27 février 2007
Nicolas Sarkozy veut montrer sa face "sensible"
LE NOUVEL OBS. AP | 25.02.2007 | 20:09
Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a tenté dimanche de dévoiler, sur le plateau de "Cinq ans avec" sur M6, une facette plus intime, décrivant tour à tour sa personnalité, ses émotions, ses "sensibilités", avouant même le défaut "d'avoir eu la grosse tête".
"Vous savez les sondages, j'en ai tous les jours. Les 25 où j'étais toujours en tête, je ne me suis pas dit une seule seconde que c'était gagné", a-t-il expliqué. Avouant qu'il "faut aller chercher le résultat, il faut convaincre les Français", il dit avoir "besoin de beaucoup de sérénité".
Nicolas Sarkozy est formel, il ne ressemble pas au personnage décrit dans les livres. "Il y a eu 40 livres écrits sur moi" dans lesquels "je me reconnais assez peu". D'ailleurs, "je fais la différence entre ce que je suis vraiment et ce que l'on dit de moi".
Et de redire qu'il a changé. "Aujourd'hui, j'ai 52 ans, alors c'est normal que l'on change". Le ministre-candidat a assuré avoir "compris" qu'"avec le temps, il fallait mettre de l'humanité" et "laisser exprimer" cette humanité. "Je laisse plus percer mes sentiments", affirme-t-il.
Fini le temps où il allait "à la bagarre": aujourd'hui, le candidat affiche une certaine "sérénité". Entre ces deux époques, il a "beaucoup travaillé" car "le travail fait partie de mon projet", il fait "partie de ma vie. Ça m'a obligé à comprendre que l'on ne pouvait pas toujours être gagneur, vainqueur".
Des défauts? Le candidat de l'UMP en avoue un: "J'ai eu la grosse tête". "Dans ma carrière politique, il y a eu beaucoup de hauts et beaucoup de bas". Ainsi, lorsqu'il est nommé pour la première fois ministre (du Budget) en mars 1993, "il m'est arrivé d'avoir la grosse tête". C'était "il y a bien longtemps" et depuis "j'en suis guéri", assure-t-il. Nicolas Sarkozy explique que "c'est peut-être naïf", mais "je réalisais une partie d'un rêve parce que j'avais rêvé de devenir cela".
"Au fond de moi, j'ai la vie que j'ai rêvé d'avoir", a-t-il confié. "La vie d'un adulte, c'est assez simple: adolescent, on rêve; adulte, on essaie de faire concilier sa vie avec les rêves de l'adolescence".
Depuis cinq ans au gouvernement, le portefeuille qu'il a préféré est sans conteste celui de l'Intérieur". "J'ai été passionné et j'ai été plus heureux à l'Intérieur qu'aux Finances, parce que j'aime mieux les gens, parce qu'à l'Intérieur j'ai découvert une France que vous n'imaginez pas". Aujourd'hui candidat à la présidentielle, il doit se résigner à quitter la place Beauvau, "bientôt, quelque part à la fin mars".
Enfin, se disant "sensible" en amitié, Nicolas Sarkozy a avoué qu'il "aime beaucoup" Bernadette Chirac, se disant "très reconnaissant" et "très sensible" qu'elle l'ait appelé" lorsqu'il s'était brouillé avec Jacques Chirac pour cause de ralliement à Edouard Balladur. AP
Nicolas Sarkozy se trempe dans le terroir
L'Express lundi 26 février 2007, mis à jour à 19:37
Porcelaine, crottin de Chavignol, vin de Sancerre : rattrapé dans les sondages par son adversaire socialiste Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy s'est trempé dans le terroir.
Lors de la visite d'une manufacture de porcelaine à Mehun-sur-Yevre dans le Cher, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a de nouveau défendu sa conception du capitalisme "familial" face au "capitalisme financier" et "spéculateur".
A la faveur d'un échange avec les ouvriers de l'usine, il s'est posé en défenseur du pouvoir d'achat des travailleurs et de la "culture ouvrière".
"Il n'y a pas qu'internet, il n'y a pas que la haute technologie, il n'y a pas que l'économie de demain, il y a aussi cette économie de toujours avec des gens qui savent faire ce que personne d'autre ne sait faire", a-t-il dit. "Ça, il ne faut pas le laisser partir."
"Je suis de la droite républicaine, je ne suis pas de gauche mais je ne veux pas qu'on caricature les idées que je défends", a ajouté le ministre de l'Intérieur.
"Je veux clairement poser la question du pouvoir d'achat", a-t-il dit. "Je ne reviendrai pas sur les allègements de charges pour les entreprises (...) mais je dirai aux entreprises, 'quelle est votre politique salariale' ?"
Plus généralement, il a promis d'aider les entreprises, sur lesquelles pèse le coût de l'énergie, à accéder à un "véritable marché concurrentiel" parce que "si on a fait le choix du nucléaire, on ne peut pas avoir une énergie aussi chère".
Il a attaqué la gauche et la candidate socialiste, Ségolène Royal, à laquelle il a reproché de ne pas aller dans les usines.
RECUL DANS LES SONDAGES
"Je suis étonné qu'il n'y en ait pas d'autres qui viennent", a-t-il ironisé. "C'est quand même curieux que ce soit moi qui, quasiment tous les jours, soit au contact des ouvriers et dans les usines !"
"Je pense que quand on veut être président de la République, il faut essayer de montrer une voie, une direction. Il ne faut pas simplement faire de la compassion", a-t-il dit.
"C'est dur de vivre avec le smic, c'est vrai. Mais on n'attend pas de moi que je pleure avec vous, on attend de moi que je trouve une solution pour que vous ne pleuriez plus".
"C'est ça la différence. Des gens pour pleurer avec vous, pour dénoncer la misère vous en rencontrez beaucoup. Mais des gens pour proposer des solutions..."
Nicolas Sarkozy a promis de revenir "dans un an même jour même heure" à l'usine de Mehun s'il était élu à l'Elysée le 6 mai. "Si vous voulez que je revienne vous savez ce qu'il vous reste à faire", a-t-il lancé à plusieurs dizaines d'ouvriers.
Selon un sondage LH2 pour RMC, BFM TV et le quotidien 20 Minutes publié lundi, le candidat de l'UMP perd trois points, à 30%, dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle et Ségolène Royal en gagne deux, à 27%.
Une autre enquête Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point montre qu'il recule de deux points au premier tour alors que Ségolène Royal et le centriste François Bayrou gagnent du terrain.
Mais Nicolas Sarkozy s'est montré confiant et s'est dit certain d'être "en harmonie avec la majorité des Français".
"Apparemment ça va bien", a-t-il dit à propos de sa campagne tout en ajoutant "qu'il fallait rester humble face aux Français
Sarkozy l'emporterait sur Royal par 52% contre 48%, Bayrou à 19% au 1er tour (Ifop)
AFP 27.02.07 | 13h18
26 février 2007
Guaino, la plume de Sarkozy
CHARLES JAIGU.
Publié le 26 février 2007
Actualisé le 26 février 2007 : 08h46
Avec Henri Guaino, le candidat de l'UMP veut conjuguer, en 2007, les campagnes que Balladur et Chirac firent séparément en 1995.
«Le Figaro» commence aujourd'hui une série quotidienne de portraits consacrés à ceux qui, derrière les grands candidats, sont les principaux artisans de la campagne.
«J'AURAIS dû être journaliste. On m'aurait mieux payé, pour écrire beaucoup moins !», maugrée Henri Guaino, depuis son tout petit bureau du ministère de l'Intérieur. Il y campe depuis dix mois, à quelques couloirs du ministre-candidat. Au début, un discours par mois lui permettait de reprendre son souffle : Nîmes en mai, Agen en juin, puis Marseille, Périgueux, Charleville-Mézières. Depuis le 14 janvier, c'est une voire deux interventions par semaine qu'il faut préparer avec le candidat.
Cette semaine ? Un déplacement à Madrid, où Sarkozy doit parler devant des Français expatriés. Et une réunion publique à Bordeaux. Plume désormais installée en « Sarkozie » et salariée depuis un mois par le compte de campagne du candidat, ce « drôle d'oiseau » devrait rester juché sur l'épaule de Sarkozy jusqu'au bout, si tout va bien : « Après, on me jettera comme un Kleenex ! », prévoit-il. Lui qui, en cas de victoire de Sarkozy, rêverait de diriger une grande entreprise publique, si possible EDF.
À 50 ans, cet homme de haute taille a toujours l'air un peu gauche dans son immuable costume rayé. L'oeil noir, le teint bistre qui lui vient d'Arles, d'où il est natif et où il retourne souvent, il agite de grandes mains, prêt à ferrailler comme un capitaine Fracasse. Il admire les maréchaux d'Empire et le siècle des Lumières, pas les spéculateurs balzaciens.
« Après 1988, j'ai su comment on perdait une campagne »
On en oublierait qu'il est économiste de profession, tant il cite Malraux, Hugo, Jaurès... C'est cette plume tourmentée que Nicolas Sarkozy a voulue pour sa campagne. Le présidentiable tempère ses colères, et écoute les remerciements de ce sentimental - « Tu redonnes un sens à ma vie », s'est enthousiasmé récemment Henri Guaino. Et si la réciproque était vraie ? À sa façon, il donne du « sens » à Sarko. « Tu vas voir, c'est Guaino qui va me faire gagner cette présidentielle », a confié Sarkozy à l'un de ses plus proches amis.
La rencontre entre les deux hommes n'a rien de surprenant : ils ont usé leurs guêtres dans les soutes du RPR. Mais sans fréquenter les mêmes écuries. Gaulliste fervent, Guaino a étrenné pour la première fois ses talents avec la présidentielle de 1988. Il était chargé par un certain Jean-Marie Messier de réécrire les interviews du candidat Chirac. « Après ça, j'ai su comment on perdait une campagne », raconte Guaino.
Sa détestation des « experts », façon Messier, Jean-Claude Trichet - qui fut brièvement son patron à la Direction du Trésor -, ou Alain Minc, date-t-elle de là ? En tout cas, Guaino, qui a raté trois fois l'ENA, n'est pas un homme qui entre dans le moule et il fait grise mine quand on lui rappelle que Minc, sa bête noire, soutient lui aussi Sarkozy.
Économiste, il s'est façonné une doctrine à contre-courant de la « pensée unique ». La politique du franc fort fut, selon lui, une faute morale. Pas étonnant, dès lors, qu'il rejoigne Philippe Séguin en 1992. Ensemble, ils bataillent contre le traité de Maastricht et écrivent « Le discours sur la France », l'un des meilleurs de la décennie, lu trois heures durant à l'Assemblée nationale. « Une campagne comme celle-ci n'aurait pas été possible avec Séguin. Il me réveillait à une heure du matin pour intervertir deux paragraphes. Nicolas me fait plus confiance. Il est plus serein », commente l'intéressé.
Puis vint novembre 1994. Jacques Chirac est au plus bas. Ils se voient à l'hôtel de ville. Guaino plaide pour une vraie rupture avec la ligne Balladur. Pour lui, seule « l'autre politique » peut sauver Chirac du désastre. Cette rupture-là se révélera une arme de guerre fatale pour Édouard Balladur, qui incarnera, désormais, l'orthodoxie et la continuité. Sarkozy, qui est dans le camp d'en face, retiendra la leçon. Une fois élu, Chirac dit à Guaino de passer le voir s'il a « quelque chose à lui demander ». L'orgueilleux Guaino ne daigne pas quémander. Il sera finalement nommé commissaire au Plan par le ministre de l'Économie (UDF) Jean Arthuis, puis « viré » par Lionel Jospin. À l'époque, il reçoit le soutien d'Emmanuel Todd, inventeur de la « fracture sociale », et de Régis Debray.
Guaino-Sarkozy, une alliance qui surprend
Car Guaino, cet intello de droite, aime fréquenter les « républicains des deux rives ». Il est vrai que sa vie ferait rosir de fierté les instituteurs, ces « hussards noirs » qu'il aime tant, et dont il ressuscite l'imagerie dans les discours de Sarkozy. Petit, à Arles, il se souvient du poêle à charbon qui fumait dans le fond de la classe, et des enfants en blouse bleue... L'école a donné sa chance à ce garçon qui n'a pas connu son père. Élevé par sa mère, femme de ménage, et par sa grand-mère, il se souvient qu'on ne le laissait pas aller à tous les anniversaires, parce qu'on « ne pouvait pas rendre ». C'est dans cette petite ville du Midi où règne la SFIO de Guy Mollet qu'il apprend la geste gaullienne.
L'alliance « Guaino-Sarko » surprend aujourd'hui. Que vient faire cet auteur d'un livre rageur sur La Sottise des modernes, séguiniste de toujours, chez l'ami du show-biz, le plus moderne des politiques ? Celui qui ne veut pas que l'on confonde Walt Disney et Molière passe le plus clair de son temps avec « Sarko l'américain » ? Justement, Guaino est venu accoucher Sarkozy de lui-même. Un Sarkozy républicain, ni atlantiste, ni communautariste, ni ultralibéral.
Et les sceptiques sont nombreux : « Guaino va à Sarkozy comme des lunettes à un canard, peste l'ex-pasquaien William Abitbol, c'est du bluff. » « Il est très difficile de concilier la France éternelle et l'euro-libéralisme », avance son ami Franck Borotra. Régis Debray, dans les colonnes du Monde, s'en prend au « communautariste » Sarkozy, qui n'aurait pour seule boussole que les sondages. Colère de Guaino, qui défend son héros : « Qu'est-ce qui est vrai ? Ce que l'on dit à 30 ans, à 40 ? Ou ce que l'on dit dans cette épreuve de vérité terrible qu'est la présidentielle ? Où est le vrai Régis Debray ? Celui qui refusait de serrer la main de De Gaulle dans la cour de l'École normale, ou celui qui a écrit, vingt ans plus tard, un des meilleurs livres sur de Gaulle ? »
Guaino plaide pour que l'on prenne au mot le candidat. « Ce qui est dit et répété a une cohérence », dit-il. Il sera en tout cas de ceux qui auront donné à Sarkozy la campagne qu'il veut faire. Pour retrouver les sensations de l'orateur et faire vibrer la foule venue pour écouter l'éloquence retrouvée, le discours simple, direct, compréhensible de Sarkozy s'est enrichi des cuivres et des violons. Parfois, raconte Sarkozy, Guaino en fait trop : « Pour préparer mon discours du 14 janvier, je lui ai montré le testament du frère Christian à Tibéhirine. Il m'a écrit une page entière, mais c'était trop fort, trop long. L'émotion vient de ce qui est évoqué, pas exposé. Nous avons fait dix versions pour obtenir l'effet recherché. » « Les gens qui disent que c'est Guaino qui pense et Sarkozy qui parle se trompent totalement », prévient François Fillon, qui a assisté à la préparation de plusieurs discours. « Méfiez-vous de Guaino, il est dangereux », a dit Édouard Balladur à Sarkozy. « Ne vous inquiétez pas, il ne m'emmènera pas où je ne veux pas aller », a répondu le candidat UMP, qui espère conjuguer, en 2007, les campagnes que Balladur et Chirac firent séparément en 1995.
Sarkozy et Royal à 50-50, reports massifs Bayrou-Royal
26.02.07 | 18h28
Coup de coeur !
Ma position d’homme libre
Comme de nombreux députés-maires UDF, j'anime une équipe municipale UDF-UMP avec équilibre, respect et esprit d'union. Je ne serai, croyez-moi, jamais de ceux qui votent avec les socialistes.
Hier, j’ai participé avec joie et émotion à la réunion des comités de soutien à la candidature de Nicolas SARKOZY à l’élection présidentielle. Mon choix doit contribuer de manière constructive à la campagne présidentielle. Aussi, vous pouvez lire mon discours à la Mutualité où j’explique clairement pourquoi je soutiens Nicolas SARKOZY. Vous en souhaitant bonne lecture !
Mon Cher Nicolas, mes Chers Amis,
Je suis heureux de me trouver à la tribune de la Mutualité devant vous. Pas seulement parce que, par les temps qui courent, les tribunes sont plus sures que les balcons ! J’en sais quelque chose…
Non je suis heureux d’être à la tribune de la Mutualité aujourd’hui parce que l’occasion m’est ainsi donnée d’apporter mon soutien public à Nicolas SARKOZY pour l’élection présidentielle !
Je reviens de Corée - pays du matin calme ! - et tire de mon voyage une leçon de sagesse que je veux vous faire partager. Là-bas, un proverbe dit : « même une feuille de papier est plus légère quand on la porte à deux ». Alors mes chers amis, pour porter le programme que Nicolas SARKOZY propose pour la France, nous ne serons pas trop de deux. Nous devrons être des centaines, des milliers, des millions. Et c’est ensemble que nous le ferons triompher ! Et je sais, qu’avec moi, ce sont des centaines et des milliers de militants du Centre qui te rejoignent et rejoignent tes comités de soutien, Nicolas.
Pourquoi ? Parce qu’il est évident pour beaucoup que tu es le seul candidat capable de gagner et, par ton énergie, d’entreprendre les réformes dont la France a tant besoin. Et je sais que tu ne reculeras pas devant tes responsabilités, poussé par la force de tes convictions et par le soutien du peuple français. « Le vent n’a pas de mains et pourtant il secoue les arbres » prévient un autre proverbe coréen. Ensemble, nous aurons la force du vent !
Il est évident pour beaucoup que le Centre n’a jamais gagné sans la Droite et la Droite n’a jamais gagné sans le Centre. Parce que le socle électoral du Centre est à droite. Raymond BARRE, lui-même, rappelait dans le JDD dimanche dernier que « quand on appartient au Centre, il ne faut jamais rompre avec sa majorité. Si l’on refuse l’alliance, on prend le risque de l’isolement ». Nous sommes quelques uns à nous interroger sur l’avenir d’un Centre qui double la gauche par la gauche !
Je suis de ceux-là moi qui, en 1978, ai contribué avec le PSD, aux côtés des clubs Perspectives et réalités, du Parti républicain, du Parti radical, du CDS, à la création de l’UDF ; moi qui, 17 ans plus tard, au Congrès de Lyon, ai participé activement à la création de la Nouvelle UDF ; moi qui, il y a trois ans, ai réalisé le meilleur score de l’UDF aux élections régionales.
Il y a bien sûr quelque chose de sympathique dans cette démarche ; il y a un courage évident à vouloir bouleverser les lignes, à s’efforcer de créer une dynamique nouvelle, contraire à la logique institutionnelle de la Ve République. C’est un dessein éminemment respectable que de vouloir « renverser la table » comme l’on dit. Et nous aurions tous tort de railler cette démarche, d’insulter les hommes qui la portent et qui, demain, nous rejoindront.
Simplement, elle me paraît vouée à l’échec parce qu’il n’y assurément pas une majorité de Français pour la soutenir et qu’il n’y a pas une majorité de responsables politiques qui y soient sensibles, prêts à y prendre part. Imaginons un seul instant qu’une telle démarche soit plébiscitée par les Français. Comment concrètement, la mettre en œuvre au gouvernement ? Avec qui ? Avec quelle Majorité à l’Assemblée nationale ? Cette démarche est intellectuellement satisfaisante. Elle est pratiquement inefficace.
Or, les Français ont besoin de concret ; en ont assez des discours et désirent des actes. Et tu t’es engagé, Nicolas, à faire la preuve qu’il est possible dans notre pays de passer du discours aux actes, de la théorie de la réforme à la réforme elle-même. J’ai compris Nicolas, que les références historiques à la Gauche ne te faisaient pas peur. Alors laisse-moi te rappeler que GRAMSCI recommandait d’opposer au pessimisme de l’intelligence, l’optimisme de la volonté. C’est cet optimisme là que je veux partager avec toi, avec vous. L’optimisme de la volonté et le pragmatisme de l’action !
Je veux aussi souligner ceci : il est important que les centristes se rallient à la candidature de Nicolas SARKOZY dès le premier tour. La France a trop souffert des divisions de la Droite ; les Français sont écoeurés des querelles politiciennes qui ont conduit à un effritement de son électorat. Des réformes ont été entreprises depuis quelques années (et je veux saluer celle des retraites menée par François FILLON) mais on a bien vu dans ce dossier comme dans d’autres qu’il a manqué un élan pour aller plus loin. Cet élan sera d’autant plus fort que tu rassembleras largement dès le premier tour. Depuis 20 ans, aucun candidat de la Droite et du Centre n’a rassemblé sur son nom plus de 21% des voix dès le premier tour des présidentielles. Parce que tu rassembleras bien au-delà, ta candidature laisse entrevoir un élan nouveau qui enthousiasme les Français.
Je veux contribuer à cet élan nouveau en te prêtant mon expérience et ma sensibilité d’homme libre, d’homme du Centre. Car mes chers Amis, en apportant mon soutien aujourd’hui à Nicolas SARKOZY - je le dis avec gravité, solennité et enthousiasme - je ne rallie pas un parti, je rallie un homme, je rallie un projet. Vous savez, j’ai toujours été libre dans ma carrière politique ; je l’ai payé parfois. Jamais, je ne l’ai regretté. Libre, Nicolas l’est aussi ; il en a même fait le titre d’un de ses livres. Je demeure libre donc, dans un parti qui lui aussi se dit libre.
Nous sommes nombreux au sein de l’UDF à avoir été sensibles à ton beau discours de Charleville en décembre dernier dans lequel tu prônais une France réconciliée, réconciliée avec elle-même, avec les valeurs qu’elle a su, à travers l’Histoire, si brillamment exporter, et dont elle doute pourtant aujourd’hui.
Oui, nous sommes pour la juste récompense du mérite et de l’effort.
Oui, nous sommes pour redéfinir le contrat social et relancer l’ascenseur social et je mesure, à titre personnel, combien la France ne sait plus, de ce point de vue, offrir aux jeunes générations ce qu’elle a permis à leur aînés d’espérer.
Oui, nous sommes sensibles à ton appel à lutter contre le renoncement parce que nous savons dans les fonctions que nous exerçons, combien d’énergie il faut déployer pour réaliser ses rêves.
Oui, nous avons entendu ton appel à combattre les conservatismes et les replis corporatistes qui enraient immanquablement toutes tentatives de réformes en France.
Oui, nous croyons comme toi que l’audace et l’imagination sont les béquilles dont notre pays a besoin pour se relever.
Avec toi, nous croyons que la France n’a à avoir ni peur de l’avenir ni honte de ses acquis, qu’elle ne demande qu’à être décomplexée pour être plus compétitive et qu’elle peut être plus compétitive en étant plus juste dans la répartition de ses richesses.
Ayant dit cela, j’entends déjà ceux qui soupirent qu’en lui apportant mon soutien, je deviens la caution centriste du candidat SARKOZY ; a ceux-là je veux dire que je n’ai pas une tête de caution ! En venant devant vous, en rejoignant Nicolas SARKOZY, je veux simplement, modestement mais fermement apporter à sa campagne une dimension nouvelle, lui qui est ouvert aux idées des autres, une dimension empreinte de préoccupations sociales mais qui fasse place au mérite plus qu’à l’assistance, empreinte de la foi en une Europe fière et protectrice pour une France forte face aux défis de la mondialisation, empreinte de la croyance aux vertus de l’imagination et de l’innovation.
Merci à vous tous de penser que ces dimensions-là, le Centre peut utilement les apporter en prime au programme que votre candidat, notre candidat a choisi de défendre devant les Français.Nicolas, tu m’as fait l’amitié de venir à Issy-les-Moulineaux il y a quelques jours. Tu as dit à cette occasion toute la noblesse de l’engagement politique de ceux qui font que demain est une promesse et non une menace.Derrière le beau slogan que tu as choisi, il n’y a pas seulement une promesse, il y a un espoir et cet espoir nous sommes nombreux à vouloir le faire prospérer avec toi.
Je veux te dire Nicolas que je suis là aujourd'hui parce que je crois en ton message, parce que je sens que les Français sont en train de découvrir la vraie nature de l'homme que tu es, et que je connais pour ma part depuis si longtemps…
Vous l'avez compris, mon choix est un choix de fidélité aux racines de la famille centriste qui m'a fait m'engager en politique et un choix de confiance dans un homme avec qui j'ai appris à travailler. Nicolas, c’est quelqu’un de bien !Nicolas, les rêves d’adolescent que nous avons partagés, les aspirations à servir nos concitoyens, à servir la France, voici venu le moment de les mettre en œuvre. A cet instant crucial pour toi et pour notre pays, je suis debout à tes côtés !
Ipsos : Sarkozy l'emporterait par 53% au second tour
NOUVELOBS.COM | 26.02.2007 | 17:52
Selon un sondage Ipsos réalisé vendredi et samedi derniers, Nicolas Sarkozy l'emporterait par 53% contre 47% sur Ségolène Royal au second tour.
Nicolas Sarkozy l'emporterait par 53% contre 47% sur Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai, selon un sondage Ipsos pour Le Point rendu public lundi 26 février.
L'enquête réalisée les 23 et 24 février donne un écart moindre entre les deux concurrents que la précédente réalisée une semaine plus tôt (54% contre 46%).
Au premier tour de scrutin le 22 avril, Ségolène Royal gagnerait trois points à 26%, mais serait encore distancée par Nicolas Sarkozy, qui perd 2 points, à 31%.
François Bayrou atteint son plus haut score dans une enquête d'opinion, à 17,5% (+1,5 point), tandis que Jean-Marie Le Pen est stable à 13%.
15% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote pour le premier tour et 19% pour le second.
Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 février auprès de 957 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales.
Contribuez au débat et apportez vos idées à
Nicolas SARKOZY
Grande soirée débat sur l’Europe
MERCREDI 7 FEVRIER à 19H30
Salle de l’Ermitage
10 rue Bertrand Hauret 33110 Le Bouscat
Avec la participation exceptionnelle de :
Pierre LEQUILLER
Député des Yvelines
Président de la délégation de l'Ass. Nat. pour l'Union européenne
Sonia DUBOURG-LAVROFF
Conseillère municipale déléguée aux relations internationales
Directrice de l’Agence « Europe-Education-Formation France »
En présence de :
Chantal Bourragué Députée de la 1ère circonscription
Patrick Bobet, Maire du Bouscat
Pierre Lothaire, Conseiller général de Caudéran
Bernard Seurot, Maire de Bruges
Dominique Vincent, Conseiller général du Bouscat-Bruges
Il est bien conseillé de réserver votre place avant le 1er février 2007 midi, soit en nous contactant via notre adresse électronique (comitedubouscat@hotmail.fr) soit directement
http://comitedubouscat.canalblog.com
- Invitation électronique, uniquement publiée sur Internet ou envoyée par courrier(s) électronique(s) -
25 février 2007
Sarkozy s'explique sur la discrimination positive
NOUVELOBS.COM | 24.02.2007 | 18:43
"Je veux la discrimination positive à la française, parce que malheureusement il y a des discriminations négatives, du racisme, des inégalités", déclare le candidat UMP.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé vendredi 23 février, à Perpignan, la nécessité de la "discrimination positive" dans le respect des valeurs de la France.
Le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a répondu pendant une heure aux questions d'une cinquantaine de jeunes issus de l'immigration, à la façon d'un débat participatif comme les aime sa rivale Ségolène Royal.
"Refaire un quartier c'est bien, mais si on ne donne pas une formation à ceux qui y vivent, on se retrouvera dans la même situation", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je veux un plan national qui offre à chaque jeune de quartier une formation qualifiante d'un an pour qu'il puisse déboucher sur un travail".
"Un voyou est un voyou"
Quand une jeune fille se risque à demander simplement "un traitement égal, nous sommes Français, comme les autres", le candidat répond: "Je veux la discrimination positive à la française, parce que malheureusement il y a des discriminations négatives, du racisme, des inégalités".
"C'était une décision lourde de sens que de choisir (comme) porte-parole, une femme qui n'avait pas d'expérience et dont le prénom est Rachida (Dati). Cela veut dire à la France que la France est diverse et qu'il ne faut pas avoir peur de cette diversité".
Interrogé une nouvelle fois sur l'utilisation du mot racaille, Nicolas Sarkozy explique : "C'est une femme maghrébine qui me le dit. Il y a assez de faire le procès sur cette histoire. Un voyou est un voyou, quelle que soit la couleur de sa peau. Je pense avoir fait assez pour l'Islam de France pour pouvoir dire un certain nombre de choses sans être taxé d'islamophobe".
"En France, on ne veut pas de la polygamie"
Comme un participant souligne "les aspects contradictoires" du ministre-candidat "bâtisseur de l'Islam en France", mais qui déclare aussi "la France aimez-la ou quittez-la", Nicolas Sarkozy répond : "Quand on habite en France (...) on ne choisit pas le sexe de son médecin quand on va à l'hôpital faire soigner sa femme. Je respecte le choix personnel du voile, mais au guichet de l'administration, sur la carte d'identité, ou à l'école, on est tête nue. En France, on ne veut pas de la polygamie, des grands frères qui imposent à leurs sœurs une tenue (...) on ne veut pas de jeunes femmes qu'on tient enfermées dans un appartement pour leur imposer un mari".
A Perpignan, Nicolas Sarkozy s'invite dans une cité pour remettre un pied dans les banlieues
LE MONDE | 24.02.07 | 13h27 • Mis à jour le 24.02.07 | 13h28
PERPIGNAN ENVOYÉ SPÉCIAL
e n'est pas la dalle d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise, où il lâcha le mot "racaille". Ce n'est pas la cité des 4 000 à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, où il prononça celui de "Kärcher". C'est une petite salle polyvalente du quartier de Mailloles à Perpignan, ville où, en juin 2005, se sont déroulées des violences entre communautés gitane et maghrébine. C'est là que Nicolas Sarkozy a tenté, vendredi 23 février, de renouer modestement un lien avec la banlieue et les jeunes des cités.
Immédiatement, les journalistes, qui l'attendaient au commissariat principal de la préfecture de l'Aude, sont priés de monter dans un bus sans être renseignés sur leur destination. Au bout de quelques minutes, un des collaborateurs du candidat lève une partie du mystère : "On va à la cité Mailloles où Mme Dati est entrain de discuter avec des jeunes. Je vous demande de ne pas courir. On va voir là-bas comment on va travailler tranquillement." On ne saurait être plus prudent.
DIVERSITÉ
Arrivé sur les lieux, on découvre le candidat-ministre déjà installé sur une chaise en plastique, au milieu de plusieurs dizaines de jeunes et de mères de famille. Le débat démarre par un hommage d'une participante à Mme Dati : "Elle a réussi à nous faire sentir les choses que nous n'avions pas comprises, explique une jeune fille en dévoilant en partie le travail préalable de la conseillère de M. Sarkozy. Entre ce qu'elle nous a dit de vous et l'image que vous donnez dans les médias, ce n'est vraiment pas la même chose."
La sono est crachotante comme pour mieux souligner que cette réunion n'a pas été montée de toutes pièces pour aider le candidat à reprendre pied dans les quartiers. Vantant les mérites de sa conseillère, M. Sarkozy fait l'éloge de la "discrimination positive", une expression qui avait disparu de son vocabulaire de candidat officiel. Il promet, s'il est élu, de faire représenter la diversité "à la tête des cabinets ministériel et des administrations". Il parle de "passer à une autre étape de la politique de la ville" et réaffirme son projet d'un "plan national de formation qualifiante pour chaque jeune en difficulté" : "C'est à l'Etat de corriger les inégalités."
La seule contradiction viendra d'un jeune homme qui, habilement, l'interroge : "La France dites-vous, "aimez-la ou quittez-la". Vous l'aimez cette France, et pourtant vous avez envie de la changer. Pourquoi quelqu'un issu de l'immigration n'aurait pas le droit de critiquer la France ?" Réponse biaisée du candidat : "Quand on habite la France, on respecte ses valeurs. On ne choisit pas le sexe de son médecin. Le sacrifice rituel ne doit pas être pratiqué de la même façon qu'à Kayes (Mali). Je ne fuis pas le débat. Une infime minorité se comporte en France comme elle ne pourrait pas le faire dans un pays de l'autre côté de la Méditerranée." Au bout d'une cinquantaine de minutes, M. Sarkozy repart.
Le soir, le candidat retrouve, lors d'un meeting consacrée à "l'autorité", un public acquis à sa cause. Même s'il se dit conscient que ce mot "vous fait immédiatement soupçonner de préparer rien de moins qu'un Etat policier", il n'hésite pas une fois de plus à caricaturer Mai 68. Abandonnant ses références à Jaurès et à Blum, il s'est montré, dans cette thématique idéale pour le ministre de l'intérieur qu'il est encore, plus à l'aise que devant les jeunes de la cité Mailloles. Le chemin de son retour en banlieue est encore long.
Philippe Ridet
Article paru dans l'édition du 25.02.07

icolas Sarkozy creuse à nouveau l'écart avec Ségolène Royal et l'emporterait au second tour de l'élection présidentielle avec 52% des suffrages contre 48% à son adversaire socialiste, selon un sondage Ifop réalisé lundi, à paraître jeudi dans Paris Match. 









