, j'ai pris six points dans les sondages, et j'ai cassé Bayrou", a-t-il affirmé aux journalistes dans l'avion qui l'amenait aux Antilles. Un sondage Ipsos publié samedi le place en tête avec 31% des intentions de vote, en baisse d'un demi-point, devant Ségolène Royal (25%) et François Bayrou (18,5%).
Ce discours, M. Sarkozy n'a pas hésité à le décliner aux Antilles. "Je continuerai de parler de notre identité nationale, car je crois que pour un peuple son identité, c'est sa vie", a-t-il lancé vendredi soir lors d'une réunion publique à Rivière Salée (Martinique). "S'il n'y a plus d'identité nationale, ce sera le communautarisme, la loi des tribus, la loi des clans, des sectes!"
Devant 2.000 supporters enthousiastes dont beaucoup arboraient un T-shirt avec l'inscription "Sarko se sa ki fo", le candidat UMP a rappelé avoir évoqué pour la première fois ce sujet de l'identité lors de sa précédente visite il y a un an, et que "personne ne s'en était offusqué".
"Une immigration qu'on ne peut pas maîtriser"
"Les premiers qui peuvent comprendre la question de l'identité, c'est les martiniquais", a-t-il dit lors d'une rencontre avec des étudiants de l'université Antilles-Guyane de Schoelcher. Le ministre de l'Intérieur, qui se flatte d'avoir augmenté de 180% les reconduites à la frontière dans les Antilles françaises depuis 2002, a remarqué que le pacte social antillais "est fragilisé par une immigration qu'on ne peut pas maîtriser". Il a aussi évoqué la pensée d'Aimé Césaire, chantre de la négritude... et président d'honneur du comité de soutien local de Ségolène Royal.
Le candidat, qui avait dû reporter en décembre 2005 un voyage aux Antilles en raison de la polémique sur la colonisation, a été relativement bien accueilli dans les îles, même si la grande foule n'était pas au rendez-vous à l'exception des deux meetings.
Essayer
Nicolas Sarkozy a il est vrai multiplié les promesses afin de séduire les près de 600.000 électeurs antillais, qui pourraient faire la différence les 22 avril et 6 mai: zone franche globale pour sortir les îles de "l'assistanat" par le développement économique, modification des règles de la concurrence pour faire baisser les prix des billets d'avion vers les DOM, plan de modernisation pour la filière banane ou promesse d'une "autonomie énergétique" d'ici 10 ans pour l'outre-mer.
Les Antillais rencontrés par le candidat n'ont pas été dupes. "Vous nous avez fait beaucoup de promesses (...) J'espère que vous n'allez pas nous oublier", lui a dit une étudiante. "La meilleure façon de voir si je tiendrai mes promesses, c'est de m'essayer", a répondu Nicolas Sarkozy. (AP)
Sarkozy veut parler à la "France du non"
De notre envoyée spéciale à Pointe-à-Pitre JUDITH WAINTRAUB.
Publié le 24 mars 2007
Actualisé le 24 mars 2007 : 21h40
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En Guadeloupe, le candidat a promis d'être "le président du pouvoir d'achat".
LES 3 000 M² du hangar du Morne Vergain, aux Abymes, n'ont pas suffi à contenir jeudi soir la foule des nouveaux convertis au sarkozysme. Depuis que les mesures de renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine sont entrées en vigueur en Guadeloupe, l'an dernier, la cote du ministre de l'Intérieur est montée en flèche dans ce fief historique de la gauche. Le candidat de l'UMP a pu le vérifier dès son arrivée sur l'île, jeudi après-midi. Le comité d'accueil qui l'attendait à l'aéroport, armé de tambours ka comme le veut la coutume pour les visiteurs de marque, a vite été débordé par les manifestations spontanées de sympathisants.
Dans l'avion qui l'emmenait de Paris, Sarkozy a montré son intérêt pour un autre clivage, apparu lors du référendum européen de 2005. « La France du non est sous-jacente. Elle n'a pas disparu. Je la sens, a-t-il confié. Elle ne parle pas, on ne parle pas d'elle, mais elle va s'exprimer. Moi, je lui parle quand je parle de l'euro trop fort, d'Airbus, de l'identité nationale, de la politique de l'immigration. » Mais le « candidat de la valeur travail » doit convaincre cet électorat populaire qu'il peut aussi être « le président du pouvoir d'achat ». Récusant d'une phrase « l'idée folle selon laquelle il y aurait un peuple de droite et un peuple de gauche », il a expliqué comment son refus « d'opposer le progrès économique au progrès social » se traduirait concrètement, par exemple par la défiscalisation.
« À la hauteur de la fonction »
Il a promis de « conserver scrupuleusement » les mesures accumulées dans ce domaine par la droite et la gauche pour favoriser l'investissement. En ajoutant son bonus personnel : la création de « zones franches globales d'activité dans les DOM ». Une recette classique, que Sarkozy veut accommoder à sa manière en créant en Guadeloupe « un lieu de résolution à froid des conflits », « dans lequel on pourrait avoir recours à des procédures de médiation de façon systématique » entre « l'ensemble des partenaires sociaux ».
Une contrepartie de sa fermeté sur le service minimum, ou encore sur l'exercice du droit de grève. À une étape de la campagne où le brouillage des lignes s'accentue, Nicolas Sarkozy estime nécessaire de creuser plus que jamais son propre sillon, comme il l'a expliqué en substance dans l'avion. « Bayrou et Royal font une grave erreur en parlant tout le temps de moi, a-t-il confié. On ne retient que ça. Ils feraient mieux de dire ce qu'ils comptent faire, et comment. » Selon lui, « les gens commencent à s'interroger sur la compétence » de ses deux principaux rivaux. Particulièrement sévère à l'égard de son concurrent UDF, il professe qu'« à 10 %, on ne peut pas faire la même chose qu'à 24 %, c'est-à-dire cogner sur ses adversaires et sur les médias. Il faut être à la hauteur de l'idée que se font les gens de la fonction ».
Nicolas Sarkozy reconnaît qu'il s'est livré lui-même aux joies du combat frontal, mais avant d'atterrir à Pointe-à-Pitre, il a promis : « Je ne parlerai plus de Bayrou. » Son meeting en Martinique, hier soir, devait lui fournir l'occasion de prouver qu'il peut tenir sa parole et rester « serein ». Même quand il recule dans les sondages.
Chassé-croisé médiatique entre Sarkozy et Royal
lefigaro.fr.
Publié le 25 mars 2007
Actualisé le 25 mars 2007 : 21h09
Les candidats du PS et de l’UMP étaient les invités de RTL et Europe 1.Difficile, pour les auditeurs de radio, d’échapper à la présidentielle dimanche soir. Tandis Nicolas Sarkozy répondait aux questions des journalistes du Parisien, de TV5 Monde et d’Europe 1, Ségolène Royal était quant à elle l’invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Un dialogue à distance, puisque les deux favoris de l’élection ont évoqué des thèmes communs.
MATERNELLE RAMPAL
Ils sont tous deux revenus sur l’affaire de la maternelle Rampal. Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité faire de commentaire sur la garde à vue de l’institutrice de cette école, car elle a été «décidée par une autorité judiciaire indépendante». «La justice est indépendante et il faut qu'on la respecte », a-t-il expliqué.
Pour Ségolène Royal, «ce qui s’est passé est inadmissible». La candidate socialiste a estimé qu’il fallait «du cas par cas» sur les dossiers des sans-papiers, et assuré que «les enfants scolarisés doivent pouvoir rester et leurs parents doivent pouvoir avoir leurs papiers ».
IDENTITÉ NATIONALE
Revenant sur le débat qui a fait rage tout le week-end à propos de la notion d’identité nationale, Nicolas Sarkozy estime que Ségolène Royal a «changé d’avis». Il rappelle que cette dernière avait qualifié d’«ignoble» sa proposition d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. «On peut se sentir profondément européen et chanter la Marseillaise», a ajouté le candidat de l’UMP.
Ségolène Royal juge quant à elle n’avoir «jamais cessé d’évoquer cette question», mais refuse de «confondre la nation avec le nationalisme». Pour elle, «il ne faut pas demander aux Français d’où ils viennent mais où ils souhaitent aller».
L'EUROPE
Les deux candidats sont revenus sur l’Europe, à l’occasion des 50 ans du traité de Rome. Pour Ségolène Royal, l’une des raisons du «non» à la Constitution en 2005 était «la crainte de la dissolution de la France dans l’Europe». Elle a donc assimilé la question de la nation à celle de l’Union européenne, jugeant que «les Français seront rassurés s’ils sont convaincus que le chef de l'Etat saura préserver nation et n’en fera pas un outil de repli sur soi, de nationalisme et de racisme».
Nicolas Sarkozy a vu dans le pacte de Berlin un «engagement très fort qu'il faudra tenir», estimant qu'il fallait «redonner à la construction européenne un nouvel élan et de nouveaux projets» pour relancer l'Europe.
INSTITUTIONS
La question des institutions a également été posée. Attendue sur son projet de VIe République, Ségolène Royal estime que «c’est en s’appuyant sur l’exigence des citoyens, la colère des citoyens, l’expertise des citoyens, que nous allons avancer» . Elle compte passer par un «conseil consultatif constituant» qui «rassemblera parlementaires, élus locaux et citoyens pour un débat transparent». Outre les changements institutionnels (décentralisation, pouvoirs du parlement accrus...), elle a assuré une nouvelle fois qu'elle mettrait en place des «jurys citoyens» et des procédures de débat public, notamment sur les questions environnementales, déplorant «le mensonge public» sur ces thèmes.
Nicolas Sarkozy a répété son rejet d’une VIè République, «un maquillage pour revenir à la IVè ». Il a développé l’idée d’une nouvelle conception du pouvoir. Il a aussi exprimé le souhait s’il était élu, d’associer davantage le Parlement aux prises de décisions, et de rendre compte régulièrement de son action.





usqu'au bout, Jean-Louis Borlo a cru au suspense qu'il a lui-même entretenu. Mardi 27 mars, à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle, il a, sans surprise, expliqué sur Canal+ qu'il soutenait Nicolas Sarkozy. "Il a mis trois semaines avant de se décider à soutenir le candidat de son parti. Ça montre qu'il doit avoir quelques doutes", ironise François Bayrou, dont M. Borloo avait été le porte-parole en 2002. 






