17 janvier 2007
Villepin fait un grand pas vers Sarkozy
BRUNO JEUDY.
Publié le 17 janvier 2007
Actualisé le 17 janvier 2007 : 09h19
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Dominique de Villepin a précisé qu'il parlerait de son rôle dans la campagne présidentielle, demain, lors d'un déjeuner avec Nicolas Sarkozy.
Le premier ministre a affirmé hier, lors de ses voeux à la presse : « l'unité est la condition de la victoire ».
PANACHE en berne et buffets délaissés par les journalistes. Triste cérémonie de voeux, hier à Matignon. Crispé, Dominique de Villepin avait la tête des mauvais jours. Au lendemain de l'intronisation de Nicolas Sarkozy, il savait que les journalistes guettaient sa réaction. Le premier ministre, qui s'est contenté d'une visite éclair au congrès de l'UMP, n'a donc pas voulu jouer plus longtemps au mauvais perdant. « Je crois que l'unité est la condition de la victoire », a-t-il déclaré d'emblée, ajoutant : « C'est pour cela que j'ai voulu me rendre dimanche au congrès de l'UMP avec Nicolas Sarkozy. »
Qu'a-t-il pensé du discours de son rival ? « Je l'ai lu, a-t-il confié. Nicolas Sarkozy a présenté une vision sereine qui permet d'éclairer les Français. Sur le fond, beaucoup de choses ont été clarifiées. » Voilà, c'est dit. Et ces mots-là dans la bouche de Dominique de Villepin valent un quasi-ralliement. Certes, le premier ministre s'est empressé de dire aux journalistes « pour la millième fois » qu'il ne prendrait pas position tant que Jacques Chirac ne se sera pas exprimé. Mais on sent bien, à l'écouter, que la messe est dite. En clair : qu'il faudrait désormais un miracle pour qu'il puisse se lancer sous sa propre bannière. Mais, en admirateur de Napoléon, Villepin n'entend pas encore faire allégeance : « Je suis un homme constant et fidèle. »
Pour le premier ministre, les années se suivent et ne se ressemblent pas. L'an passé, à la même époque, porté par l'ambition et de bons sondages, il avait profité de ses voeux pour improviser, en quarante minutes, sans notes et avec flamboyance, un propos très personnel sur sa « vision » de la politique. Un an plus tard, le décor est toujours le même, mais l'ambiance n'a plus rien à voir.
« Changement de ton »
Hier, les journalistes étaient deux fois moins nombreux qu'à l'habitude. Ah ! La cruauté de la presse. Quant au discours, le chef du gouvernement s'est contenté d'expédier la lecture monocorde de six feuillets. Le coeur n'y étant plus. Même s'il s'est à nouveau projeté dans un horizon lointain en rappelant son objectif d'une réduction de la dette publique à 60 % du PIB en 2010 et en proposant de ramener de six à quatre mois la durée minimale de travail ouvrant droit à une allocation-chômage. Il a également souhaité remettre en chantier un « nouveau projet institutionnel » européen. Préférant le référendum à la voie parlementaire, comme le suggère le candidat UMP.
Harcelé de questions sur la présidentielle, il a fait contre mauvaise fortune bon coeur, contraint de modérer ses critiques sur la stratégie électorale de Sarkozy, qu'il ne cessait de fustiger la semaine dernière. Le débat présidentiel est-il au bon niveau ? « Il ne se mesure pas comme les marées », élude Villepin. Quels seront les thèmes de la campagne ?, lui demande-t-on. « On ne connaît pas encore le thème cristalisateur. En 1995 et 2002, je les avais anticipés. Mais là, ce n'est pas mon rôle. C'est à vous de le trouver... », soupire-t-il comme s'il reconnaissait sa mise hors-jeu de la course à l'Élysée. Est-il prêt à faire tribune commune avec Sarkozy ? « Dans une campagne, il y a des rendez-vous, il y a des rythmes, il y a des étapes et chacun fait campagne en fonction de sa position », dit-il. Tout en précisant qu'il parlerait de son rôle dans la campagne, demain, lors d'un déjeuner avec Nicolas Sarkozy.
Ses proches ne se font plus d'illusions. Son ancien directeur de cabinet Pierre Mongin se réjouit que Sarkozy ait « changé de ton ». Quant à son successeur Bruno Le Maire, il se satisfait des nouvelles positions du candidat UMP « sur le communautarisme, la carte scolaire, l'Irak, les institutions ». Le premier ministre, lui, ne s'attarde pas autour des buffets délaissés par les journalistes. Un confrère finlandais tente de savoir ce qu'il va faire de son « futur temps libre ». « J'irai visiter la Finlande », lâche-t-il. Un autre lui fait remarquer qu'il y a un an jour pour jour, il lançait son CPE. Un mauvais souvenir ? Villepin du tac au tac : « Je suis comme Jacques Chirac. Je me moque des anniversaires. »
UMP: les six questions de l'après-congrès
CLAIRE BOMMELAER, PHILIPPE GOULLIAUD ET BRUNO JEUDY.
Publié le 16 janvier 2007
Actualisé le 16 janvier 2007 : 13h33
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La désignation de Nicolas Sarkozy dimanche par l’UMP a créé une nouvelle situation à droite. Etat des lieux.
Quelle marge de manoeuvre pour Villepin ?
Au lendemain du sacre de Nicolas Sarkozy, le premier ministre, qui s’est contenté dimanche d’une participation furtive au congrès UMP, est plus que jamais isolé. Ses ministres ont presque tous rallié son rival et ses amis se comptent sur les doigts d’une main. Cela ne l’empêchera pas de conserver sa liberté. Aujourd’hui, il profitera de ses voeux à la presse pour exposer ses « convictions » et des « pistes concrètes pour la France ». Qu’a-t-il pensé du discours de Sarkozy qu’il a écouté à la télévision ? « Il s’est montré assez détaché », dit-on à Matignon. En privé, les villepinistes s’agacent : « Sarkozy a repris tout ce qu’on dit depuis deux ans. Du bouclier fiscal à l’allocation de 300 euros pour les jeunes, de l’opposition au communautarisme à notre vision sur l’Irak. » Dimanche, à l’heure du congrès de l’UMP, une cinquantaine de jeunes villepinistes se sont réunis dans un café parisien pour affirmer leur volonté de « faire émerger une candidature alternative ».
Quand parlera Jacques Chirac ?
Le président a téléphoné hier à Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État n’avait ni adressé de message ni envoyé de représentant au congrès d’intronisation du candidat à sa succession. Malgré le succès de cette manifestation unitaire, pas question d’accélérer les choses. « Le calendrier du président n’est pas tributaire de celui de Nicolas Sarkozy. Les choses sont claires », soulignait hier l’Élysée. Au cours de ses voeux à la presse, Jacques Chirac avait certes jugé qu’il était « naturel » que l’UMP se mobilise à l’approche des échéances électorales, tout en rappelant que, conformément à sa fonction, il serait, « dans les prochaines semaines, engagé pleinement » dans l’action. Il devrait faire connaître ses intentions fin février. Sans doute pas avant le congrès du Parlement à Versailles. En attendant, Chirac attend de l’UMP de Sarkozy qu’elle soutienne les trois réformes constitutionnelles inscrites à l’ordre du jour.
Comment vont faire les ministres ?
Jacques Chirac a déjà mis les points sur les i. Les ministres doivent continuer le boulot jusqu’au terme du quinquennat. C’est surtout vrai jusqu’à la fin de la session parlementaire, le 22 février. Mais le fait que Sarkozy ait prévu de rester le plus tard possible au gouvernement donne, d’une certaine manière, le ton pour les autres. Tout le monde va avoir un pied dans son ministère, un pied en campagne. À commencer par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui cumule depuis dimanche son portefeuille avec le poste de porte-parole du candidat Sarkozy. Les ministres ne sont, en principe, pas censés utiliser les moyens logistiques etmatériels de l’État pour faire campagne. Depuis fin décembre, aucune grande communication ministérielle ne peut être faite sans l’aval du secrétariat général du gouvernement, afin d’éviter le mélange des genres.
Quelle place pour MAM et Juppé ?
L’ancien premier ministre, longtemps considéré comme le « premier des chiraquiens », a apporté sa caution à Nicolas Sarkozy. Au nom de l’union de l’UMP, dont il a été l’un des fondateurs en 2002. Ce matin, le maire de Bordeaux tient une conférence de presse pour présenter la conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale (2 et 3 février), voulue par Chirac. Il se rendra en Chine et en Inde pour défendre l’idée d’une organisation des Nations unies pour l’environnement. Michèle Alliot-Marie, dernière en date à s’être ralliée au candidat Sarkozy après avoir rêvé d’être elle-même candidate, s’est installé dimanche dans le nouveau rôle que lui a attribué l’UMP. Pendant toute la campagne, elle pointera ses flèches sur Ségolène Royal, sans pouvoir, elle, être accusée de machisme.
Comment peser sur le programme du candidat ?
Libéraux, centristes, gaullistes et radicaux veulent imprimer leur marque sur le projet présidentiel de Sarkozy. C’est tout l’enjeu des semaines qui viennent. Et la tâche ne s’annonce pas facile puisqu’à peine désigné, le candidat a déjà prévenu ses amis qu’il voulait être « libre » pour aller à la rencontre des Français. Sans compter que ses discours les plus récents ont parfois donné lieu à des zigzags idéologiques inattendus. Du coup, plusieurs personnalités annoncent qu’elles vont apporter leur propre contribution. L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin va publier en mars un livre, Une Lettre sur le métier de président. Jean- Louis Borloo n’a toujours pas fait connaître son choix. Président du parti radical, associé à l’UMP, il donnera sa réponse dans la seconde quinzaine de février. Fort de son bilan en matière d’emploi, le ministre de la Cohésion sociale entend incarner la droite sociale.
Qui pour Matignon ?
Traditionnellement, la campagne présidentielle permet de dessiner le portrait- robot du futur premier ministre. François Fillon, qui fait figure de favori pour Matignon, a accompagné hier Nicolas Sarkozy dans son premier déplacement de candidat investi. Il était arrivé avec lui dimanche au congrès et peut se prévaloir de son rôle majeur dans l’élaboration du programme UMP. Michèle Alliot- Marie n’a pourtant pas dit son derniermot. Celle qui s’y était préparée en juin 2005 a négocié une place de choix dans le dispositif de campagne. Borloo espère que sa popularité et son positionnement original l’imposeront comme le complément naturel d’un candidat libéral. Mais des surprises peuvent toujours apparaître. D’autant que Sarkozy a défini le poste comme celui d’un « superdirecteur de cabinet ». Le nom de Claude Guéant, qui a troqué sa casquette de directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur pour celle de directeur de campagne, ne peut pas être écarté
Première étape de Sarkozy dans la "France éternelle"
De notre envoyé spécial au Mont-Saint-Michel CHARLES JAIGU.
Publié le 16 janvier 2007
Le Figaro, Actualisé le 16 janvier 2007 : 08h15
Pour sa première journée de candidat, il s’est rendu au Mont-Saint-Michel et à Saint-Malo.
APRÈS une visite à son siège de campagne, hier matin, Nicolas Sarkozy s’est envolé pour le Mont-Saint-Michel, première carte postale de « la France éternelle ». Le cortège du candidat a glissé sans pin-pon jusqu’au barrage de l’usine de désensablement, à l’embouchure du Couesnon, qui départage symboliquement la Bretagne et la Normandie. Ramener la mer autour du Mont-Saint-Michel ? Évidemment, un symbole que « tout est possible », comme le dit le slogan de campagne du candidat. Pour son premier déplacement de terrain en tant que candidat officiel et pas en tant que ministre, précise son entourage, Sarkozy, en col roulé noir, a voulu s’adresser à une France « qui ne fait pas toujours parler d’elle, qui ne brûle pas les voitures ». « Je me souviens de cet instituteur qui me disait qu’ici la marée montante avançait à la vitesse d’un cheval au galop. Enfant, j’ai toujours rêvé de la voir », a-t-il expliqué devant journalistes et photographes au sommet de l’abbaye.
« Les prières sincères sont les prières discrètes »
Accompagné de François Fillon et de plusieurs ministres Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, ministre de la Santé et nouveau porte-parole de la campagne, la candidat a été accueilli par le secrétaire d’État à la Famille, Philippe Bas, qui espère devenir aux législatives le député « du Mont-Saint-Michel ». Saluant le discours de Sarkozy lors du congrès de l’UMP, ce fidèle du président de la République a rappelé qu’il ne déclarerait son soutien au candidat de l’UMP qu’après que Jacques Chirac aura annoncé ses intentions. « J’ai confiance que les choses se passeront dans les meilleures conditions », a glissé, tout sourire, l’ancien secrétaire général de l’Élysée. Reprenant l’un des thèmes abordés lors de son discours de la veille, Sarkozy s’est attardé sur les «mystères de la foi » : « Je pense qu’ici, au Mont-Saint-Michel, la morale laïque et la morale spirituelle se sont rencontrées. La France est le produit de cette rencontre. » À mi-chemin de son ascension, il s’est entretenu avec les frères de l’ordre monastique de Jérusalem, installés là depuis cinq ans : « On prie beaucoup pour ceux qui exercent le pouvoir au nom de la nation,dans la tradition de saint Paul », lui a dit un frère. « Souvenez-vous de la flèche du clocher, c’est un doigt pointé vers le ciel », a-t-il ajouté. « Hollande va croire que je suis une grenouille de bénitier, ce qui n’est pas le cas. Je crois que les prières sincères sont les prières discrètes », a commenté, un peu après, Nicolas Sarkozy.
Félicité par des proches pour son discours très « personnel », le candidat a confié : « J’avais dit que je voulais faire quelque chose de différent,me renouveler. Mais je ne m’exalte pas quand ça va bien et je ne me désespère pas quand ça va mal. » « Je sais que pour être président, il faut parler à tous les Français, et il faut parler de soi », a-t-il insisté. Il n’a pas l’intention, en revanche, de s’en prendre à Ségolène Royal. Il laisse cela aux francs-tireurs de l’UMP. « Ça n’intéresse pas les gens. Quand les socialistes ou Bayrou me critiquent, ça me va très bien. Ils se trompent de message. » « Je laisse aux autres le monopole du sectarisme », a-t-il lancé. Une allusion à la réplique de Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand, en 1974 : « Vous n’avez pas le monopole du coeur. »
Ne pas critiquer son adversaire ? Sans doute. « Ça vaut bien la muraille de Chine », a-t-il néanmoins glissé à son entourage, en montrant le décor du Mont-Saint- Michel. Une autre allusion au pèlerinage de Royal dans la « Chine éternelle ». Le candidat a ensuite visité le premier fabricant européen de surimi et rencontré une centaine de militants UMP devant la baie de Saint-Malo. Tôt dans lamatinée, il avait eu Jacques Chirac au téléphone, a-t-il précisé. Sans dire si ce dernier l’avait félicité. Angela Merkel, en revanche, l’a appelé pour lui dire « bravo
Nicolas Sarkozy lance sa télé sur Internet
par Hélène Puel, L'Express, 16/01/2007.
A l'occasion de son investiture, le candidat de l'UMP lance une télévision sur la Toile. Au programme : discours, coulisses et questions des Français.
« Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy », même une télévision personnelle pour suivre le candidat de l'UMP au jour le jour. A l'occasion de son investiture hier, dimanche 14 janvier, dans la course à l'Elysée, le ministre de l'Intérieur a lancé sa télévision sur Internet.
Accessible depuis le site sarkozy.fr, le bouquet NSTV (pour Nicolas Sarkozy TV) propose 11 chaînes. Elles y regroupent sous différentes thématiques la vie officielle du candidat : ses discours (de celui du congrès de l'UMP à ses voeux), la présentation de son équipe ou encore ses soutiens politiques : d'Alain Juppé à Dominique Douste-Blazy.
La télévision en ligne montre également les dessous de la campagne avec la chaîne « Coulisses » : elle diffuse des images de la confection des produits dérivés à l'effigie du candidat, à celles de l'évolution du QG de campagne. Quant à la rubrique « Au jour le jour », elle suit le candidat dans ses déplacements.« L'idée est de montrer des images de Nicolas Sarkozy tel qu'il est dans la réalité et non pas comme le présentent la télévision ou les médias en général au travers d'un prisme déformé », commente l'écrivain José Frèches, responsable du site Internet sarkozy.fr.
Il s'agit peut être de montrer le candidat de l'UMP tel qu'il est mais via des images contrôlées par l'équipe de communication du parti politique... En revanche, Nicolas Sarkozy a refusé, il y a quelques temps, d'être suivi durant la campagne par une équipe de télévision.
Internet, nouvel outil de propagande
Le site, dont s'occupe une dizaine de personnes, aura vocation à diffuser largement la parole de Nicolas Sarkozy. Si l'un des candidats fait une déclaration au journal de 20 heures, le ministre de l'Intérieur aura la possibilité de rebondir sur ses propos dans la rubrique droit de réponse.« Internet sera au coeur de la campagne. Des déclarations exclusives et de grandes annonces y seront faites. Nos images seront alors reprises par les différentes chaînes de télévision », poursuit José Frèches.La part d'Internet au coeur de la campagne s'impose. Pas un candidat officiellement déclaré qui n'ait son site ou son blog ! Pour Ségolène Royal c'est desirsdavenir.org, pour la candidate communiste Marie-George Buffet, c'est le blog mgbuffet.org, etc.
« Internet prend de plus en plus de place dans la vie des gens et permet de toucher de nouvelles tranches de la population. Mais dire que la campagne électorale se gagnera sur Internet, c'est aller vite en besogne, pondère José Frèches.Ce qui fera gagner la campagne, c'est le candidat. » Encore heureux
Sarkozy et la défense nationale
Sarkozy est engagé à poursuivre l'effort de défense, assure Alliot-Marie
NOUVEL OBSERVATEUR AP | 16.01.2007 | 18:51
Nicolas Sarkozy s'est engagé à poursuivre l'effort de défense consenti depuis 2002, a assuré mardi la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie lors de ses voeux à la presse.
"Le discours dimanche du candidat de mon parti à l'élecion présidentielle a intégré cette préoccupation. C'est donc un engagement de sa part à poursuivre cet effort de redressement de notre pays", a déclaré Mme Alliot-Marie.
Le président de l'UMP, très discret jusque là sur ces questions, a promis dans son premier discours de candidat officiel du parti d'être "le président d'une France qui se donnera les moyens d'une défense à la hauteur du rôle éminent qu'elle veut continuer à jouer sur la scène du monde".
Satisfaite de cette promesse, la ministre de la Défense, qui a renoncé à être elle-même candidate pour se rallier à Nicolas Sarkozy, a expliqué que c'était une "condition absolue" de son engagement en sa faveur. L'UMP doit tenir en février une convention sur la défense, a précisé "MAM".
Sur son rôle pendant la campagne présidentielle, la ministre de la Défense a expliqué qu'elle souhaitait "convaincre les Français, les futurs responsables de ne pas relâcher l'effort".
"Les risques sont là, les besoins sont là. L'image de la France implique de poursuivre (...) la construction de l'armée de demain", a-t-elle dit, ajoutant qu'il n'y avait "pas d'alternative" aux programmes lancés par la loi de programmation militaire 2003-2008: frégates européennes multimission (FREMM), avion de transport A400M, sous-marin Barracuda, missile de croisière naval.
Michèle Alliot-Marie a aussi réaffirmé son attachement au deuxième porte-avions, alors que la Grande-Bretagne, partenaire de la France dans ce projet, semble hésiter. Elle a précisé qu'elle rencontrerait prochainement son homologue britannique pour en discuter.
La ministre de la Défense a par ailleurs confié qu'elle se chargerait durant la campagne d'attaquer la candidate socialiste Ségolène Royal sur "des questions de fond". "Un homme est toujours en très mauvaise position pour attaquer les femmes", a remarqué "MAM", qui a commencé dimanche son travail de démolition en comparant la candidate socialiste à "Blanche Neige et les sept percepteurs".
Nicolas Sarkozy s'est engagé à poursuivre l'effort de défense consenti depuis 2002, a assuré mardi la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie lors de ses voeux à la presse.
"Le discours dimanche du candidat de mon parti à l'élecion présidentielle a intégré cette préoccupation. C'est donc un engagement de sa part à poursuivre cet effort de redressement de notre pays", a déclaré Mme Alliot-Marie.
Le président de l'UMP, très discret jusque là sur ces questions, a promis dans son premier discours de candidat officiel du parti d'être "le président d'une France qui se donnera les moyens d'une défense à la hauteur du rôle éminent qu'elle veut continuer à jouer sur la scène du monde".
Satisfaite de cette promesse, la ministre de la Défense, qui a renoncé à être elle-même candidate pour se rallier à Nicolas Sarkozy, a expliqué que c'était une "condition absolue" de son engagement en sa faveur. L'UMP doit tenir en février une convention sur la défense, a précisé "MAM".
Sur son rôle pendant la campagne présidentielle, la ministre de la Défense a expliqué qu'elle souhaitait "convaincre les Français, les futurs responsables de ne pas relâcher l'effort".
"Les risques sont là, les besoins sont là. L'image de la France implique de poursuivre (...) la construction de l'armée de demain", a-t-elle dit, ajoutant qu'il n'y avait "pas d'alternative" aux programmes lancés par la loi de programmation militaire 2003-2008: frégates européennes multimission (FREMM), avion de transport A400M, sous-marin Barracuda, missile de croisière naval.
Michèle Alliot-Marie a aussi réaffirmé son attachement au deuxième porte-avions, alors que la Grande-Bretagne, partenaire de la France dans ce projet, semble hésiter. Elle a précisé qu'elle rencontrerait prochainement son homologue britannique pour en discuter.
La ministre de la Défense a par ailleurs confié qu'elle se chargerait durant la campagne d'attaquer la candidate socialiste Ségolène Royal sur "des questions de fond". "Un homme est toujours en très mauvaise position pour attaquer les femmes", a remarqué "MAM", qui a commencé dimanche son travail de démolition en comparant la candidate socialiste à "Blanche Neige et les sept percepteurs".









