12 février 2007
Nicolas Sarkozy veut être "le président de l'union nationale"
LE MONDE Reuters 12.02.07 | 17h18

C'est une Angela Merkel tout sourire qui a accueilli chez elle, en Allemagne, le ministre Français de l'Intérieur et candidat à la présidentielle. Nicolas Sarkozy était accompagné d'Alain Juppé. Les deux hommes ont visité le mémorial de l'Holocauste de Berlin avant de rencontrer la chancelière Allemande.
Photo Saget/AFP
"Je veux être le président de l'union nationale et de la réconciliation nationale", a déclaré à des journalistes le ministre français de l'Intérieur, après une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a cependant déclaré que "l'ouverture politique" qu'il prône était différente de la coalition gouvernementale entre chrétiens-démocrates et socio-démocrates allemands. "Cette coalition est le résultat d'une situation où les électeurs allemands (...) avaient choisi de ne faire gagner aucune famille politique", a-t-il dit. "Je ne pense pas que vous puissiez demander à un candidat à l'élection présidentielle française de faire un choix qui est celui de ne pas gagner." "Donc, il y a une différence avec ce que j'ai proposé. Ce que j'ai proposé c'est de mener campagne sur un projet, de rassembler le plus grand nombre de Français sur ce projet et d'avoir la sagesse de m'ouvrir à d'autres personnes, à d'autres idées parce que je ne serai pas le président de la République d'un clan, d'une seule famille politique ou d'une secte", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a d'autre part fait de la présence à ses côtés à Berlin de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui fut longtemps considéré comme le dauphin du président Jacques Chirac, un symbole de sa démarche. C'est "le symbole d'une famille politique très solidaire et très unie, où j'aurai besoin de tous les talents", a-t-il dit. Il a par ailleurs refusé de commenter le discours prononcé dimanche à Villepinte, en région parisienne, par la candidate socialiste Ségolène Royal, qui a présenté les grandes lignes de son "pacte présidentiel". "J'aurai l'occasion dans les jours qui viennent de dire, une fois revenu sur le sol national ce que je pense de ce qu'elle a dit", a-t-il déclaré. "Moi, je ne suis pas quelqu'un qui critique les autres. je m'occupe de ce que j'ai à faire et, croyez-moi, c'est déjà beaucoup", a-t-il ajouté un peu plus tard |
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=232853&pid=3983867
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

ERLIN (Reuters) - Nicolas Sarkozy déclare lundi, lors d'un déplacement en Allemagne, qu'il veut être le "président de l'union nationale" mais récuse tout parallélisme avec le gouvernement allemand de "grande coalition". 





