Le Bouscat avec Nicolas Sarkozy !

Comité de soutien local de l'Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy

12 janvier 2007

Nicolas Sarkozy se veut "unitaire pour tous"

JUDITH WAINTRAUB.

Actualisé le 12 janvier 2007 : 08h10

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<I>« Je suis fier que les Français se sentent davantage en sécurité, que la peur dans notre pays ait reculé »</I>, a déclaré le ministre de l'Intérieur, lors de la présentation de son bilan Place Beauvau. <BR/>

 

« Je suis fier que les Français se sentent davantage en sécurité, que la peur dans notre pays ait reculé », a déclaré le ministre de l'Intérieur, lors de la présentation de son bilan Place Beauvau.

Le ministre de l'Intérieur a affiché son entente avec Jacques Chirac, notamment sur son choix de rester Place Beauvau.

MINISTRE, fier de l'être et décidé à le rester : au cas où une ambiguïté aurait subsisté sur ses intentions, Nicolas Sarkozy l'a levée hier en présentant son bilan à l'Intérieur. Un bilan quinquennal, fin de législature oblige, conçu comme une riposte à l'offensive de la gauche sur l'« échec » du candidat de l'UMP dans son domaine de compétence. Il s'est défendu à coups de chiffres, en se vantant d'avoir imposé Place Beauvau « un effort de transparence d'un niveau jamais atteint dans notre République ». La délinquance, selon lui, a globalement régressé de 9,4 % depuis 2002. « Je le dis sans ambages : je suis fier de ces résultats, a-t-il martelé (lire ci-dessous). Il a aussi réservé quelques formules assassines à ses détracteurs du PS, au premier rang desquels l'ex-ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant, qui a déploré les violences subies par les forces de l'ordre : « C'est un lourd tribut, mais je l'assume. Évidemment, quand on dit à la police et à la gendarmerie de reculer, on a moins de blessés ! »

Son exposé à peine terminé, Nicolas Sarkozy a été interrogé sur la consigne donnée au gouvernement de se consacrer à sa mission « jusqu'à son terme ». Jacques Chirac l'avait encore rappelée dans la matinée au cours de ses voeux à la presse, tout en répétant que la participation des ministres au débat électoral était « parfaitement légitime ». Traduction quelques heures plus tard du principal destinataire du message : « Le président de la République m'a demandé de faire les deux, j'obéirai ! »

« S'il l'a fait, je dois être capable de le faire»

La formule visait évidemment à parodier le fameux « je décide, il exécute » asséné par le président à son ministre le 14 juillet 2004. Mais Nicolas Sarkozy a essayé de ne pas en rajouter dans l'irrévérence. Il a juste précisé qu'il s'inspirait du « grand exemple » de cumul donné par Jacques Chirac en 1988 (de Matignon) et 2002 (de l'Élysée), en lançant : « S'il l'a fait, je dois être capable de le faire ! » L'intéressé appréciera.

À entendre le patron de l'UMP, pourtant, tout va pour le mieux avec le chef de l'État, qui l'a « prévenu » du discours « plutôt sympathique » qu'il a tenu devant la presse. Ils ont eu des « discussions » sur le départ du numéro deux du gouvernement, et ils partagent « point par point la même opinion » sur le sujet. C'est donc en se prévalant de la caution présidentielle que Nicolas Sarkozy a pu hier encore se contenter d'un vague : « Je ne serai plus ministre de l'Intérieur au moment de la présidentielle. » Jacques Chirac ne se serait pas offusqué, non plus, que le favori de la droite choisisse le jour des voeux à la presse de l'Élysée pour organiser sa conférence bilan Place Beauvau. « On en a parlé le président et moi, on est raccord, il n'y a pas l'ombre d'une difficulté », a affirmé le ministre de l'Intérieur.

Le congrès de dimanche, qui doit introniser dimanche le candidat de l'UMP, occupe toutes ses pensées. Convaincu que Jacques Chirac a « d'une certaine façon légitimé » le processus en cours, Nicolas Sarkozy n'a pas jugé utile de s'offusquer de l'abstention annoncée de Jean-Louis Debré et de Dominique de Villepin : « Prétendre que je suis peiné serait exagéré, et expliquer que je suis surpris reviendrait à dire que je n'ai pas pris l'habitude. Pour le reste, je serai unitaire pour tous, parce que c'est mon rôle. » En public, le ministre de l'Intérieur a affirmé « respecter l'hésitation » du premier ministre à venir au congrès, après la séance que lui ont infligée les députés UMP mardi dernier. En aparté, le candidat s'est demandé si la présence de Dominique de Villlepin ne risquait pas de gâcher la fête. « Jacques Chirac et moi, on essaie d'apaiser les choses », a-t-il confié, pour mieux marquer l'isolement du chef du gouvernement.

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Nicolas Sarkozy ferait un "bon président" pour 48% des Français

L'Express, vendredi 12 janvier 2007, mis à jour à 09:57

Nicolas Sarkozy, qui devrait recevoir dimanche l'investiture de l'UMP pour l'élection présidentielle, ferait "un bon président" pour 48% des Français.

Ils sont 45% d'un avis contraire, selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé diffusé vendredi.

Selon cette enquête d'opinion, qui offre huit qualificatifs pouvant s'appliquer au ministre de l'Intérieur, 80% des personnes interrogées le jugent "courageux", 59% "sympathique", 57% "capable de réformer le pays".

Les sondés sont 54% à considérer qu'il est "proche des gens", 50% qu'il "apporte des solutions aux problèmes des Français", et 42% pensent qu'il est "suffisamment à l'écoute de tous les Français" (54% d'un avis contraire).

Le sondage a été réalisé par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 932 personnes âgées de 18 ans et plus.

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Un congrès-plébiscite pour achever la mue de Nicolas Sarkozy

L'Express, vendredi 12 janvier 2007, mis à jour à 12:10

Nicolas Sarkozy achèvera dimanche sa métamorphose de chef de parti en présidentiable, lors d'un congrès-plébiscite sans autre véritable enjeu que de lancer sa campagne pour l'élection présidentielle.

Plus de 50.000 personnes, selon les dirigeants de l'UMP, sont attendues au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, là où le président Jacques Chirac avait présenté son programme présidentiel le 17 février 1995.

"Ça sera plutôt festif et populaire", assure un proche du ministre de l'Intérieur et président de l'UMP.

Il y aura donc des buvettes et des flonflon, mais pas de déjeuner assis pour les participants. L'affiche de campagne et le slogan (qui pourrait tourner autour de l'idée que "tout devient possible" avec Nicolas Sarkozy) seront dévoilés, ainsi que le résultat du vote des adhérents sur le candidat.

Le président de l'UMP étant le seul prétendant en lice pour l'investiture de son parti, le suspense se limite au taux de participation et au décompte des votes blancs.

L'une des clefs du succès de ce congrès, à 97 jours de la présidentielle, réside plutôt dans la façon dont Nicolas Sarkozy saura gérer les tensions entre ses partisans et les fidèles de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

Le Premier ministre a prévu de faire une apparition à l'heure du déjeuner, malgré la bronca que lui ont réservé mardi les députés sarkozystes lors d'une réunion à l'Assemblée.

Il avait déclaré dimanche dernier, sur Canal+, qu'il ne participerait pas au vote des adhérents, et comparé les ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'alignement de petits pois ou de sardines dans une boîte.

Qu'il se fasse encore siffler dimanche et l'impact médiatique pourrait être dévastateur pour Nicolas Sarkozy, qui se pose en rassembleur de sa famille politique et des Français.

"Le rassemblement de dimanche doit être celui du respect, sans sifflets, et de l'unité", souligne l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans une interview accordée au Monde. "J'y prendrai la parole dans ce sens (...) Le gouvernement, et notamment son chef, doit être respecté par sa majorité mais il ne doit pas être suspect quant à sa volonté d'unité."

"DISCOURS AUX FRANÇAIS"

Jacques Chirac, qui n'enverra pas de message au congrès, a jugé normal, jeudi, que l'UMP se mette "en ordre de marche", ce que Nicolas Sarkozy a trouvé "sympathique", après avoir dit la veille qu'il aurait aussi "besoin" de Dominique de Villepin.

Dans Les Echos, le Premier ministre se dit pour sa part convaincu que Nicolas Sarkozy "partage pleinement (la) volonté" de faire en sorte que le congrès se tienne "dans le respect de chacun" pour créer la "dynamique" de la victoire.

Jacques Chirac et Dominique de Villepin, qui multiplient les propositions de réformes et entretiennent l'ambiguïté sur leurs intentions, paraissent se tenir en embuscade.

Un de leurs proches affirmait récemment qu'il faudrait "compter" sur eux "pour essayer de mettre un peu de hauteur" dans la campagne présidentielle.

Selon un sondage Opinion Way/LCI/Le Figaro, une majorité de Français jugent leurs interventions moins destinées à faire gagner la droite qu'à défendre leurs propres positions, voire à faire battre Nicolas Sarkozy.

"Je serai unitaire pour tous", a pour sa part promis le candidat, qui prononcera dimanche un "discours aux Français" d'environ une heure et quart.

"C'est un gros travail. C'est comme un petit livre, je n'improvise pas", a-t-il confié mardi à des journalistes à Bobigny, où il accompagnait Jacques Chirac et Dominique de Villepin. "Il faut trouver une tonalité, un style, un ton, une musique. C'est important d'être dans le tempo de la situation."

"Ce sera l'accomplissement d'une métamorphose", souligne un de ses proches. "Là, il sera pleinement le candidat, au-dessus des contingences partisanes, qui aspire non plus à représenter une majorité mais à incarner le pays."

Nicolas Sarkozy fera son premier déplacement de candidat dès lundi. Il ira notamment au Mont Saint-Michel, où le candidat Chirac était allé en mars 2002.

Selon son entourage, le ministre-candidat, qui devrait rester au gouvernement "au moins jusqu'à la fin de la session parlementaire" fin février, effectuera désormais trois déplacements par semaine, dont un en région parisienne.

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Le sacre de Nicolas Sarkozy
dépassera les 3,5 millions d'euros

NOUVELOBS.COM | 12.01.2007 | 12:05

Le budget représente le quart du coût total de la campagne du parti, qui a affrété 7 trains et 520 cars. Entre 30.000 et 50.000 militants sont attendus.

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Angers, en décembre

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Angers, en décembre (c) AP

Nicolas Sarkozy fait du congrès de l'UMP du dimanche 14 janvier une démonstration de force. Entre 30.000 et 50.000 militants sont attendus à Paris pour l'investiture du ministre de l'Intérieur comme candidat à l'élection présidentielle.
Le président de l'UMP ne fait pas dans la demi-mesure: Roger Karoutchi, secrétaire national chargé des fédérations, explique que le congrès coûtera la somme de "3,5 millions d'euros si on parvient à maintenir les coûts". Mais selon des informations parues dans la presse, la somme déboursée par l'UMP pourrait approcher les 5 millions d'euros. Ce budget représente pour le parti le quart de ce que devrait être son budget total pour la campagne, selon les observateurs.
Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois. Déjà, le 28 novembre 2004, le congrès de l'UMP qui avait porté Nicolas Sarkozy à la tête du parti avait coûté "entre 4,2 et 4,5 millions d'euros", selon le trésorier de l'UMP Eric Woerth.

"Nouvelle Star"

Cette fois, l'UMP a décidé de s'installer Porte de Versailles. La location du vaste hall 1 du parc des expositions y coûte à elle seule presque un million d'euros.
"Sept trains spéciaux, venant de province, ont été affrétés, ainsi que 520 cars, dont les 4/5èmes viennent également de province", a indiqué Roger Karoutchi. Le sénateur rapporte que l'UMP déboursera entre 70.000 et 150.000 euros par TGV. Soit au moins 600.000 euros, rien que pour le transport par trains.
Pour la mise en scène, l'UMP s'offre la location de multiples écran géants et autres caméras - notamment une louma qui permet des vues panoramiques. Les amis de Nicolas Sarkozy ont fait appel à Didier Froehly, réalisateur, entre autres émissions, de "Nouvelle Star", sur M6, et aussi d'"On ne peut pas plaire à tout le monde", anciennement sur France 3.

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