06 janvier 2007
Propos pour la rupture de Philippe Marini
L'élection présidentielle de 2007 marquera la fin d'une période. C'est pourquoi le débat politique qui va s'engager doit être une vraie confrontation, sans concession, projet contre projet. Refusant le consensus mou, Philippe Marini appelle à une rupture libérale, c'est-à-dire un retour en force de la volonté politique, en opposition aux "déclinologues" ou aux rêveurs! Au fil de l'ouvrage, sur tous les thèmes qui feront la campagne de 2007, apparaît surtout un plaidoyer pour de profondes et courageuses réformes, au nom d'une méthode : la rupture. "Après tout, le courage en politique, c'est peut-être cela, la vraie rupture. Nicolas Sarkozy
Biographie de l'auteur
Philippe Marini, sénateur de l'Oise, maire de Compiègne, est rapporteur général de la Commission des Finances. Il s'entretient dans cet ouvrage avec le journaliste Sylvain Attal. La préface est rédigée par Nicolas Sarkozy.
Témoignage de Nicolas Sarkozy
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manoeuvre, m'a toujours passionné.
La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l¹anonymat.
Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus
prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants. Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français.
J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire.![]()
Voir à ce propos : http://www.lelivredenicolassarkozy.com/
La République, les religions, l'esperance de Nicolas Sarkozy
Avec ce livre, Nicolas Sarkozy affronte l'un des tabous de la société française : la place des religions dans la République. Il aborde sans complexes le défi de l'islam comme religion en France, la construction des mosquées, le foulard à l'école et dans l'administration, le radicalisme de certains imams, l'élan religieux des jeunes générations, la formation des prêtres, les relations avec le Vatican, l'anticléricalisme, le contrôle des sectes, l'enseignement du fait religieux, les violences racistes qui prennent pour prétexte des appartenances religieuses... Sur toutes ces questions, Nicolas Sarkozy s'engage. Il souhaite inventer une laïcité ouverte et apaisée, où chacun, quels que soient sa foi ou ses doutes, puisse vivre son espérance et participer à la construction de la société démocratique. Dans la liberté de la conversation, le lecteur découvre un homme qui parle de la République, de la foi, de ses rencontres avec des figures spirituelles qui l'ont marqué, des convictions qu'il veut transmettre à ses enfants. L'autorité de l'auteur et l'urgence des thèmes abordés font de cet ouvrage une contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l'avenir de la laïcité française.
Libre de Nicolas Sarkozy
Libre est le récit d'une traversée du désert entamée au lendemain de la cinglante défaite du RPR aux élections européennes de 1999. Le récit de deux années dans la vie d'un homme auquel l'isolement politique semble avoir rendu toute sa sérénité. Entre le dessous des cartes de la vie publique et une série de réflexions d'ensemble sur l'engagement politique à l'aube du XXIe siècle, Nicolas Sarkozy revient sur ses mois de présidence à la tête du RPR, sur la démission de Philippe Seguin et sur l'ambivalence des rapports qu'il a pu entretenir avec ce dernier. Où l'on découvre, entre autres, que le personnel politique français se voit peu à peu contraint d'agir en "VRP de luxe" vis-à-vis de l'électorat. Derrière un récit bien construit et narré à la première personne se profile aussi – et surtout – un état des lieux critique de la Droite française. Ici, homme de combat et d'idées, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à dire ses déceptions, erreurs et découragements chroniques. Et si la fougue du "jeune loup" du RPR s'est quelque peu estompée avec les années, le propos, lui, y a gagné en profondeur. Libre, peut-être, car enfin pragmatique. Mais toujours aussi résolu.
Présentation de l'éditeur
Ni bilan, ni état des lieux, ce livre est le reflet du cheminement personnel et politique de Nicolas Sarkozy. Avec une liberté de ton inédite, il évoque son engagement, ses erreurs, ses réflexions, ses rencontres, ses aspirations. Il raconte aussi ce qu'est la vie politique en France aujourd'hui, et parle sans fard des relations qu'il entretient avec ses grands acteurs, notamment Jacques Chirac. Et surtout, il propose, pour la première fois depuis longtemps, un programme politique qui ose s'appeler de droite. Une droite devenue enfin moderne parce qu'elle aura su abandonner ses frilosités pour devenir imaginative, généreuse, et ouverte. Préface inédite de l'auteur.
Georges Mandel de Nicolas Sarkozy
Georges Mandel (1885-1944), le plus proche collaborateur de Clemenceau, plusieurs fois ministre, fut un des grands symboles de la République. Sa fin tragique - il fut fusillé en forêt de Fontainebleau par la milice... - donna encore plus de relief à une existence qui n'en manquait guère. Cet homme était habile et courageux ; il fut insulté comme personne et se battit avec obstination pour que la vie parlementaire et le service public soient aussi exemplaires qu'il était possible dans le contexte tumultueux de la Troisième République. A travers cette biographie, Nicolas Sarkozy a voulu rendre hommage à un homme politique largement méconnu et dont le destin fut toujours, pour lui, un exemple et une source d'inspiration.
"D'un homme politique qui se fait le biographe d'un personnage historique on n'attend pas des informations inédites, résultant d'un long travail de recherche, mais plutôt un point de vue personnel, qui apporte un éclairage significatif à la fois sur l'auteur et sur son sujet. A cet égard, l'étude consacrée à Georges Mandel par Nicolas Sarkozy ne déçoit pas. Le porte-parole du gouvernement Balladur a choisi, en effet, de mettre l'accent, dans la carrière de celui qui fut un éphémère ministre de la III République finissante, avant d'être assassiné par la Milice en 1944, sur ce qu'on pourrait appeler les techniques du pouvoir _ sa conquête, son exercice, sa conservation. Certes, Nicolas Sarkozy ne néglige pas ce qui fut, pour Georges Mandel, selon le titre d'un des chapitres, " le combat de sa vie ", c'est-à-dire la lutte contre l'Allemagne, qui fut la cause directe de son sort tragique. Ce sont même les pages les plus émouvantes du livre. Comme d'autres avant lui, notamment Jean-Noël Jeanneney dans son essai Georges Mandel : l'homme qu'on attendait (Seuil, 1991), l'auteur souligne les occasions manquées par un homme qui aurait pu être un autre de Gaulle et qui, peut-être en raison de ses origines juives, n'a pas cru en son destin. Mais l'apport le plus intéressant de Nicolas Sarkozy réside sans doute dans son analyse des méthodes et des tactiques par lesquelles Georges Mandel a tenté pendant l'entre-deux-guerres, avec plus ou moins de succès, d'asseoir son influence, et qui nous plongent au coeur du système de la III République. En bon connaisseur de la vie parlementaire, Nicolas Sarkozy dissèque minutieusement les combinaisons subtiles, les fausses manoeuvres ou les coups heureux de son héros. Il ne dissimule rien des mensonges, souvent grossiers, auxquels Georges Mandel n'hésite pas à recourir, ni des accès d'autoritarisme qui lui valent, à Paris comme en Gironde, sa terre d'élection, beaucoup d'ennemis. Il évoque sans détours son " instinct policier " qui se manifeste par un goût immodéré des fiches, du renseignement, des indiscrétions. Bref, il dessine le portrait d'un " malin ", selon le terme employé par la Liberté du Sud-Ouest en 1925, puis par Laval en 1938, pour qualifier Georges Mandel. Ce portrait, qui s'appuie sur un scrupuleux dépouillement des témoignages existants (1), est donc loin d'être flatteur. Sa face positive est ce que Nicolas Sarkozy appelle la passion de la politique, conçue moins comme une bataille autour d'un projet de société que comme un affrontement de volontés dans la complexité de l'Histoire. Cette approche, qui pourrait paraître réductrice, s'applique bien à Mandel, qui était plus un homme d'action que d'idées. Jean-Noël Jeanneney, opposant " ceux qui entretiennent une vision messianique du monde ", tels que Jaurès ou Blum, à ceux qui, " armés de convictions morales fortes ", se tiennent prêts à " saisir la chance que leur offrira la Fortune ", a classé à juste titre Mandel, comme son maître Clémenceau, dans la seconde catégorie. Nicolas Sarkozy, de toute évidence, s'y range aussi. S'il relève les erreurs commises par Mandel, dont la " grande faiblesse " fut de réduire trop souvent sa vie " à sa seule dimension politique ", c'est assurément pour ne pas les commettre à son tour "
Thomas Ferenczi article publié dans Le Monde, le 16/02/1994.
Nicolas Sarkozy et l'Irak (LCI, le 2/01/2006)
Sarkozy: l'exécution de Saddam est une "faute" Publié sur http://tf1.lci.fr/ |
||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||
|
Alors que Jacques Chirac entend inscrire l'abolition de la peine de mort dans la Constitution, les candidats Royal et Sarkozy ont réagi à l'exécution samedi de l'ancien président irakien. "J'aurais aimé saluer dans le procès de Saddam Hussein une étape marquante de la démocratisation de l'Irak. La condamnation à la peine capitale et l'exécution du condamné m'en empêchent. Je suis opposé à la peine de mort. C'est pour moi une question de principe." Nicolas Sarkozy estime, dans une tribune au Monde (de mercredi), que l'exécution samedi de l'ex-Raïs est "une faute" au nom de son opposition à la peine de mort. Il regrette aussi que "le dictateur qui avait plus de sang sur les mains que quiconque au monde n'ait pas eu à comparaître pour ses autres crimes"."Il est difficile de réconcilier les différentes composantes d'un peuple au sortir d'une dictature. Mais cette tâche me paraît d'autant plus malaisée lorsque la lumière n'est pas faite sur le passé. L'exécution de Saddam Hussein, le pire des hommes, est une faute", explique le ministre de l'Intérieur. Le président de l'UMP et candidat à l'élection présidentielle "souhaite ardemment la stabilisation de l'Irak. Mais, pour moi, la stabilisation en profondeur de cette région passe par la promotion des valeurs démocratiques. (...) Et je considère comme une étape indispensable du processus de démocratisation de l'Irak l'abolition de la peine de mort". | ||||||||||||||||||||||
Nicolas Sarkozy en Corse (Figaro 6/01/06)
Nicolas Sarkozy défend son bilan corse
De notre envoyé spécial à Ajaccio CHARLES JAIGU.
Publié dans le FIGARO le 06 janvier 2007
Nicolas Sarkozy, avec Camille de Roca-Serra (à gauche), président UMP de l'Assemblée de Corse, et Simon Renucci, maire apparenté PS d'Ajaccio.
Le ministre a invité les jeunes insulaires à se détourner des « poseurs de bombes encagoulés ».
« L'ENFANT prodigue de la gloire, Napoléon, Napoléon est de retour ! », chantonnaient hier des aficionados de Nicolas Sarkozy près du marché d'Ajaccio. Pour sa vingtième visite en Corse depuis 2002, l'hôte de la Place Beauvau n'a pas manqué de faire l'habituel tour du marché, goûtant le saucisson de sanglier, le fromage de brebis, et partageant avec le député maire apparenté PS d'Ajaccio, Simon Renucci, et son ami le député UMP Camille de Rocca-Serra, la « pastelli », spécialité à base d'oignons. Bronzé après une semaine de ski à Davos, Nicolas Sarkozy retrouvait la Corse, pour son premier déplacement ministériel de l'année, avec un petit air de déjà-vu.
Une fois encore, il lui a fallu réagir à la recrudescence d'attentats contre les bâtiments publics depuis le début de la semaine. « C'est un immense gâchis, ridicule et tragique. A-t-on jamais vu quelqu'un qui aime sa terre et qui la mutile ? », s'est-il indigné, lors d'une réunion avec des élus d'Ajaccio, à propos de la mort d'Ange-Marie Tiberi, tué par la bombe qu'il transportait dans une résidence balnéaire, sur la côte orientale de l'île. Le ministre a lancé un appel à la jeunesse, l'invitant à se détourner « des poseurs de bombes cagoulés ». Tout au long de son déplacement, Nicolas Sarkozy a répété son message, insistant sur les promesses tenues : « j'avais promis qu'un certain nombre de ceux qui portaient beau à Bastia et ailleurs rejoindraient la case prison. Eh bien, où est M. Pierri ? ». « Depuis 2002, la violence dans l'île a baissé de 19 % », a-t-il ajouté. Quatre parlementaires PRG - Émile Zuccarelli, Paul Giacobbi, Nicolas Alfonsi et François Vendasi - ont boycotté la réunion d'Ajaccio, dénonçant « un excessif mélange des genres entre des fonctions gouvernementales et la campagne d'un candidat à la présidentielle ». « Je suis là en tant que ministre de l'Aménagement du territoire, je fais mon travail jusqu'au bout parce que la Corse ne peut pas attendre que les élections passent », a rétorqué Nicolas Sarkozy.
« Les sujets qui fâchent »
Le présidentiable de l'UMP a pris soin de souligner qu'il n'hésitait pas à aborder les « sujets qui fâchent », contrairement à Ségolène Royal qui, à la surprise des élus insulaires, déclarait l'été dernier lors d'une visite en Corse : « je préfère m'occuper de ce qui marche ici », sous-entendant ainsi qu'elle ne voulait pas traiter la question des violences. « Je suis venu montrer que l'on peut se promener ici comme dans tous les territoires de la République », a-t-il dit à plusieurs reprises, notamment dans le village de Santa Lucia, en Corse intérieure.
Nicolas Sarkozy a donc longuement défendu son bilan, et voulu prouver que l'échec du référendum de juillet 2003 ne l'avait en rien éloigné des Corses. Il a ainsi annoncé qu'il avait obtenu la confirmation que le plan exceptionnel d'investissement serait prolongé après 2010, jusqu'en 2017, avec une dotation d'1,02 milliards de francs. Pas un mot sur Chirac au cours de cette journée. Mais dans l'avion qui le menait sur l'île, il a simplement observé que les « voeux programme » formulés jeudi par le chef de l'État « valident plutôt mes positions ».







Opposé à la peine de mort, le candidat regrette que "le pire des hommes" ait été exécuté et n'ait pas été jugé pour ses autres crimes.






