Le Bouscat avec Nicolas Sarkozy !

Comité de soutien local de l'Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy

18 janvier 2007

Rue d'Enghien, l'équipe de Sarkozy fait ses premiers pas

LE FIGARO, Publié le 18 janvier 2007

Actualisé le 18 janvier 2007 : 11h33

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« Les galons se gagnent au cours de la campagne », a déjà dit le candidat à ses soutiens.

DEPUIS les coursives des deux étages de l'ancien théâtre réaménagé par Ricardo Boffil, les permanents du siège de campagne de Nicolas Sarkozy observent les visiteurs du jour : des journalistes, venus assister hier au premier point de presse des porte-parole du candidat, Xavier Bertrand et Rachida Dati. Le ministre de la Santé, parfaitement à l'aise, donne quelques indications sur l'activité du 18, rue d'Enghien. Les porte-parole s'exprimeront « en fonct­ion de l'actualité ».

Dans cet immeuble de verre et d'acier construit en 1920, « transparence, souplesse et ouverture » seront les maîtres mots. Pour le prouver, Xavier Bertrand annonce que Nicolas Sarkozy a reçu Alain Juppé la veille dans ces nouveaux locaux. Ils ont parlé du rôle de l'ancien premier ministre dans la campagne, « mais aussi de la place de l'écologie, qui tient à coeur à Alain Juppé ».

Rachida Dati, elle, débute dans le métier. Son parcours dans la magistrature et ses fonctions au ministère de l'Intérieur ne l'ont pas préparée à affronter les projecteurs. Mais quand un journaliste lui de­mande si Nicolas Sarkozy « a re­cours à des médicaments » pour se calmer, elle éclate de rire avec naturel : « Nous, on l'a toujours connu comme ça ! » Le candidat est le seul à disposer d'un bureau fermé et climatisé. Il y jouit d'une intimité relative : une baie vitrée donnant sur la rue offre une vue imprenable aux occupants de l'immeuble d'en face.

D'un étage à l'autre

François Fillon président du comité stratégique et du comité poli­tique de Nicolas Sarkozy, s'est adjugé le bureau le plus spectaculaire. Entièrement vitré, il domine l'atrium qui occupe le rez-de-chaussée. À côté, au même niveau, mais de dimensions plus modestes, le bureau de Claude Guéant, directeur de la campagne. La pièce n'a pas de porte, mais elle est en partie dissimulée par un gros pilier. Cette position stratégique réjouit son occupant : « Quand il se passe quelque chose, tout le monde s'interpelle d'un étage à l'autre, c'est rigolo. »

Les autres membres de l'équipe se partagent des bureaux à plusieurs. Y compris Cécilia Sarkozy, qui a choisi comme cothurne Roger Karoutchi, chargé de mobiliser les fédérations.

En réunissant la commission exécutive de l'UMP rue d'Enghien, mardi après-midi, le can­didat a prévenu qu'« au début d'une campagne, les compteurs se remettent à zéro », et que « les galons se gagnent au cours de la campagne ». Il a aussi souhaité que « chacune des personnalités importantes » du dispositif « y ait sa place et y soit heureuse ». Et pour donner le ton, dans la foulée, il a emmené Cécilia dîner dans un restaurant parisien avec le couple Raffarin, Fran­çois de la Brosse et son épouse, amie de Cécilia, et José Frèches, qui s'occupe du site du candidat avec François de la Brosse.

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Sarkozy domine nettement Royal en termes de pronostic de vote

LE MONDE - Reuters 18.01.07 | 16h07

Nicolas Sarkozy prend une avance confortable de treize points sur Ségolène Royal en termes de pronostic de victoire au second tour de l'élection présidentielle, selon un sondage Ifop pour Profession politique.

Le président de l'UMP recueille 51%, contre 38% pour la candidate socialiste, le dirigeant du Front national Jean-Marie Le Pen arrivant en troisième position (4%), devant le président de l'UDF François Bayrou (2%).

L'Ifop y voit un "effet désignation" après l'investiture du président de l'UMP et le fruit de sa "plus forte capacité à susciter davantage la confiance des sympathisants de droite en la victoire" que Ségolène Royal.

L'examen du souhait des personnes interrogées atténue à la fois l'avance du président de l'UMP sur son adversaire socialiste (35% contre 32%) et la suprématie du duo Sarkozy-Royal sur les autres candidats.

François Bayrou arrive en effet en troisième position avec 12% et devance Jean-Marie Le Pen, crédité de 8%. Ces derniers retrouvent en niveaux des souhaits à peu près équivalents à leurs intentions de vote dans d'autres sondages.

En termes de souhaits de victoire, l'Ifop souligne que la "prime" dont bénéficie Nicolas Sarkozy tient à une meilleure mobilisation de son camp: 86% des sympathisants de son mouvement expriment le souhait de le voir élu président de la République alors que 74% des proches du Parti socialiste font part du même voeu pour Ségolène Royal.

Ce sondage a été effectué le 15 janvier auprès d'un échantillon de 963 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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Numéro spécial du Point sur Nicolas Sarkozy

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A ne pas manquer dans les kiosques cette semaine, le numéro spécial du Point sur Nicolas Sarkozy

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Coup de coeur pour le ministre de la recherche

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Sarkozy remercie Goulard

© Le Point, 17/01/07.


Nicolas Sarkozy a appelé François Goulard pour le remercier d'avoir annoncé qu'il avait voté en sa faveur le jour de la désignation du candidat UMP à la présidentielle. Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur était connu pour ses prises de position plutôt hostiles à son collègue de l'Intérieur.

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Coup de coeur pour MAM !

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Alliot-Marie dira "ses vérités" à Royal

CLAIRE BOMMELAER ET PHILIPPE GOULLIAUD.

Publié le 17 janvier 2007

Actualisé le 17 janvier 2007 : 08h13

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Le ministre de la Défense se sent en position de « critiquer une femme ».

« ON A FAIT beaucoup de politique depuis trois jours ». Hier, lors des voeux à la presse du ministre de la Défense, l'entourage de Michèle Alliot-Marie justifiait son silence sur la politique intérieure. MAM, qui s'est ralliée à Nicolas Sarkozy, a centré son discours sur le bilan de ses « quatre ans et demi » à la tête du ministère. Ce ministère dont elle a « voulu faire un modèle », tant dans le domaine social, environnemental, éducatif qu'économique. Celle qui s'est présentée comme une adepte de « la course de fond » a indiqué qu'elle mettrait à profit les quatre mois avant la présidentielle pour « confirmer et conforter » les réformes entreprises.

Alors que le budget de la Défense sert souvent de variable d'ajustement, elle a prévenu qu'elle serait « vigilante » sur le maintien de l'effort de défense. « J'en avais fait une condition absolue de mon engagement au côté de Nicolas Sarkozy », a-t-elle dit, affirmant avoir été entendue par le candidat.

Longtemps reportée pour ne pas empiéter sur le domaine réservé du président de la République et prendre de front Michèle Alliot-Marie, la convention UMP sur la Défense devrait avoir lieu en février. Et MAM devrait être pleinement associée à son organisation.

« Sarkozy a souhaité que je sois largement à ses côtés, même si nous allons nous répartir les rôles », a confié le ministre en marge de ses voeux, ajoutant : « Un homme est toujours en mauvaise position pour critiquer une femme. Cela ne doit pas nous empêcher de dire un certain nombre de vérités. C'est moi qui les dirai. »

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Coup de coeur pour nos députés en campagne !

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Les députés revigorés par l'entrée en campagne

SOPHIE HUET.

LE FIGARO, Publié le 17 janvier 2007

Actualisé le 17 janvier 2007 : 09h21

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Oubliés les éclats de voix de la semaine passée : l'atmosphère était à l'enthousiasme, hier, au sein du groupe majoritaire.

« ÉMOUVANT », « dense », « impressionnant », « très cohérent »... Les députés UMP n'avaient pas assez de mots, hier, pour rendre hommage au discours prononcé dimanche par Nicolas Sarkozy au congrès de la porte de Versailles. Même le premier ministre, Dominique de Villepin, a reconnu hier, lors de ses voeux à la presse, que le discours d'intronisation du candidat UMP à l'élection présidentielle avait présenté « une véritable vision de la France ». « Tout le monde est uni. C'est complètement apaisé », s'est même félicité le ministre sarkozyste Christian Estrosi.

Aussi « sereins » que leur champion, les députés UMP ont eu, lors de leur réunion de groupe hebdomadaire, une attitude diamétralement opposée à celle de la semaine dernière. « Pas une critique contre le premier ministre, juste un grand moment de bonheur entre nous », résume l'un d'eux.

« Tu as su, Nicolas, nous rassembler. Un élan a été impulsé », a affirmé en préambule Bernard Accoyer, le président du groupe UMP. Réponse de Nicolas Sarkozy : « Sans vous, et sans les militants, cela n'aurait pas été un succès. » Et d'ajouter : « Nous avons une véritable formation populaire. » Devant le groupe UMP, désormais « à 99 % sarkozyste », selon Alain Joyandet et Bérangère Poletti, le président de l'UMP a distillé les remerciements. À Dominique de Villepin : « Que le premier ministre vienne, c'était important pour lui, pour nous. » À Michèle Alliot-Marie : « J'ai été très sensible à son discours. » À Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin : « Leur attitude doit être saluée par tout le monde. » À Jean-Louis Borloo : « Avec lui, également, la campagne doit vivre. »

Sans oublier le chef de l'État, avec cette phrase quelque peu énigmatique : « Ce que fera le président de la République sera bien fait. » « Il faut rassembler, porter des idées et gagner », s'est encore exclamé Nicolas Sarkozy dans le huis clos de la salle Colbert, avant de décocher quelques flèches à ses adversaires politiques.

« Allié, pas rallié »

À commencer par Ségolène Royal : « En France, pour gagner, il faut faire de la politique, pas seulement de l'image. » Et plus largement : « Je dis aux socialistes : « Vous avez le monopole du sectarisme », par allusion à la célèbre formule de Valéry Giscard d'Estaing lancée à François Mitterrand pendant la campagne de 1981 : « Vous n'avez pas le monopole du coeur. » Soulignant « l'incapacité » de la candidate du PS à « rassembler sa famille », Sarkozy a rétorqué : « Moi, je veux faire l'inverse. On est une équipe, sans se renier, sans cacophonie. »

« C'est un autre Nicolas Sarkozy, qui a vocation à un rassemblement extrêmement large », décrypte Emmanuel Hamelin. « Nicolas est en train d'atteindre la masse critique pour pouvoir l'emporter », analyse Jacques Myard. « Nicolas a fait les efforts nécessaires pour infléchir son discours sur les institutions, le social et la politique étrangère. C'est de nature à favoriser le rassemblement de toute la famille sans exception », estime Patrick Ollier, le compagnon de Michèle Alliot-Marie, ralliée à Sarkozy. Le président du Sénat, Christian Poncelet, a lui aussi annoncé « une année 2007 où nous allons vibrer à l'unisson ». « Il y a de la place pour tous les talents », résume le sarkozyste Laurent Wauquiez.

Seuls deux députés villepinistes, Georges Tron et Hervé Mariton, participaient hier au déjeuner restreint organisé à Matignon par le premier ministre, qui avait aussi convié les ministres chiraquiens Henri Cuq et Christian Jacob, ainsi que François Goulard, un autre de ses fidèles récemment rallié à Sarkozy. « Nous sommes tous convenus qu'il y avait nécessité de participer à la campagne », explique Georges Tron, qui se veut « en position d'allié, pas de rallié » envers le président de l'UMP.

Plus nuancé, Hervé Mariton déclare qu'il veut « oeuvrer librement à la victoire de son camp » et use d'une métaphore : « Il faut plusieurs moteurs à la fusée, mais ils ne se déclenchent pas tous en même temps. » Seul le villepiniste de choc Jean-Pierre Grand continue à dire qu'« un seul candidat de la majorité présidentielle, c'est très dangereux, car ceux qui ne veulent pas de Sarkozy feront un choix d'opposition au premier tour. Mais reviendront-ils dans le giron de la majorité au second tour ? C'est toute la question ».

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Patrimoine : l’opération transparence des candidats

Lefigaro.fr avec AFP. Publié le 17 janvier 2007

Actualisé le 17 janvier 2007 : 19h21

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Pressés par la divulgation de la déclaration de patrimoine de Ségolène Royal, les états-majors politiques se bousculent pour publier au plus vite celles de leurs candidats.

«Vous êtes le quatre-vingtième à appeler ce matin…», soupire, agacé, un attaché de presse. La déclaration de Ségolène Royal, qui a publié mardi soir son patrimoine pour couper court aux rumeurs, a transformé les sièges de campagne en cellules de crise.

Dès mercredi matin, Dominique Voynet, la première, publie la liste de ses biens : deux maisons, dont une qu'elle n'a pas fini de payer, et une Twingo qui roule au GPL. Quelques instants après, Corinne Lepage, qui paye l’ISF, faisait de même.

A l’UDF, on assure que «bien entendu», François Bayrou publiera sa déclaration de patrimoine «incessamment». Dans la journée ? «Dans les heures qui viennent». On sait déjà que selon son entourage, François Bayrou «ne paie pas l'ISF». En fin de journée, le leader centriste précise qu'il possède avec sa femme une résidence principale à Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques, acquis entre 1978 et 2002 pour un total de 65.357 euros et estimée aujourd'hui à 426.000 euros, plus un appartement parisien estimé à 179.890 euros. Il faut ajouter les biens de sa ferme , environ 120.00 euros, et deux voitures, une Toyota Previa de 1995 et une Peugeot 307 de 2001, estimées à 5.000 euros. Au total, son patrimoine est estimé à 607.000 euros.

Tempête de déclarations
Difficile de joindre quelqu’un au siège de l’UMP. La réponse viendra en milieu de matinée. Lors d’une conférence de presse au QG de campagne, les porte-parole du candidat de la majorité lèvent un coin du voile : Nicolas Sarkozy «paye l’ISF depuis un an» et «transmettra sa déclaration dans quelques jours». En visite au Luxembourg, Ségolène Royal a demandé à son rival de le faire «dans la journée».

Les autres candidats finiront presque tous par donner une réponse. On a ainsi appris dans la journée que :

- Philippe de Villiers «ne paie pas et n'a jamais payé» l'ISF et évalue son patrimoine à environ 540.000 euros. Il possède une propriété en Vendée (350.000 euros), un studio à Paris (140.000 euros), des meubles évalués (47.000 euros). Il a deux voitures, une 607 et une 307 Peugeot.

- Marie-George Buffet loue «un appartement au Blanc-Mesnil. Elle possède une petite maison en Bretagne dont elle n'a pas fini de rembourser le crédit. Elle n'est pas sous le coup de l'ISF».

- Olivier Besancenot est «copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris: la valeur de son patrimoine est de 37.000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001, il a comme seul revenu son salaire de la Poste d'un montant mensuel de 1.000 euros nets. Il n'est donc pas soumis à l'ISF».

- Arlette Laguiller bénéficie quant à elle d’une «retraite mensuelle totale de 2.276 euros. Pas de biens immobiliers ou actions. 3.000 euros sur un Livret A, 1.650 euros en épargne logement, 405 euros en Codevi, environ 8.000 euros sur compte courant au 17 janvier. Une Renault Clio achetée en 2000».

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Le camp Sarkozy a le moral

NOUVELOBS AP | 17.01.2007 | 17:11

Pendant que Ségolène Royal semble traverser un trou d'air, Nicolas Sarkozy, qui estime avoir réussi son entrée officielle en campagne dimanche au congrès de l'UMP, a le moral.

"Ca va encore même mieux que bien", a confié le ministre-candidat dans des propos rapportés mercredi par "Libération".

La même sérénité règne au QG de la campagne sarkozyste, ouvert mercredi aux journalistes pour le premier point de presse des porte-parole Rachida Dati et Xavier Bertrand. "Il y a une rencontre qui aujourd'hui est en train de se faire avec l'ensemble des Français", a affirmé le ministre de la Santé.

Xavier Bertrand faisait référence aux sondages publiés cette semaine. Selon LH2, Nicolas Sarkozy est devenu le candidat préféré des ouvriers et des employés, coeur de cible de ses discours. Selon l'Ifop, il battrait Ségolène Royal avec 52% des voix au second tour, soit trois points de mieux qu'en novembre.

Ce sondage a été réalisé après le congrès de l'UMP, où Nicolas Sarkozy a été intronisé dimanche par toute la "famille" de la droite. Même le dernier carré des chiraquiens a reconnu que le président de l'UMP avait présenté une "véritable vision pour la France" dans son discours, selon l'expression de Dominique de Villepin.

Dans ce discours très rassembleur, le candidat a marqué sa volonté d'être le président d'une "France réunie", s'adressant tout particulièrement à la gauche. Mettant en sourdine son discours sur la "rupture", il a dévoilé son nouveau slogan: "ensemble tout devient possible".

"J'ai mis longtemps à établir le lien entre la crise morale française et la crise du travail dans notre pays. Depuis dimanche, j'ai fait le lien", se félicite M. Sarkozy.

La valeur travail sera la "grille de lecture" de la campagne du candidat, explique M. Bertrand. Il y reviendra dans tous ses déplacements. Après le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo lundi, M. Sarkozy se rend jeudi au Synchrotron de Saclay (Essonne) et vendredi à Millau (Aveyron) pour de nouveaux déplacements sur "la France et ses atouts". Il ira lundi dans le sud de la France.

Bien conscient qu'il aurait plus à y perdre qu'à y gagner, Nicolas Sarkozy refuse de participer à la polémique du moment avec le PS sur la fiscalité et l'ISF et préfère "parler aux Français".

"Nous laissons aux socialistes le monopole du sectarisme et de la polémique", a déclaré M. Bertrand. "Ce qui intéresse les Français, ce n'est pas de savoir combien d'impôt paie Mme Royal, c'est surtout de savoir quels sont les nouveaux impôts qu'ils paieraient avec les socialistes", a estimé le porte-parole.

Xavier Bertrand a assuré que l'entourage de Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la propagation sur Internet des rumeurs laissant entendre que la candidate socialiste aurait essayé d'échapper à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Le candidat UMP s'est contenté de faire savoir par Rachida Dati, son autre porte-parole, qu'il payait lui aussi l'ISF.

Les poids-lourds de la droite, désormais tous ralliés à l'exception de Dominique de Villepin et Jean-Louis Debré, trouvent petit à petit leur place dans la campagne Sarkozy. François Fillon, seul ténor de droite à disposer d'un bureau au QG de campagne, coordonnera un conseil politique de 40 à 50 membres destiné à les associer, selon des sources concordantes.

Nicolas Sarkozy a reçu mardi Alain Juppé et s'entretiendra "très rapidement" avec Dominique de Villepin, selon M. Bertrand. Il fera des déplacements avec Michèle Alliot-Marie, chargée d'"attaquer" Ségolène Royal, et M. Juppé. "Ils n'en sont pas à attendre que leurs portables sonnent comme Strauss-Kahn et Fabius", glisse un sarkozyste.

Il n'y aura cependant pas d'organigramme de campagne. Le candidat entend en effet rester "libre" d'aller vers les Français.

Reste que la route est encore longue pour M. Sarkozy jusqu'au 6 mai. Le président de l'UMP ne cesse de le dire: l'élection sera serrée et son premier adversaire reste lui-même. AP

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