Le Bouscat avec Nicolas Sarkozy !

Comité de soutien local de l'Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy

30 avril 2007

Interview (n°2) de Patrick BOBET

Maire du Bouscat - suppléant de Chantal Bourragué

Retrouvez cette vidéo sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/x1ulth_soutien-patrick-bobet

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29 avril 2007

heart021

Enfin le vrai débat !
Le second tour se doit de clarifier les enjeux, de marquer les différences en renforçant les choix libéraux.

Avec plus de 30 % des suffrages
exprimés au premier tour de l'élection présidentielle, la réussite de Nicolas Sarkozy est spectaculaire. Non seulement il a réussi à rassembler très largement la droite autour de sa candidature, mais il est encore parvenu à dérober à Jean-Marie Le Pen une part importante de ses électeurs. Sans doute aussi a-t-il réussi -et cela recoupe partiellement les électeurs de Le Pen- à mordre sur tout un pan de l'électorat populaire. Certes cette reconquête s'est faite au détriment des idées libérales, par l’adoption de postures, de propositions fleurant bon le simplisme et le protectionnisme.

Mais l’efficacité est là. Nicolas Sarkozy a su prendre le vent d’une opinion populaire, désorientée et inquiète, à la recherche d’ordre, de sécurité et d’espoir. Comme l'a montré une récente enquête qualitative (on laisse un échantillon d'électeurs exprimer librement leurs pensées), l'électorat de Nicolas Sarkozy dessine plus un besoin de remise en ordre de la France qu'un appétit de mise en mouvement des Français. La France «sarkozyste» qu'ils décrivent est celle où les travailleurs travaillent, la police police, les fonctionnaires fonctionnent, les étudiants étudient, les transports transportent, les rues sont calmes et les syndicats bien élevés...

Tout au long de la campagne du premier tour, nous avons déploré l'absence d'une vraie pédagogie de la modernité, le flou de propositions sans cohérence d'ensemble. Nous avons craint que sur de telles bases, les lendemains d'élections ne déchantent par la confrontation des promesses au choc des réalités (voir «Et après ?»). Mais, de même qu’on juge un arbre à ses fruits, les résultats du premier tour marquent un succès. La mobilisation massive des électeurs, le souvenir du 22 avril 2002, rejette aux marges les extrêmes et redonne une large majorité aux partis de gouvernement UMP - PS - UDF.
Ces résultats constituent un socle sur lequel, dans une confrontation avec la candidate du parti socialiste, un vrai débat peut se nouer, forçant les candidats à préciser et à articuler leurs propositions.

L'enjeu est de taille. Le prochain président de la république, fort des résultats du premier tour, amplifiés par l'élan d'un second tour de rassemblement autour de choix clairs, disposera d'une forte légitimité et d'un mandat pour moderniser la France.

D'une certaine façon, la percée de Bayrou et sa volonté de maintenir son indépendance peuvent y contribuer. En effet, face à l'heureux effondrement de l'extrême gauche (et notamment des candidats du camp « antilibéral », les derniers espoirs du parti socialiste passent par la séduction de ce nouveau centre. En clair, cette situation force le parti socialiste à prendre un virage social-démocrate, voire social libéral à la Tony Blair. Voilà qui pourrait décomplexer la droite, atténuer ses tentations protectionnistes, renforcer des choix libéraux.

Certes il est sans doute bien tard pour développer de nouvelles analyses, mettre en selle des propositions de réformes plus audacieuses et plus modernes. Mais, quoi qu'il en soit, les débats du second tour ne peuvent que clarifier les enjeux, préciser les orientations, dégager les cohérences des politiques proposées et marquer les différences. C'est en tout cas notre part d'espoir.

Alain Madelin

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heart021

Plus des deux tiers des députés UDF ont choisi Sarkozy

Quelque 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient pour le candidat de l'UMP au second tour. L'ancien banquier Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, indique qu'il votera blanc.

Tandis que le débat Bayrou-Royal de samedi n'a pas donné lieu au rapprochement souhaité par la candidate socialiste, de nombreux députés UDF ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle, portant leur nombre à 21 sur 29, soit plus des deux tiers du groupe UDF à l'Assemblée. Derniers en date, Hervé Morin (Eure), Charles-Amédée de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes) et Yvan Lachaud (Gard) ont annoncé qu'ils voteraient Nicolas Sarkozy le 6 mai, après Maurice Leroy (Loir-et-Cher) et Claude Leteurtre (Calvados).

Le président de l'UDF, François Bayrou, a laissé la liberté de vote à ses élus, comme à ses électeurs. Jusqu'à présent un seul député (Gilles Artigues, Loire), a indiqué qu'il voterait blanc. Les autres n'ont pas encore annoncé leur décision.

Le chef de file des députés UDF, Hervé Morin, annonce que "dans l'intérêt du pays" il "votera sans hésitation Nicolas Sarkozy" le 6 mai, estimant que Ségolène Royal "n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle", dans une interview à l'hebdomadaire "L'éveil de Pont-Audemer" à paraître ce lundi. La candidate socialiste "reste enfermée dans un vieux système d'alliance entre les appareils du Parti communiste et de l'extrême gauche", explique Hervé Morin.

De son côté, le député UDF Charles-Amédée de Courson, qui a été membre de l'équipe de campagne de François Bayrou, a annoncé vendredi lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy qu'il voterait pour le candidat UMP. Evoquant la liberté de vote accordée par François Bayrou aux parlementaires UDF, il a cité comme raisons de son choix l'Europe, les finances publiques, la politique économique de l'offre et la nécessité d'un soutien suffisant de l'opinion pour mener des réformes.

"Appartenant depuis toujours au centre-droit, élu de la majorité présidentielle actuelle que j'ai toujours soutenue avec ma sensibilité UDF, j'apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy", a indiqué Yvan Lachaud. "Il est hors de question pour moi de faciliter l'élection de Ségolène Royal", a indiqué de son côté Rudy Salles à l'AFP, estimant se sentir "plus proche du programme économique de Nicolas Sarkozy" que de celui de la candidate socialiste.

Côté Sénat, le président UDF du conseil général du Morbihan Joseph Kergueris a annoncé ce vendredi qu'il voterait "à titre personnel" pour le candidat UMP, sans qu'il s'agisse pour autant d'"une marque de ralliement". Le sénateur breton a justifié son choix en estimant qu'il ne se sentait "aucune communauté d'appartenance de projet avec l'extrême gauche qui s'est ralliée immédiatement à Ségolène Royal".

Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, a annoncé vendredi qu'il avait "l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy" au deuxième tour de la présidentielle, jugeant "comme François Bayrou que le projet économique de Ségolène Royal serait absolument calamiteux pour le pays." "J'ai toujours été hostile à la stratégie du ni droite ni gauche", rappelle ce proche de François Bayrou, qu'il a soutenu au premier tour, dans une interview publiée sur le site internet du Figaro.

Par ailleurs, dans une démarche inédite, "le groupe des élus UDF et apparentés du conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Pierre-Christophe Baguet, député et conseiller général de Boulogne-Billancourt, a décidé à l'unanimité d'appeler à voter au deuxième tour de l'élection présidentielle pour Nicolas Sarkozy", précise un communiqué diffusé vendredi soir.

Nouveau venu à l'UDF, l'ancien ministre Azouz Begag, qui avait quitté le gouvernement début avril pour rallier François Bayrou, a pour sa part clamé qu'il ne votera "jamais" pour Sarkozy.

Enfin, l'ancien président du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, a annoncé vendredi qu'il voterait blanc au second tour de l'élection présidentielle. "Je ne crois pas que l'un ou l'autre des candidats puisse, dans le schéma bipolaire actuel, résoudre les problèmes de la France", déclare-t-il sur le site Internet des Echos. "Le centre ne sera plus jamais le supplétif de la droite ou de la gauche. Nous refusons donc de donner une consigne de vote pour le deuxième tour. Dès lors, je pense que l'électorat de François Bayrou qui partage ces vues doit logiquement voter blanc", explique-t-il.

Pour autant, selon un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde, les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision. Parmi les électeurs de Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchent plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et ils détiennent les clefs de l'élection.

Alain Baron

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27 avril 2007

"Il n'y a pas de troisième choix"

lefigaro.fr (Avec Reuters et AFP).

Publié le 26 avril 2007

Actualisé le 26 avril 2007 : 23h21

logo FIGARO

Il n'y a pas de troisième choix

Nicolas Sarkozy était l'invité de l'émission "A  vous de juger" sur France 2. Contestant un éventuel débat Royal/Bayrou, il a estimé qu'il n'existait pas de troisième choix. Réagissez à sa prestation sur lefigaro.fr

Premier tour : Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'"une preuve de confiance (de la part des Français) qui (l')a beaucoup touché". "Je ne les décevrai pas, je ne les tromperai pas, je ne les trahirai pas", assure-t-il.

Débat Bayrou/Royal : Selon le candidat de l'UMP, tout dialogue est "utile". Il estime cependant que l'unique débat doit avoir lieu entre Ségolène Royal et lui. "Il n'y a pas de troisième choix", a-t-il déclaré.

François Bayrou : Selon Nicolas Sarkozy, les déclarations de François Bayrou à son égard peuvent s'expliquer par sa "déception" de ne pas être au second tour. "Je sais faire la part de l’amertume et de la déception personnelle", a-t-il lancé. "J'ai observé avec une certaine tristesse des déclarations qui ne lui ressemblent pas", a insisté Nicolas Sarkozy.

Majorité : Le candidat de l'UMP juge que ceux qui le soutiendront pourront participer à une majorité présidentielle, y compris à gauche. "Je ferai la meilleure équipe possible", explique Nicolas Sarkozy.

"Tout sauf Sarkozy" : Le candidat de l'UMP estime qu'il a été "le seul" à ne pas attaquer ses adversaires.

Son défaut selon Ségolène Royal : A Ségolène Royal qui déclare que la plus grande qualité et le plus grand défaut de son concurrent UMP est qu'il "sait tout, a réponse à tout", Nicolas Sarkozy demande : "faut-il choisir une candidate qui ne sait pas tout et qui n'a réponse à rien ?"

GOUVERNEMENT

Borloo premier ministre : Interrogé sur la possibilité de nommer Jean-Louis Borloo à ce poste, Nicolas Sarkozy estime qu’il s’agit d’"une idée".

Contre-pouvoirs: Nicolas Sarkozy souhaite que les nominations ne restent plus le fait du prince en les soumettant au Parlement. Le candidat de l'UMP veut que la présidence de la commission des finances soit confiée à un député de l’opposition. Interrogé sur le fait que cette proposition soit la même que celle de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre

"Si je suis élu, je recevrai le chef de l'opposition régulièrement", ajoute le candidat de l'UMP. "J'abandonnerai immédiatement toute fonction élective et partisane", précise-t-il, ce qui implique son départ de la tête de l’UMP.

Proportionnelle : Nicolas Sarkozy y reste opposé mais accepte d'en discuter. La contrepartie, selon lui, serait de supprimer certains postes de député.

Référendum : Le candidat UMP ne projette pas de recourir au référendum, soulignant notamment qu'un président de la République qui organise une telle consultation doit "engager son destin politique" sur l'issue du scrutin.

Gouvernance : Pour justifier son aptitude au dialogue, Nicolas Sarkozy vante son bilan au ministère de l'Intérieur comme au ministère de l'Economie et des Finances. Nicolas Sarkozy dénonce le "procès d'intention" fait à son encontre quand on évoque les réactions susceptibles d'accueillir son élection à la présidence de la République.

ECONOMIE

Service minimum : Les modalités de cette décision seront "soumis à la négociation" avec les syndicats, déclare Nicolas Sarkozy.

Délocalisations : Interrogé sur le cas de l'entreprise Arena qui prévoit de délocaliser sa production, Nicolas Sarkozy déclare souhaiter "renouer avec le capitalisme familial". "On fait une grande erreur en éloignant de notre territoire ceux qui veulent créer des richesses et ceux qui veulent investir", juge-t-il. Il propose aux salariés touchés par des délocalisations de toucher, pendant une année, 90% de leur ancien salaire et de bénéficier d’un contrat avec le service public de l'emploi.

Dette : Selon Nicolas Sarkozy, l'ensemble des mesures qu'il propose permettra de créer un point de croissance. D'autre part, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux permettra, selon lui, de réaliser des économies.

Golden-parachutes : "Choqué" par les sommes touchées par Noël Forgeard, co-président exécutif d'EADS, Nicolas Sarkozy envisage l'interdiction des golden-parachutes par la loi. Il a jugé "particulièrement scandaleux" que l’on offre "2,20 euros" aux salariés au titre de l'intéressement, après les 8 milliards de Noël Forgeard.

TVA sociale : Nicolas Sarkozy répète sa volonté d'"expérimenter la TVA sociale", estimant qu'il n'était plus possible de "continuer à taxer le travail". "L'Allemagne vient de le décider, le Danemark vient de le décider: il n'y a pas eu d'inflation, il n'y a pas eu d'augmentation des prix, ils ont relancé la croissance et ils sauvent des emplois", a-t-il argumenté pour défendre cette mesure très décriée à gauche, qui consiste à transférer sur la TVA une partie du financement de la protection sociale.

SANTÉ

Alzheimer : Nicolas Sarkozy s’est engagé à faire "adopter par le Parlement un plan Alzheimer comme il y a eu un plan cancer", initié à l’époque par Jacques Chirac.

Dépendance : Le président de l’UMP envisage de faire davantage de "place" aux personnes âgées. Il faut, selon lui, créer un "5è risque de la sécurité sociale, le risque dépendance". Il s’agirait d’un "congé rémunéré" pour une personne qui s'occuperait d'une personne âgée dépendante ou en fin de vie. Une proposition qui va plus loin que la mesure décidée en 2006 par le gouvernement Villepin instituant un droit au congé, non rémunéré mais avec maintien des droits à la retraite, pour les salariés souhaitant s'occuper d'un parent dépendant ou très handicapé.

Médicaments : Le candidat de l'UMP souhaite une franchise "de 5 à 10 euros" sur les médicaments pour financer le déficit de la sécurité sociale.

Euthanasie : "La vie c'est sacré", déclare Nicolas Sarkozy, "opposé à toute forme d'euthanasie", admettant toutefois une différence entre "faire mourir et laisser mourir", entre "injecter le liquide mortel, ce que j'appelle faire mourir et interrompre un traitement".

SOCIÉTÉ

Immigration
: Le candidat de l'UMP se dit "résolument opposé à toute forme de communautarisme". Il y oppose le rôle de la Nation car selon lui, "quand on dénonce la Nation, chacun se retranche sur sa communauté". "Je porte l’idée nationale française", affirme-t-il.

Banlieues : Pour Nicolas Sarkozy, son score du premier tour tend à prouver qu'il n'existe pas de problème entre lui et les jeunes des banlieues. Nicolas Sarkozy souhaite engager un plan Marshall à l'attention des jeunes de banlieue. "La République sera généreuse à leur endroit", a expliqué Nicolas Sarkozy qui promet de trouver un emploi à chacun de ces jeunes, pour leur "éviter le piège de l'oisiveté" et faire en sorte qu'ils ne soient pas "tentés par le trafic de drogue".

Environnement : "Je me battrai pour que tous les produits écologiquement propres bénéficient d'un taux de TVA réduit (...) comme pour le bâtiment", propose Nicolas Sarkozy. "Je suis pour la concurrence loyale", déclare le candidat de l’UMP, qui ne veut "plus importer en France des produits qui ne respectent pas le protocole de Kyoto". Il entend donc "taxer les importations chinoises qui ne respectent pas les règles environnementales".

INTERNATIONAL

Europe : Nicolas Sarkozy souhaite renoncer à tout élargissement de l’UE en attendant d'avoir créé des institutions fortes. Le candidat de l'UMP s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Europe : "la Turquie c'est l'Asie Mineure", a-t-il déclaré. Le candidat de l'UMP n'entend pas, s'il est élu, refaire un référendum sur la constitution européenne. Il préfère "mettre la constitution de côté et faire ratifier par le Parlement quelques modifications institutionnelles" comme la mise en place d'un président de l’UE.

Nicolas Sarkozy a de nouveau critiqué le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, accusé de négocier "en dépit du bon sens".

Etats-Unis : Nicolas Sarkozy se veut "libre" par rapport aux Etats-Unis, attirant l'attention de ses contradicteurs sur son rejet de l'intervention en Irak et sur l'importance qu'il accorde au processus de Kyoto, rejeté par les Américains.

Russie : Se voulant respectueux de Vladimir Poutine, le président de l'UMP estime cependant normal de s'interroger sur ce qui se passe en Tchétchénie ou sur le sort des journalistes en Russie.

Pologne : Nicolas Sarkozy est "très préoccupé" par le gouvernement polonais, après les pressions à l'encontre du député européen Bronislaw Geremek, à qui il a apporté son "soutien". Afghanistan : "La présence à long terme des troupes françaises n'est pas décisive" selon le candidat de l'UMP.

Iran : "Il n'y a pas d'autre solution que les sanctions, de plus en plus fermes", déclare Nicolas Sarkozy qui estime "inimaginable" une intervention américaine dans ce pays.

Irak : "J'aurais fait la même chose" que Jacques Chirac, juge le candidat de l’UMP. "Les Américains devront se retirer", a-t-il ajouté.

Darfour : Nicolas Sarkozy souhaite l'établissement de "corridors humanitaires" au Darfour.

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26 avril 2007

Sondage: Sarkozy l'emporterait au second tour

AP | 25.04.2007 | 21:38

Nicolas Sarkozy l'emporterait au second tour de la présidentielle face à Ségolène Royal, avec 53% des suffrages contre 47% pour la candidate socialiste, selon un sondage Ifop pour "ParisMatch.com" rendu public mercredi.

La marge d'erreur de cette enquête est de plus ou moins trois points de pourcentage. A noter que 17% des sondés affirment qu'ils peuvent encore changer d'avis.

Parmi les électeurs qui ont voté pour François Bayrou au premier tour, 54% ont l'intention de voter pour Ségolène Royal au second tour, 46% pour Nicolas Sarkozy. Dix-huit pour cent de ceux qui ont voté pour Jean-Marie Le Pen choisiraient Ségolène Royal, 82% d'entre eux se prononçant pour Nicolas Sarkozy. Concernant ceux qui ont voté pour l'extrême gauche, 86% ont l'intention de voter pour la candidate socialiste, 14% pour le candidat de l'UMP.

- sondage réalisé par téléphone les 24 et 25 avril auprès d'un échantillon national de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales, constitué selon la méthode des quotas. AP

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23 avril 2007

Discours de Nicolas SARKOZY - 22 avril 2007 -


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GIRONDE (33) -- Le Bouscat (résultats complets)

Nombre % Inscrits
Inscrits 16 189 100,00
Abstentions 2 108 13,02
Votants 14 081 86,98

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 124 0,88
Exprimés 13 957 99,12

Voix % Exprimés
  M.  Olivier  BESANCENOT 385 2,76
  Mme  Marie-George  BUFFET 210 1,50
  M.  Gérard  SCHIVARDI 29 0,21
  M.  François  BAYROU 3 149 22,56
  M.  José  BOVÉ 117 0,84
  Mme  Dominique  VOYNET 188 1,35
  M.  Philippe  de VILLIERS 218 1,56
  Mme  Ségolène  ROYAL 3 488 24,99
  M.  Frédéric  NIHOUS 76 0,54
  M.  Jean-Marie  LE PEN 892 6,39
  Mme  Arlette  LAGUILLER 123 0,88
  M.  Nicolas  SARKOZY 5 082 36,41

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RESUSLTATS

Publié le 22 avril 2007

Actualisé le 22 avril 2007 : 23h17

Selon l'estimation Sofres Unilog, le "vote utile" a joué à plein pour les deux principaux candidats. François Bayrou rate son pari, Jean-Marie Le Pen obtient son plus mauvais score depuis 1974.
Résultat de l'estimation Sofres-Unilog à 20 heures. Les estimations des autres instituts en cliquant ici.

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17 avril 2007

Interview de Monique Soulat

conseillère municipale du Bouscat

Retrouvez cette vidéo sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/x1qnn2_interview-de-monique-soulat

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15 avril 2007

Discours

remonter

Nicolas Sarkozy à Meaux

Nicolas Sarkozy
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire

Meaux – Vendredi 13 avril 2007

Mes chers amis,

Remerciements

En venant ici à Meaux, ce soir, je viens à la rencontre de la France, de son histoire, de ses blessures, de son espérance.

Mes chers amis, ici, ce soir , je veux vous dire , dans cette terre qui symbolise la France, celle qui souffre , mais qui ne meurt pas, celle qui se relève toujours, qui se bat pour son avenir, au nom de son énergie , au nom de ses valeurs, de son génie , de son idéal, que nous allons ensemble faire avancer la France, parce que nous savons, ensemble, de quoi nous sommes capables. La France toujours surmonte ses peurs, surmonte ses doutes, et panse ses blessures, parce qu’elle sait de quoi elle est capable. Bossuet, l’Aigle de Meaux, avait tellement raison de dire : « un défaut qui empêche les hommes d’agir, c’est de ne pas sentir de quoi ils sont capables ».

Chacun en a conscience, nous approchons désormais à grands pas d’un moment de vérité où nous devons sentir de quoi nous sommes capables. Un moment de vérité pour la France et les Français qui savent bien qu’ils sont à un tournant de leur histoire, dans un monde traversé par des forces et des mutations gigantesques. Un moment de vérité pour les responsables politiques qui sollicitent vos suffrages pour conduire le pays et vous représenter dans ces temps sans ressemblance. Au fond, dans cette période cruciale entre toutes, la seule question est de savoir de quoi ils sont capables, quelles sont leurs convictions, en quoi leur projet –s’ils en ont un- est accordé aux défis que doit relever notre pays, en quoi il répond aux attentes de nos compatriotes.

Si je suis venu ici ce soir, c’est précisément pour vous dire ma part de vérité et le Président que je m’engage à être, si les Français choisissent de me faire confiance.

Je veux d’abord et par-dessus tout être le Président qui réhabilitera le travail. Le travail en tant que valeur. Le travail en tant que facteur d’émancipation et de solidarité. Le travail en tant que levier d’amélioration de sa condition et de promotion de sa famille.

Le travail c’est le moyen par lequel la France peut résoudre une grande partie de ses problèmes. La France travaille moins quand les autres travaillent plus. Il y a 10 ans, en 1997, la France était plus riche que la moyenne des Quinze pays de l’Union européenne d’alors. Aujourd’hui, elle est plus pauvre.

C’est en travaillant plus que la France résorbera ses déficits, paiera ses retraites, augmentera son pouvoir d’achat, viendra à bout de l’exclusion et de la précarité. Quand on taxe trop le travail, quand on impose les 35 h à tout le monde, quand le droit du travail est trop rigide, on décourage la France qui travaille.

J’appelle la gauche française à avancer sa montre de 150 ans, à réaliser que nous ne sommes plus sous Napoléon III, quand on travaillait 13 heures par jour et 6 jours sur 7 et que le chômage n’existait pas. Je lui demande de ne plus lire la société française du XXIème siècle avec les lunettes de Marx.

J’appelle la gauche française à tirer les leçons de ses erreurs qui ont déjà été chèrement payées par la France et les Français. Ceux qui ont connu la croissance en 1997 l’ont dilapidée. Que les mêmes, après cinq années d’opposition, n’aient pour seul projet que de généraliser les 35 heures à toutes les entreprises et à tous les salariés est proprement sidérant.

Je veux leur dire que le travail n’est pas un facteur d’aliénation. C’est au contraire une source de fierté, d’estime, d’épanouissement et d’autonomie. Travailler c’est aller vers l’autre, c’est agir pour autrui et pour la société. Travailler dans une société comme la France ce n’est pas seulement gagner de l’argent pour soi et sa famille. C’est aussi payer par ses cotisations les retraites des anciens et l’hôpital pour les malades. C’est payer par ses impôts l’éducation des jeunes, la sécurité de nos rues et la défense du pays. Dans une société solidaire comme la France, travailler c’est participer à la solidarité. Réduire le temps de travail c’est réduire la solidarité.

Je veux leur dire que personne ne peut prétendre relancer la croissance sans augmenter le travail. On n’augmente pas le travail quand on met les plus âgés en préretraite pour faire place aux jeunes. On n’augmente pas le travail quand on impose les 35 heures aux PME ! On renonce à l’idée même d’augmenter le travail quand on considère naïvement que la quantité de travail est fixée une fois pour toute. Je crois tout l’inverse : c’est le travail qui crée le travail.

Je propose que la croissance et l’augmentation du pouvoir d’achat soient la priorité de la politique économique.
Je propose de supprimer les charges et les impôts sur les heures supplémentaires pour que ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage soient encouragés à le faire.
Je propose d’alléger la fiscalité du travail en taxant la pollution et la consommation, les importations des pays qui pratiquent le dumping écologique et le dumping social.

Je propose que lorsque l’on a travaillé toute une vie, on puisse transmettre à ses enfants en franchise d’impôts sur les successions le fruit d’une vie de labeur. Si l’on croit au travail, si l’on croit à la famille, on ne peut plus accepter que le patrimoine soit une énième fois taxé et amputé au moment où il passe à la génération suivante. L’égalité des chances, c’est permettre à ceux qui n’ont pas de patrimoine d’en constituer un et de le léguer à leurs proches. Ce n’est pas détruire le patrimoine de ceux qui en ont déjà un. Cela, c’est l’égalitarisme et le nivellement par le bas. Ce ne sont pas les valeurs que je défends et ce n’est donc pas mon projet politique !

Réhabiliter le travail, c’est en finir avec les politiques d’assistanat généralisé, l’impunité des fraudeurs et le gaspillage des fonds publics. Quand l’assistanat paie plus que le travail, quand la fraude reste impunie, quand l’argent public est détourné ou gaspillé, on démoralise la France qui travaille.

La France qui travaille, c’est vous !
La France qui ne demande rien d’autre que de pouvoir vivre en travaillant et souvent en travaillant dur, c’est vous !
La France qui veut être respectée parce qu’elle paie pour tous les autres, c’est vous !

L’assistanat, c’est le contraire de l’émancipation. Et quand on peut vivre mieux sans travailler qu’en travaillant, l’assisté devient prisonnier de l’assistance parce qu’il se trouve dans la situation absurde où reprendre un emploi constituerait pour lui un appauvrissement.

Là aussi, la gauche n’a toujours rien compris. Elle persiste et elle signe. Le conseil régional socialiste d’Ile-de-France vient ainsi d’offrir la gratuité des transports en commun aux Rmistes. Cette bonne conscience ne veut pas voir qu’on enferme de la sorte encore un peu plus nos concitoyens dans l’assistance. Pensez donc, s’ils retrouvent un travail, ils perdront le bénéfice de la gratuité. C’est sans doute ce que les socialistes appellent encourager le travail. Si je ne travaille pas, c’est gratuit. Si je travaille, je paye. Bravo !

Mais moi je dis aux Rmistes de France :

Si je suis élu je vous donnerai le droit à la formation pour occuper un travail, parce que la seule façon de vivre debout est de vivre du fruit de son travail, pas de l’assistance.

Si je suis élu, je ferai en sorte qu’aucun revenu d’assistance ne soit supérieur au revenu du travail.

Si je suis élu, aucun revenu d’assistance ne sera versé sans que soit effectuée en contrepartie une activité d’intérêt général, fût-elle minime. Parce que c’est la seule manière pour que celui qui est en grande difficulté, pour que celui qui a subi un accident de la vie, garde à la fois l’estime de lui-même en se voyant reconnaître une utilité sociale et se réinsère dans la société au lieu de s’en trouver définitivement exclu.

Si je suis élu, j’investirai dans la création d’emplois les 5 milliards d’euros que la France consacre chaque année à écarter les seniors du marché du travail.

Si je suis élu, je bâtirai un service de l’emploi digne de ce nom, regroupant ANPE et UNEDIC, capable de proposer rapidement à tout chômeur un emploi correspondant à ses compétences, ou la formation qui lui permettra d’en trouver un.

Si je suis élu, je mettrai en place un nouveau contrat entre l’entreprise et les salariés : le contrat de travail unique à durée indéterminée. L’entreprise doit retrouver de la flexibilité et de la sécurité juridique : aujourd’hui l’embauche d’un salarié est un risque, elle doit devenir une opportunité. Le salarié doit être sécurisé : en cas de licenciement, il doit pouvoir préserver ses revenus pendant sa recherche d’emploi. Les pays qui autour de nous ont réduit le chômage sont ceux qui ont maintenu cet équilibre entre souplesse pour l’entreprise et sécurité du salarié.

Le plein emploi est possible. Je m'engage sur cet objectif. D’autres que nous y sont parvenus. Il n'y a aucune raison que la France n'y parvienne pas.

On ne respecte pas non plus la France qui travaille si l’on tolère la fraude, si l’on est indulgent avec les fraudeurs, si la fraude n’est jamais punie sous le prétexte que son montant n’est pas très élevé. Pourquoi alors l’honnête citoyen qui paie ce qu’il a à payer continuerait-il à le faire ? Comment le chef d’entreprise qui paie ses charges pourrait-il longtemps lutter contre la concurrence déloyale ?

Le problème de la fraude ce n’est pas d’abord une question de montant, c’est une question de principe. Car ce que l’on ne paie pas, ce sont les autres qui le paient.

Quand quelqu’un ne paie pas son ticket de métro, ce sont les autres usagers qui le paient.

Quand quelqu’un fraude la sécurité sociale, ce sont les autres assurés sociaux qui paient pour lui.

Quand quelqu’un fraude le fisc, ce sont les autres contribuables qui paient l’impôt à sa place.

La fraude c’est toujours un impôt que les fraudeurs perçoivent sur les honnêtes gens et sur les travailleurs.

Je veux être le président qui n’aura aucune indulgence envers les fraudeurs. Je veux être le président qui mettra tout en œuvre pour combattre la fraude et punir les fraudeurs quels qu’ils soient.

Mais il n’y a pas que la fraude qui soit immorale. Il y a aussi le gaspillage de l’argent public.
En gaspillant l’argent public on gaspille la peine du travailleur.
En gaspillant l’argent public, on se moque du mal que se donnent les travailleurs pour le gagner.
L’argent qu’on lui prélève, le travailleur l’a gagné avec sa fatigue. L’argent public, c’est l’argent des Français. Cet argent, moralement, on n’a pas le droit de le gaspiller parce qu’il a été durement gagné. Cet argent il faut le respecter, il ne faut le dépenser que pour ce qui est utile. Cet argent c’est celui de la solidarité, du service public, de la sécurité, de la santé, de l’éducation, de la recherche… On n’a pas le droit d’en gaspiller un euro, d’en détourner un euro.

Il faut avoir le courage de remettre en cause les dépenses inutiles. Il faut avoir le courage de revenir sur les dépenses du passé pour pouvoir financer les dépenses d’avenir.
Il faut avoir le courage d’investir pour les générations futures au lieu de leur laisser la facture de ce que nous consommons. Il faut avoir le courage de mettre un terme au déficit permanent des dépenses de fonctionnement. Il faut avoir le courage de passer vraiment de la logique des moyens à celle des résultats.

Il faut avoir le courage de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce n’est pas une question d’idéologie. C’est du simple bon sens quand on sait que les dépenses de personnel représentent près de 50% du budget de l’Etat. Quand on sait que la réalisation de cet objectif ramènera les effectifs de la fonction publique à leur niveau de 1992. Quand on sait que ce sont plus d’un million d’emplois publics qui auront été créés depuis 25 ans, y compris au sein de l’Etat, sur des compétences pourtant transférées aux collectivités locales. C’est de surcroît le seul moyen de revaloriser le travail des fonctionnaires à qui je veux aussi permettre de travailler plus pour gagner davantage. Je leur rendrai une parte des gains de productivité dégagés par la réduction des effectifs. Je m’y engage.

Revaloriser le travail et l’effort, cela n’est pas compatible non plus avec les dérives actuelles du capitalisme financier.

Je veux moraliser le capitalisme.
Je veux faire prévaloir la logique de la production sur celle de la rente et de la spéculation.

Là encore, que les choses soient claires. Je me bats pour la liberté et le capitalisme. Mais je n’accepte pas que ceux qui ont conduit leur entreprise dans le mur partent avec un golden parachute et des indemnités scandaleuses.

Quand on travaille plus et que l’on prend plus de risques, quand on investit son patrimoine personnel dans son entreprise et qu’on réussit à le faire fructifier, il est normal que l’on soit récompensé et que l’on conserve le bénéfice de sa réussite. Mais quand on a un golden parachute, quand on ne met pas en jeu son patrimoine, il n’y a pas de risque, il n’y a donc pas de raison d’avoir une grosse rémunération. Je crois en la responsabilité, je crois au mérite. La martingale à tous les coups, que l’on gagne ou que l’on perde, que l’on réussisse ou que l’on échoue, cela ne fait pas partie de mon projet de société !

De même que je n’accepte pas que dans une entreprise l’on puisse réserver des plans de stock-options pour quelques-uns, et ignorer l’immense majorité des salariés qui tous concourent à la production de richesses de l’entreprise.

Je n’hésiterai pas à réguler par la loi ces pratiques et ces comportements qui ne font pas honneur au capitalisme et qui ne rendent pas justice au travail des salariés.
Je veux être le Président qui remettra d’aplomb l’école de la République. Une école de l’excellence pour tous. Une école du respect et de l’autorité. Une école de la citoyenneté.

Le projet éducatif c’est ce par quoi commence toute politique de civilisation. C’est ce par quoi, surtout dans la période où nous sommes, devrait commencer tout projet politique.

Le problème n’est pas technique ou financier, il est intellectuel et il est moral. L’origine de nos difficultés vient de ce que nos politiques éducatives ont cessé de faire référence à une idée de l’homme, héritée de l’humanisme des Lumières et qui était le fondement des valeurs de la République.

Partout l’idéologie de 68 a imposé le relativisme intellectuel et moral. Tout se valait : plus de hiérarchie des valeurs, plus de hiérarchie des savoirs, plus de hiérarchie des œuvres. Le dessin de l’enfant vaut celui de Michel-Ange et l’on demande à l’élève d’imaginer une autre fin au Cid, l’élève pouvant légitimement se prendre pour le rival de Corneille.

Avec l’école qui tourne le dos à l’exigence et à l’excellence, tout se passe ailleurs. C’est alors l’origine qui prime. L’inégalité sociale n’est plus corrigée par l’école.

Quand l’école ne sélectionne plus par l’exigence et par l’excellence, elle sélectionne par la capacité des parents à compenser la défaillance de l’école. Je dénonce cette injustice !

Les professeurs, les instituteurs ne sont pas responsables de cette situation. C’est admirable qu’il se trouve encore tant enseignants pour faire plus que ce qu’on leur demande dans un système qui ne valorise en rien le mérite et la prise d’initiative.

Je n’accepte pas que l’on fasse des enseignants les boucs émissaires d’un désastre dont la politique est seule responsable.
C’est la politique qui a fait et défait l’école de la République.
C’est la politique qui peut la refaire.

Notre école doit redevenir le creuset d’une culture commune.
Nos enfants vivent avec Internet. Pour que ce soit pour eux un instrument d’émancipation et non d’aliénation, pour qu’ils ne se laissent pas manipuler, pour qu’ils ne soient pas à la merci de tous les prédateurs et de toutes les manipulations, il leur faut davantage de force intellectuelle et morale et non pas moins, davantage de culture et davantage d’école. C’est l’ignorance qui asservit, c’est la culture qui libère et qui protège.
Nous devons reconstruire une école de la transmission. Nous devons reconstruire une école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe. Nous devons, cher David Douillet, reconstruire une école où le sport soit considéré comme une discipline fondamentale parce que le sport est une morale de l’effort et une éthique. Parce que le sport c’est le dépassement de soi et le respect des autres.
Et si je propose de créer le service civique, c’est parce que je pense que celui qui ignore la valeur de l’engagement est moins riche que celui qui la connaît.
Si l’on n’apprend pas aux jeunes que réussir sa vie, ce n’est pas seulement réussir ses études, avoir un bon métier et une belle voiture, mais c’est aussi se donner aux autres, sortir de la prison dorée de l’individualisme, s’engager pour des causes universelles, lutter contre l’injustice, essayer de rendre un peu meilleur le monde autour de soi, alors beaucoup de nos jeunes n’auront pas une vie aussi pleine qu’elle pourrait l’être.

Il faut refaire de l’école une école du respect.

L’école du respect, c’est une école qui revalorise la condition des enseignants. On ne peut pas prétendre vouloir donner la priorité à l’éducation et au savoir si on laisse nos enseignants dans la situation qui est la leur.

L’école du respect, c’est aussi une école où les enfants valides sont scolarisés avec les enfants handicapés. La moitié des enfants handicapés n’ont pas accès à la même école que les autres enfants. Dans ce pays qui a inventé, il y a plus d’un siècle, l’école gratuite et obligatoire pour tous, comment pouvons-nous accepter une telle injustice ? Je rendrai opposable devant les tribunaux le droit des enfants handicapés d’être scolarisés dans l’école de leur quartier.

Je veux enfin une école où les familles ont des devoirs, mais aussi des droits.

Je protégerai le droit des enseignants à être respectés par les parents d’élèves. Répondre aux convocations des enseignants et des responsables d’établissement est un devoir pour les parents. Assumer sa mission éducative également. Je veux aider les parents qui ont des difficultés à exercer leur rôle éducatif, mais je mettrai aussi sous tutelle les allocations familiales de ceux qui y ont renoncé.

Pour autant, les parents d’élèves n’en ont pas moins de droits sur l’école de leurs enfants. Le droit de connaître les performances de l’établissement et celles de votre enfant dans la classe. Le droit d’être immédiatement informés que son enfant décroche, et non pas à la fin du trimestre. Le droit d’être reçus par les enseignants et le chef d’établissement quand ils le demandent. Le droit de retirer leur enfant d’une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir un avenir.

C’est pour cela que je veux supprimer la carte scolaire parce que choisir l’école de ses enfants est à mes yeux une liberté fondamentale.
Je veux être le Président qui garantira la sécurité des Français, avec fermeté et justice. Fermeté avec les criminels, les délinquants et tous ceux qui enfreignent les lois. Fermeté avec les mineurs délinquants et les récidivistes. Justice pour tous ceux qui veulent s’en sortir et vivre honnêtement du fruit de leur travail.

Bien sûr, tous les hommes ont des droits, quels qu’ils soient et quoi qu’ils aient fait. Mais je n’admets pas qu’on me dise qu’il n’existe pas de différence entre celui qui frappe, qui viole ou qui tue et celui ou celle qui est frappé, violé ou tué. Je veux être le Président qui entre le délinquant et la victime, entre le délinquant et la loi, sera toujours du côté de la victime et de la loi.

La gauche porte une terrible responsabilité : celle d’avoir encouragé le renversement des valeurs et abusé de la culture de l’excuse systématique. Cela, j’ose le redire, c’est avoir perdu le sens moral.

Les lois de la République sont sans doute faites pour que les criminels, même les plus ignobles, même les plus monstrueux, puissent se défendre des actes que la société leur reproche. Mais la justice n’est pas faite pour protéger les délinquants. Elle est faite pour protéger les faibles des forts, et les innocents des coupables.

L’actualité nous offre malheureusement presque chaque jour son lot d’injustice. Pensez à Pierre Bodein, dit Pierrot le Fou, qui est jugé en ce moment pour des crimes atroces et barbares, commis alors qu’il bénéficiait d’une liberté conditionnelle.

Ce n’est pas être juste que d’avoir remis en liberté aussi vite un monstre comme Pierre Bodein. Ce n’est pas être juste que de lui avoir offert autant de réductions de peine, parce qu’il se tenait tranquille en prison. Ce n’est pas être juste que de n’avoir pas voulu tirer toutes les conséquences de son état de dangerosité.

Et ce n’est insulter personne que dire cela. Cette justice là n’est pas la justice que je souhaite pour mon pays.

Je veux être le Président d’une justice qui ne tolèrera plus que les personnes condamnées à 20 ans de réclusion criminelle, comme Pierre Bodein en 1996, n’effectuent même pas la moitié de leur peine. Si Pierre Bodein avait fait ses 20 ans de prison, la petite Jeanne-Marie, la petite Julie et la petite Hedwige seraient encore en vie.

Je veux être le Président d’une justice qui condamnera plus durement les récidivistes que les primo-délinquants. Je veux être le Président d’une justice qui acceptera enfin de tirer toutes les conséquences de l’état de dangerosité des criminels. On invoque bien le principe de précaution pour l’environnement ou la santé. Je propose que les juges, avant de décider de remettre un criminel dangereux en liberté, appliquent ce même principe. Au nom de quoi notre justice ne reconnaîtrait-elle pas le principe de précaution pénale ? Au nom de quoi faudrait-il s’interdire d’ouvrir ce débat, alors que des vies sont en jeu ?

Je pense que même lorsque des criminels dangereux ont purgé leur peine, la loi doit pouvoir offrir aux juges la possibilité de les placer dans des centres spécialisés fermés pour qu’ils soient soignés. La plupart des autres grandes démocraties font cela. Pourquoi faudrait-il que la vie des Français soit moins bien protégée que celles des autres ?

Je veux être le Président qui donnera aux Français le droit réel à la sécurité, qui est le premier de tous les droits de l’homme. Parce que sans la certitude que sa vie ou son intégrité physique ne sera pas menacée, il ne peut y avoir d’autres droits ni libertés. Pour cela, je veux pour les multirécidivistes, pour les délinquants les plus violents, même lorsqu’ils sont mineurs et qu’ils ont plus de 16 ans, des peines planchers. Je veux que les mineurs de 16 à 18 ans puissent être jugés comme des majeurs.

Je veux dire à ces mères de famille, à ces personnes âgées, qui redoutent les rues de leur propre quartier la nuit tombée, que l’ordre républicain vaut partout en France et à toute heure, que je veux une police qui les protège partout, à tout moment, de la loi des bandes.

La fermeté n’est pas un gros mot. L’autorité n’est pas une obscénité. Elles sont l’une et l’autre nécessaires, à condition qu’elles soient justes. Parce que la fermeté sans la justice, n’est que de la violence. Parce que la justice sans la fermeté est impuissante.

Etre juste, c’est savoir tendre généreusement la main et aider ceux qui font tout pour s’en sortir.

Je veux dire à ce jeune issu de l’immigration, qui subit les quolibets dans son quartier parce qu’il travaille à l’école, parce qu’il veut faire des études, que jamais notre pays ne doit plus répondre à son courage par la lâcheté des discriminations.

Je veux dire à ces cités qui ont poussé autour de nos villes à l’époque où la France manquait de bras que leur problème est qu’aujourd’hui elle manque de travail. Il n’y aura pas de solution durable aux difficultés de nos quartiers sans création d’emplois et sans croissance. La politique de la ville ne doit plus être l’autre nom de l’assistanat. Que doivent penser ceux qui se lèvent à 5 heures du matin pour prendre un bus et aller travailler quand leurs impôts financent les vacances et la carte orange de ceux qui ne travaillent pas ?

Cher Yves Jégo, je ne veux plus une politique de la ville, je veux un plan Marshall pour les banlieues. Un plan Marshall qui s’adresse à tous ceux qui veulent créer de la richesse et des emplois, à tous ceux qui veulent bénéficier d’une formation pour trouver du travail. Parce que le plan Marshall que je propose ne concernera pas seulement les immeubles et les murs, mais aussi et surtout les hommes et les femmes de bonne volonté.

Je veux un plan Marshall pour recoudre nos villes déchirées par des rocades, des terrains vagues, des transports en commun rares et éloignés. Clichy-sous-Bois est à une heure trente de Paris, comme Dijon. Mais les rues commerçantes, les cinémas, les théâtres, les bons lycées de Dijon sont à Dijon. Ceux de Clichy-sous-Bois sont à Paris. Je ferai du désenclavement des quartiers une priorité de la politique des transports et de la politique d’aménagement du territoire de notre pays.

Nous pouvons sortir de cette situation si nous sortons de la pensée unique. Nous pouvons comprendre que pour donner les mêmes chances à tout le monde il ne faut pas traiter tout le monde de la même façon. S’il y a bien une partie des Français qui devraient croire que leurs enfants auront une vie meilleure que la leur, ce sont les Français d’origine immigrée. Je veux leur rendre cet espoir.

Je veux être le Président qui réconciliera la France avec son identité nationale. Une identité fondée sur les règles et les valeurs de la République. Une identité pleinement assumée qui favorisera l’intégration des personnes issues de l’immigration. Une identité que nous pourrons revendiquer avec fierté.

Si je devais résumer en une phrase le but de mon projet politique, si je devais dire en une phrase pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle je dirais : « pour rendre à chaque Français, quelle que soient ses origines, quel que soit le quartier où il habite, où qu’il se trouve dans le monde, la fierté d’être Français ! ».

La France, c’est notre pays. Nous n’en avons pas d’autre.
Le mépriser serait nous mépriser nous-mêmes.
Le haïr serait nous haïr nous-mêmes.
La fierté d’être Français, c’est ce qui nous unit par-delà nos différences. Voilà pourquoi il faut être fier d’être Français.

La fierté d’être Français, c’est ce que nous voulons partager avec ceux qui veulent devenir Français.

J’ai voulu parler de la France parce que depuis trop longtemps elle est dénigrée et je n’accepte pas que l’on dénigre notre pays.
Je déteste cette mode de la repentance qui exprime la détestation de la France et de son Histoire, qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires, qui dresse les Français les uns contre les autres en fonction de leurs origines, qui est un obstacle à l’intégration, parce qu’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester.

Je veux parler de la France parce que derrière toutes nos crises, derrière toutes les difficultés dans lesquelles se débattent un si grand nombre de Français, derrière toutes les peurs, toutes les angoisses, c’est une seule et même question qui se trouve posée : celle de notre conception de la nation.

Qu’est-ce que veut dire la France ?
Que signifie le fait d’être Français ?

La France, ce n’est pas une race, ce n’est pas une ethnie.
La France, ce n’est pas le droit du sang.
La France, c’est une volonté de vivre ensemble, en partageant les mêmes valeurs.
La France incarne la persistance de cette volonté collective qui seule peut opposer à la mondialisation des marchés un projet de civilisation.
La France, c’est la certitude pour chaque Français qu’il n’est pas seul pour affronter les grands bouleversements qui sont en train de changer le monde, face aux spéculateurs et aux prédateurs du monde entier, face à tous les dumpings écologiques, sociaux monétaires.
La France c’est la certitude pour chaque Français qu’il n’est pas seul au monde, qu’il n’est pas condamné à se battre tout seul, à s’en sortir tout seul.

La France c’est le nom, c’est le mot, c’est l’idée qui donne un sens à cet autre mot si important à mes yeux qui est le mot « ensemble ». Ensemble, c’est toute la France, c’est tous les Français, unis, rassemblés, mobilisés autour d’un projet, d’un idéal.

Je crois à l’identité de la France qui est faite de principes et de valeurs qui se sont forgés au cours d’une très longue histoire. Ces valeurs sont universelles, elles expriment une grande idée de l’homme et ne sont pas négociables.
La liberté de conscience n’est pas négociable. La laïcité n’est pas négociable. L’égalité de l’homme et de la femme n’est pas négociable. Les droits de l’Homme ne sont pas négociables. Il n’y a pas de place en France pour la polygamie, pour l’excision, pour les mariages forcés, pour le voile à l’école, pour la haine de la France.

À ceux qui veulent vivre en France, la France ne demande au fond qu’une chose : qu’ils admettent que la France ne commence pas avec eux, mais qu’elle a commencé, il y a bien longtemps et qu’elle veut seulement qu’on l’aime, qu’on respecte ses valeurs, qu’on prenne en partage son histoire et qu’on se sente partie prenante de sa destinée.

Je crois qu’au cœur de l’identité de la France, il y a la langue française et que pour ceux qui veulent vivre en France, la maîtrise de la langue française est une exigence qui n’est pas négociable.
Je souhaite que le droit au regroupement familial soit subordonné au fait d’avoir un logement pour faire venir sa famille. Je souhaite que pour faire venir sa famille, on ait des revenus de son travail et pas seulement des allocations familiales.
Si nous n’expliquons pas ce qu’est l’identité nationale, ce qu’est la communauté nationale, chacun se tournera alors vers sa communauté d’origine.

On n’est pas Français seulement par ses racines et par ses ancêtres. On est Français par son âme, par son esprit et par ses sentiments.

Être Français, ce n’est pas seulement un statut juridique. Ce n’est pas seulement un bulletin de naissance. Ce n’est pas seulement un passeport.

On est Français parce que l’on veut l’être, parce que l’on se sent Français, parce que la France on l’aime, on la respecte, on en est fier. Parce que l’on se sent envers elle des devoirs, parce que l’on éprouve envers elle une gratitude, une reconnaissance.

La France m’a tout donné et c’est pour cela que je veux tout lui donner à mon tour.

Oui je veux rendre à chaque Français la fierté d’être Français. Voilà le sens de mon projet !

La fierté d’être Français, comment pourrions nous l’éprouver, si nous continuons à endurer le chômage de masse, l’exclusion, la précarité ?

Comment pourrions-nous éprouver la fierté d’être français si les Français qui n’arrivent pas à se loger décemment avec les revenus de leur travail, sont de plus en plus nombreux, si de plus en plus de jeunes français sont condamnés à ne plus trouver de travail, si nous continuons de reculer partout si les diplômes de nos universités ont de moins en moins de valeur dans le monde entier, si pour le monde entier la France est un pays où l’on ne peut pas entreprendre, où l’on empêche ceux qui veulent travailler de travailler, un pays continuellement paralysé par les grèves du service public.

Comment pourrions-nous éprouver la fierté d’être Français si, cher Christian Jacob, nous renonçons à notre agriculture, à notre artisanat, à notre industrie, à nos usines, qui au-delà de leur apport à l’économie et à l’emploi, sont les dépositaires inestimables d’un patrimoine culturel et d’un art de vivre à nuls autres pareils. Je crois à l’avenir de l’artisanat. Je crois à l’avenir de l’agriculture. Je crois à l’avenir de l’industrie. Ce serait une erreur grave doublée d’une faute de ne plus miser sur le développement de ces trois piliers de notre patrimoine national. Je vous le dis très clairement : je ne serai pas celui qui commettra cette erreur et qui s’en remettra uniquement à la nouvelle économie et aux nouvelles technologies.

Je veux être le Président qui permettra le changement que les Français attendent depuis si longtemps. Le changement pour en finir avec la fatalité de la pensée unique. Le changement pour en finir avec la fatalité de l’impuissance publique. Le changement pour en finir avec la fatalité du non respect des engagements politiques.

Je récuse l’idée que pour rassembler les Français, il faudrait mettre tout le monde d’accord en ne disant plus rien, en ne proposant plus rien, en ne voulant plus rien.

Vous en avez assez de la pensée unique et du politiquement correct. Vous en avez assez que l’on ne puisse plus avoir le droit de dire qu’un voyou est un voyou.
Vous en avez assez que l’on ne puisse pas parler de la nation sans être accusé de nationalisme. Vous en avez assez que l’on ne puisse pas parler de protection sans être accusé de protectionnisme. Vous en avez assez que l’on ne puisse pas dénoncer la surévaluation de l’euro sans être accusé d’être anti-européen. Vous en avez assez que l’on ne puisse pas évoquer la France qui souffre sans être immédiatement taxé de populisme. Vous en avez aussi que l’on ne puisse pas ouvrir le débat de la part de l’inné et de l’acquis dans le développement de certaines pathologies et troubles du comportement sans être aussitôt taxé d’eugénisme. .

Vous en avez assez et je vous comprends.
Je veux en finir avec cette pensée unique qui est le point de rencontre de tous les renoncements, de tous les sectarismes, de toutes les arrogances.
Je veux vous rendre votre liberté.
Votre liberté de choix.
Votre liberté de parole.
Votre liberté de penser.

A force de ne plus rien oser dire, à force de ne plus rien oser imaginer, à force de ne plus rien vouloir, la politique a fini par fabriquer sa propre impuissance.
Le résultat, c’est une République qui s’effrite, une démocratie qui s’abîme, des citoyens qui désespèrent et perdent confiance.
Quel est le drame de la politique française ? C’est la déconnexion entre ce que nous disons pendant la campagne et ce que nous faisons après les élections. Comme Tocqueville, « je redoute bien moins l’audace pour les sociétés démocratiques, que la médiocrité des désirs et des ambitions ».

Moi, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai pas. Tout ce que j’ai dit avant je le ferai après. Et tout ce que je ferai après, je l’aurai dit avant.
Pendant ces derniers jours où tant de candidats croient que tous les moyens sont bons, que l’on peut mentir, insulter, dénigrer sans retenue,

Pendant ces derniers jours où tant de candidats en panne d’idées, de convictions et de projets pensent préférable de chercher à salir plutôt qu’à construire, pendant ces derniers jours où tant de candidats instruisent à mon encontre les procès d’intention les plus énormes et les plus absurdes,

Eh bien moi, je suis bien décidé à ne pas aller sur ce terrain, à ne pas m’abaisser à faire la même chose et à rester digne pour plusieurs s’il le faut.

Franchement, en cette fin de campagne, c’est à croire que si je n’existais pas, certains devraient m’inventer pour avoir encore quelque chose à dire.

Ce n’est pas ma conception de la politique.
La politique, c’est la confrontation des idées et des convictions.
La politique, c’est vouloir quelque chose pour son pays, c’est dire ce que l’on veut pour lui et le faire si l’on est élu.

Je ne serai pas enfin celui qui vous dira que c’est en dépouillant et en abaissant l’Etat que l’on relèvera la France. Je ne suis pas de ceux qui pensent que la solution à toutes nos difficultés est dans le démantèlement de l’Etat et la régionalisation systématique.

Mais la France, pour être forte, a besoin d’un Etat fort. La France est faible parce que l’Etat est faible.
Il est faible parce qu’il est étouffé par son endettement et par sa bureaucratie.
Il est faible parce qu’il se charge de trop de missions qu’il n’a pas les moyens d’accomplir.
Il est faible parce qu’il est miné par des corporatismes, paralysé par les conservatismes, engoncé dans la lourdeur de ses procédures, ankylosé par son hypertrophie et la prolifération de ses structures.
Il est faible parce que depuis trop longtemps, nous, les politiques, laissons gouverner à notre place. Et ce n’est pas la faute des fonctionnaires, si le pouvoir politique n’est plus assez assumé.

Je veux un Etat respecté.
Je veux un Etat que les fonctionnaires soient heureux de servir et dont les Français soient fiers.
Je veux un Etat qui cesse d’être au service de lui-même pour se remettre au service de tous.
Je veux un Etat impartial et une République irréprochable. Si je suis élu, je soumettrai les nominations les plus importantes au contrôle du Parlement parce que ma conception est que l’on nomme les gens pour leur compétence et pas pour la connivence.
Je veux un Etat qui respecte les citoyens et qui assure la continuité du service public. Si je suis élu, je ferai voter une loi sur le service minimum car il n’y a aucune raison pour que vous soyez pris en otage de conflits qui ne vous concernent pas.

Je veux un Etat dans lequel chaque gestionnaire public, chaque ministre, chaque fonctionnaire soit jugé sur ses résultats.

Mes Chers Amis,

Nous avons dix jours pour parler aux Français, pour leur expliquer, les convaincre et pour mobiliser.
Nous avons dix jours pour faire en sorte que ce choix, pour une fois, soit un vrai choix. Je ne veux pas que l’on vote contre mais pour.

Ces dix jours, je veux qu’ils soient vécus avec un devoir absolu de sincérité et de clarté. Cette sincérité et cette clarté seront ma ligne de conduite jusqu’au bout. Je n’en dévierai pas. Je dirai ce que je pense. Je dirai ce que je crois.

Je veux convaincre les Français qu’une politique autre que celle du renoncement est possible.
L’enjeu de cette élection c’est de savoir si nous avons encore collectivement la force de vouloir quelque chose, la force de penser librement, d’imaginer librement notre avenir et pour cela de dire non à la pensée unique et au politiquement correct qui depuis 25 ans étouffent le débat public.
Je revendique pour vous et pour moi le droit de parler librement, d’agir librement, de penser librement. Nous pouvons agir, nous pouvons parler, nous pouvons penser autrement, si nous le voulons, si nous le décidons. Et c’est bien de cela qu’il s’agit le 22 avril et le 6 mai.

Mes chers Amis,
Ce combat, ne vous trompez pas, ce n’est pas le mien, c’est le nôtre.
Si vous considérez que c’est votre combat, que ces dix jours qui restent jusqu’au premier tour, c’est votre affaire et pas simplement la mienne, alors, je vous le dis, ensemble, tout sera vraiment possible.

Ensemble, nous pouvons faire une politique qui agit au lieu d’être condamnés à une politique qui subit. Ensemble, nous pouvons accomplir d’aussi grandes choses que les générations qui nous ont précédés ont accomplies.

Mes chers amis, il reste quelques jours, saisissez cette chance pour penser, parler et réfléchir librement. En mettant par-dessus toute autre considération la France et son avenir car ce sera le vôtre et celui de vos enfants.

Vive la République ! Vive la France !

Posté par gwen erwan à 20:53 - Discours de Nicolas Sarkozy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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